ACTE 11, SCÈNE II
lonne, que lu connais, et Horlensc de Volberg que tu ne connais pas encore; mais si lu le veux, je vais le présentera elle... Je prends mon schall et mon chapeau et nous irons tous deux bras dessus bras dessous, cela te fera plaisir, n'est-ce pas?
GABRIEL
Sans doule ! mais plus lard... je l'ai à peine vue !
HENRIETTE
C'est vrai ! mais je tiens à ce qu'elle le connaisse. Je lui ai dit tant de bien de loi...
GABRIEL
Que tu m'auras fait du torl, à moi qui n'ai d'autre mérite que d'être un bon mari... et je ne suis pas le seul. Il y en a un ici qui ne demande qu'à se montrer et que lu as congédie.
Moi !
GABRIEL
Tu Tas renvoyé à demain, en lui disant que sa femme avait la migraine, une migraine affreuse.
HENRIETTE
Ce pauvre Volberg.
GABRIEL
Et il est venu chez moi me confier ses peines... il a eu raison, c'est à moi de le proléger, de le servir, de plaider pour lui... c'est mon état d'abord... et mon devoir! sais-tu que je serais resté dans mon village... paysan toute ma vie... sans son père, le général Volberg...
Air de Taconnel.
C'était un bon et loyal militaire.
Dont on a fait plus tard un sénateur ! Pendant vingt ans et plus, l'Europe entière Comme soldat, admira sa valeur. (Bis ) Mais sénateur, jamais à la tribune Sa voix muette, hélas! n'a retenti :
Hàifl mjus IVmpirc, il en élait ainsi.
ili b'ARANDA.
En se laisanl, on faisait sa fortune. . C'etl en parlant qu'un la fait aujourd'hui!..
Eh bien ! c'est lui, c'est <•<• brave homme qui. me de- \ in.int quelques dispositions, m*i fait sortir de mon village, m'a obtenu une bourse au Lycée Impérial et m'a tait élever arec sou Ris, devenu mon camarade, rt
mon ami ; c'est à eux que je dois mon étal... et bien pluencore, ma bonne petite femme... mon Henriette!... car, malgré mon amour... si je n'avait pas eu quelques talens, quelques succès au barreau, ton père ne m'aurait jamais choisi pour gendre.
HENRIETTE
Et il aurait eu bien grand tort, Gabriel.
GABRIEL
N'est-ce pas ?
HENIUETTE.
Ç'aurailété bien dommage !nous sommessi heureux !
GABRIEL
Eh bien !... ce bonheur-là, il faut par reconnaissance, le rendre à Volberg... il faut le réunira sa femme.
HE.NRIETTE.
Je ne demande que cela. Mais c'est que... tien>... je ne dois rien dire !... aussi, ne m'interroge pas...
GABRIEL
Je n'en ai pas besoin... j'ai tout deviné! Henriette, ricemoil.
Vrai!... eh bien! tant mieux... car cela me faisait trop de peine de te cacher quelque chose. C'était la première lois... mon Dieu, que cela doit être diflicilo de tromper son mari.
GABRIEL
l'as tant!
HENIUETTE.
Toi, d'abord, tu le venais tout de mil rail du
moins un avantage.
Avantage dont je ne veux pas '... mais pour en \<