MUST\PH\. — EL BI\R. BIR-KADEM. — CIMETIERE MUSULMAN
HUESSEIN-DEY. — DOUERA. STAOUELI. - — SIDI-FERUCH. PRISE
d'aLGER. — POINTE PESCADE. BOU-ZAREAH.
lîicn d'intéressant et d'agréable, rien, en même temps, de facile comme une promenade autour d'Alger !.. Chemin de fer, tramways^ barques, chevaux, conicoli, voitures, tous les moyens de transport sont à la disposition de qui veut entreprendre ce petit voyage de deux jours.
Frétons, — • c'est encore ce qu'il y a de plus pratique, — l'équipage de cet Espagnol qui, bavard et pétulant, ne ménagera ni sa langue ni ses bêtes, qui s'arrêtera où nous voudrons, qui passera par où il nous plaira de passer, et partons!
Six heures du matin. Marchons a\'ec la route du sud, comme disent les Arabes. Avec ses entrepôts, sa gare et ses casernes, avec ses bains de mer, prétexte, en été, aux réunions les plus amusantes, voici le faubourg de l'Agha, ancienne résidence d'un fonctionnaire dont il a gardé le nom, l'ag/ia, le commandant, des cavaliers de la plaine.
Voilà, avec son vaste champ de manieuvre, le village de Mustapha. Placé sous le vocable de l'un des premiers chefs indigènes ralliés, c'est un bourg sinon français, au moins entièrement européen... C'est, comme aux abords de toutes les grandes vil-
les, un mélange de maisons confortables el de taudis en planches où on vend des liqueurs et où on se dispute ; une mosaïque de jardins poudreux et d'ateliers enfumés, de cours jonchées de débris et d'enclos où sommeillent des ânes, où, dans dos décombres, gesticulent de vieilles charrettes... Bruyante, encombrée de chariots qui arrivent de la Metidja, de mulets qui vont à la campagne, de zouaves en goguette, de cavaliers qui regagnent leur
O^tS' £. Je Paris.