AUX AÇORES. VERS LES " SETE CIDADES ». GROUPE DE LAVANDIÈRES
échu un antique carrosse traîné par trois vénérables mules. Pedro — un loustic assez amusant quand nous parvenons à le comprendre — est notre cocher. La longue file des voitures s'ébranle. En route !
Nous roulons longtemps dans des rues étroites, entre de vieilles murailles couronnées d'une haute végétation touffue, aux crêtes envahies par des branches de rosiers, de géraniums — un fouillis merveilleux de fleurs et de
feuillages. Notre cavalcade fait sensation. Partout, dans l'encadrement des portes et des fenêtres, se montrent des minois curieux : des têtes brunes, des têtes blondes ; sous les pieds des chevaux et des mules, les poules, qui picorent en liberté dans les rues, se sauvent effarées.
Nous voilà en pleine campagne, la route monte, monte toujours. De temps en temps un cratère se montre à notre