‹ Cytologie des inflammations cutanéesChapitre 45 sur 46 · PLANCHE I I · texte numérisé non relu

PLANCHE I I

Figure 1. — Molluscum contagiosum. — Région du coude. — Fixation au liquide de Dominici. — Coloration : éosine orange et bleu de méthvléne.

En bas de la figure le corps réticulaire est légèrement sclérosé. Ses cellules sont des fibroblastes et l’élaboration de collagène est accrue.

Les cellules de la couche germinative de l’épiderme sont hypertrophiées, plus basophiles qu’à l’état normal ; les filaments d’union sont très peu développés. Dans la première et surtout la deuxième assise du corps muqueux de Malpigbi se voient quelques cellules dont le protoplasme dystrophié présente des grains rouges de substance érythrophile. Dans tes assises situées au-dessus la dégénérescence érythophile atteint presque tout le protoplasme transformé en un bloc coloré de rouge. A sa surface se voient encore les restes du protoplasme basophile énergiquement teinté de bleu. Le noyau refoulé et comprimé tend à devenir pycnotique.

Figure 2. — Variole. — Avant-bras. — Même technique.

Le corps réticuiaire dont les mailles sont agrandies par de l’œdème montre la coupe de deux capillaires dont l’endothélium enflammé est hypertrophié et basophile. Le capillaire de droite contient un pol3mucléaire neutrophile dont le noyau pjxnotique est réduit à une boule opaque. 11 a été surpris par la nécrose au cours de la diapédèse. De nombreux polynucléaires pycnotiques et des hématies extravasées se voient dans les mailles du corps réticulaire. Les cellules conjonctives hypertrophiées et basophiles sont en réaction inflammatoire.

Les cellules de l’épiderme sont considérablement h^'pertropliiées et séparées les unes des autres par un œdème interstitiel dans le liquide duquel se trouvent quelques hématies et des poljmucléaires neutrophiles en p^xnose. L’hypertrophie des cellules épidermiques porte sur le protoplasme et le no\'au. Le protoplasme, d’abord uniformément basophile et teinté de bleu, est bientôt atteint de dégénérescence érythrophile. Celle-ci se fait sous forme de grains relativement volumineux, comme dans la cellule qui occupe le centre du dessin, ou, plus souvent, revêt l’aspect d’un simple pointillé rouge et grenu, comme cela est net dans la plupart des cellules représentées. Les filaments d’union ont disparu; à droite et en bas on voit encore queiques fibres spirales.

Les noyaux sont hypertrophiés, leur chromatine est légèrement renforcée. Quelques-uns tendent à se lober et l’un d’eux, vers le milieu du bord droit, est découpé en fer à cheval. Les nucléoles sont nettement augmentés de volume.

Figure 3. — Bord d’une ulcération sj'philitique tertiaire serpigineuse en voie de réparation. — .ïambe. — Même technique. — Dans le corps réticulaire on note quelques cellules conjonctives indiflérenciées, une extravasation importante de globules rouges et à droite, entre les hématies quelques filaments de fibrine et les noyaux pj'cnotiques de cellules nécrosées.

L’épiderme est en réaction inflammatoire simple. Les cellules sont h3’pertrophiées, leur protoplasme est d’autant plus basophile que l’on se rapproche de la couche germinative, où il est uniquement teinté de bieu ; d’autant plus acidopbile que l’on s’cn éloigne. Les filaments d’union sont nets mais peu développés. Les noyaux hypertrophiés ont leur chromatine très notablement renforcée. Les kar3'okinèses sont nombreuses; la plupart se font dans la couche basale, une se voit en plein corps muqueux de Malpighi. Toutes les couches de l’épiderme sont diminuées d’épaisseur car i’épidermisation de ia surface ulcérée est encore récente. Le stratum granulosum manque. La couche cornée parakératosique est à peine indiquée. On y voit, tout a fait en surface, le noyau pycnotique d’un polynucléaire mort.

Bessin.ad-nat-del et hth Ch.Maimoury.

Jacques Éditeur.

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