‹ D'Aranda, ou Les grandes passions, comédie-vaudeville en deux actesChapitre 40 sur 58 · ACTE II, BCfcfl IV · texte numérisé non relu

ACTE II, BCfcfl IV

naissai parfaitement... commencez par vous embrasser. Elle fait passer Horlense.

(Voyant Volbcrg et Horlense qui reslent interdits.) Air : Le beau Lycas aimait Thémire.

Eh ! quoi, vous hésitez encore!

D'où vienl cet effroi muluel ?

(Bas à Horlense.) Il est jeune, aimable, il t'adore, Il est comme élait G:ibriel !

vni.nF.no, à Ilortrnse.

Que le calme renlre en voire âme!

Oui, quoique vous soyez ma femme, Je fais le serment solennel (Bis.) De ne rien exiger, madame !

HENRIETTE, à part.

Ce n'esl plus comme Gabriel !

Oui, je lai teste sur mon âme, Ce n'est plus comme Gabriel !

Y0LBEH0.

Pour vous, rien à craindre, madame!

Je l'atteste devant le ciel !

IIORTENSE.

Le calme renlre dans mon âme!

Oui, jo respire, grâce au ciel.

VOLBERG.

Bien des hommes s'imaginent que la femme, que l'eselave qui porlc leur nom leur appartient et leur est donnéo de par la loi ! il faut les plaindre... ils n'ont jamais aimé. Celui qui aime réellement est trop ambitieux de tendresse pour en appeler jamais à l'autorité, et il n'attend rien que de son amour; oui, mes droits je les ibdiquc, et c'est de vous-même, Horlense, que je veux les obtenir. Je viendrai à voire appel, je m'éloignerai à votre ordre! Je ne suis pas un mari, je suis un amant, un prétendu, et je viens vous faire la cour.

Henriette. C'est gentil!

hortensi:.

Ah! monsieur, tant de délicatesse... {A part.) Quelle différence!

i>4 d'aranda.

Henriette, bas à Volbcrg.

Elle est touchée ! cela va bien !... {Haut.) Commencez donc tout de suite à faire voire cour... Nous sommes eo nombre : la fiancée, le prétend»!, moi jo serai lanière!...

II0RTE.NSE.

Toi?...

V01.RERG.

J'accepte!...

Air : Du ciel pour nous la bonté favorable. (De la Dame- Blanche.) (4 Volberg.) (A Hor terne.)

Vous, écoutez... et vous, tâchez de plaire, Chacun son rôle, et pour moi je crains bien, De mal remplir celui de voire mère, Car, je le sens, je n'empêcherai rien ! J'entendrai tout et ne défendrai rien 1

ENSEMBLE

HENRIETTE

Allons, ma 611e, allons, écotitez bien !

hortense, à "part.

Il va parler ! Ah ! quel trouble est le mien !

VOLRERG.

Ah ! quel bonheur ! Ah ! quel trouble est le mien ! Henriette, s'asseyant près de la table.

C'est ça!... Hortense entre nous deux!... Hortense s'assied près d'elle; Volberg prend un siège et se

place au milieu du théâtre.

volberg, s^adressant à Hortense.

Vous rappelez-vous, madame, dans les derniers temps de l'empire... les belles parades qui avaient lieu dans la cour du carrousel quand nous défilions sous le balcon de l'Horloge. Sur ce balcon se tenaient d'ordinaire les plus iolies femmes de la cour impériale... il y avait surtout... une jeune fille... que nous autres officiers ou pages de l'empereur nous admirions... tandis qu'elle ne faisait pas même attention à nous... c'était tout simple... tout naturel... plusieurs fois , aux fêtes des Tuileries, au bal de la cour je l'aperçus... belle et radieuse... environnée d'hommages et je ne pouvais lui

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