‹ D'Aranda, ou Les grandes passions, comédie-vaudeville en deux actesChapitre 20 sur 58 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

HENRIETTE, HORTENSE

Henriette, quittant son chapeau.

Je n'ai pourtant pas été longtemps ! Gabriel me fait dire qu'il ne sait pas à quelle heure il rentrera. Une affaire importante... une seconde affaire en cour royale... c'est bien ennuyeux. Il va être enroué et fatigué... j'ai fait un bon feu dans son cabinet... préparé du linge bien blanc, un bouillon bien chaud... et j'allaisvenir te retrouver lorsqu'est arrivé... chez moi... un inconnu... un beau cavalier.

HORTENSE

M. d'Aranda?

Tu ne penses qu'à lui !

HORTENSE

Non... mais je le vois partout.

HENRIETTE

Bien mieux que cela. Un jeune militaire, une jolie moustache, une belle rosette à sa boutonnière... un air si aimable et si distingué... enfin, il est charmant !

HORTENSE

Et qui donc?

HENRIETTE

M. de Volberg, ton mari.

HORTENSE

Mon mari, grand Dieu !

HENRIETTE

Je ne connais que Gabriel qui soit mieux que lui.

hortense, avec effroi.

Mon mari !... il est à Paris.

HENRIETTE

Lui-même, en personne, et comme il connaît à peine sa femme... il avait écrit d'avance à Gabriel, son ami d'enfance et son conseil, de te prévenir, de te préparer à son arrivée... de peur du saisissement.

HORTENSE, tOllt èmU€ .

Il avait bien raison!

HENRIETTE

Mais Gabriel, qui a aujourd'hui deux causes à plaider, est depuis ce matin au Palais... et ce pauvre jeune homme... M. de Volberg venait savoir...

HORTENSE

Quoi donc?

HENRIETTE

Si lu consentais à le recevoir...

HORTBUSE.

A ni : J'en guette un petit de mon âge.

Qui ? moi, paraître en sa présence ?

Oli ! non ! jamais !

HENRIETTE

Moi ! j'ai dit : Oui.

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