ACTE I, SCÈNE VIII
HORTBNSB.
Ab ! qu'as-tu fail? quelle ^imprudence !
HENRIBTTB,
Écoule donc !... c'est ton mari !
Quand un mari demande grâce,
On demande permission...
On doit l'accorder. .. ou sinon
On s'expose à ce qu'il s'en passe !
Et puis, celui-ci m'a touchée... il avait peur... il tremblait... lui, un militaire! il n'osait se présenter seul... et alors... moi, je lui ai dit...
HORTENSE
Achève ?
HENRIETTE
Que je serais ici à trois heures, et que jfi me chargeais de le protéger...
HORTENSE
Ah ! mon Dieu !
HENRIETTE
Et dans sa joie... il m'a sauté au cou...
hortense, avec frayeur.
Qu'as-tufait là?
HENRIETTE
Bah!... un ami de Gabriel... un ami intime!... et puis, ce n'estpas moi qu'il embrasserait. ..j'en suis bien sûre !
HORTENSE
Eh ! qui donc?
HENRIETTE
C'était toi!... il ne parlait que d'Hortense... de sa femme... et profitant de ce que tu n'étais pas là, il te disait des choses si gracieuses et si tendres... c'est là un vrai mari... un bon mari... Enfin, je croyais entendre Gabriel... et tu vas en juger par toi-même !
Comment, il va venir!
HENRIETTE
Dans une demi-heure! le temps seulement de s'habiller.
VILLE DE BRUXELLES - STAD BRUSSEL Archives - Archief
52 t^AflANDA.
HORTENSE
Je ne veux pas le voir !... je ne le peux pus ! M. (TArandu qui est encore ici...
HENRIETTE
Lui qui était parti.
HORTENSE
Il est revenu.
HENRIETTE
il faut le renvoyer.
HORTENSE
Je ne fais que cela, et si lu crois que c'est facile..,