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contenaicnt jusqu'à 8 ou 10 tassés dans leur protoplasma. Il est, sans doute, très probable que ces corps étaient des spermatozoïles phagocytés par les cellules contenues dans l’épanchement. Il est très certain que, lors de la première ponction faites au malade dix jours auparavant,l'on dut,avec le trocart, blesser les voies spermatiques en un point de feur trajet et ainsi donner issue à des sp:rmatozoïides. »
Comme on le voit, MM. Widal et Ravaut ont constaté !la présence de spermatozoïdes dans Île liquide de l'hydrocèle, mais ils les ont vu d’une façon tout à fait accidentelle, ne les recherchant pas. Cependant l'explication qu'ils donnent de leur présence ne nous semble pas devoir être admise. Nous ferons d'abord remarquer que, sur les nombreux câs d'hydrocèles qu'ils ont eu à examiner, ils n'ont trouvé qu'une fois des spermatozoïdes dans leliquide, et encore ces spermatozoïdes n'existent, disent-ils, que parce qu'il y a eu une blessure des voies spermatiques. |
Or, nous avons examiné un très grand nombre d'hydrocèles qui, la plupart du temps, avaient été opérées par l'incision, couche par couche, jusqu’à la vaginale. La tumeur faisant fortement saillie en avant, tenue dans la main de l'opérateur et le testicule étant, par conséquent, rejeté en arrière, iln’a pu être en aucun point touché par le bistouri du chirurgien. De plus, si nous avions eu affaire à des spermatozoides sortis des voies spermatiques au moment de l'opération, fût-ce mème huit ou dix jours après la première ponction, nous aurions constaté
BEN des éléments jeunes et parfaitement conservés, alors que ceux que nous avons eus à examiner étaient très altérés et en train de disparaitre.
En effet, tous les spermatozoïdes que nous avons vus étaient morts depuis fort longtemps, vieux, mal colorés, le noyau granuleux et phagocytés. par des cellules correspondant en tous points à la description donnée par MM. Ravaut et Widal. De plus, nous avons certaines préparations où es spermatozoïdes sont si altérés que leur queue à disparu et qu'il faut un examen soigneux avec l'objectif à immersion pour aflirmer que ces éléments défigurés et granuleux sont des têtes de spermatozoïdes.
Les éléments examinés par MM. Widal et Ravaut sont donc bien des spermatozoïdes, mais leur présence dans le liquide n'est pas due à une blessure. du testicule ou de l'épididyme.
En 1843, Lyord et Liston signalent déjà la présence des spermatozoïdes. Curling cite le fait d’un homme mort à l'hôpital de Londres avec une hydrocèle ; il trouva 75 grammes de liquide opalin où nageaient quelques spermatozoïdes. Trois - petits kystes étaient accolés à l’épididyme et, en ce point, on voyait un quatrième kyste déchiré, probablement, lors d'un traumatisme pendant la vie; c'est de cette cavité que s'étaient échappés les animalcules.
Reverdin a incisé « une vaginale distendue par un liquide louche où fourmillaient les Zoospermes ».
La pathogénie en est la suivante: rupture,dans un épanchement séreux, d'un kyste épididymaire ou de
l'hydatide sessile dont la communication avec Îe canal de l'épididyme persiste souvent.
Cette pathogénie avait déjà été entrevue par Morgagni et reprise par Genzmer et Volkmann.
Pour Tillmans la présence des spermatozoïdes dans le liquide des hydrocèles s'expliquerait par une communication congénitale entre la séreuse et un « vas aberrans de l'épididyme ».
« Lorsque le liquide contient des spermatozoïdes, dit M. Boursier, le fait ne se rencontré qu'enrprésence de kystes spermatiques et jamais ailleurs ».
Pour expliquer leur présence 11 n'y a que deux hypothèses.
Dans la première, comme l'a montré Reverdin, il ‘y a rupture d’un petit kyste dans une hydrocèle préexistante ou dans la séreuse vide ; ce mécanisme n'a rien d'impossible etle professeur Gosselin,dars son savant mémoire, |& regarde comme possible; seulement il ajoute que, dans ces cas,on trouverait l'orifice de communication, et il ne l'a jamais rencontré.
Il est plus probable,au contraire,que l'ona affaire, le plus souvent,à detrès volumineux kystes de l'épididyme,qui peuvent se dévelonper en refoulant la séreuse vaginale et prendre la place qu'occuperait: une hydrocèle simple.
Nous nous permettrons,cependant,de faire remarquer:'que,-dans-cercas/ alors fcemm'esttplussd'une hydrocèle qu'il s’agit, mais d'un kyste spermatique. Nous avons eu aussi l'occasion d'examiner deux kystes Spermatiques, or, la formule cytologique de