A PORTO-PRAYA
DEUX COMMERES NOIRES.
péennes ont été introduites. Comme notre visite, très sommaire forcément, s'est bornée à parcourir la ville, 'nous n'avons pu jeter qu'un coup d'oeil rapide sur les productions des jardins et des environs de la ville : on y voit des palmiers, des eucalyptus, des acacias, du maïs, des bananiers. Le paysage, dans son ensemble, est d'un aspect verdoyant ; les arbres montent jusqu'aux sommets des montagnes; on y cultive, nous dit-on, avec succès le café
et la canne à sucre, comme du reste à l'île Saô-Antonio, la plus grande de l'archipel après Saô-Thiago.
Les maisons de Porto-Praja sont basses, peu confortables. Les gens y vivent dans le même milieu, dans la même promiscuité que leurs bêtes : ânes, cochons noirs, poules et canards. Les rues, toutefois, sont larges, bien aérées. Porto-Praja était marquée autrefois, au point de vue de la salubrité, d'une détestable réputation à cause des marais au bord desquels elle s'élève — tout d'ail-