SCENE IV
HORTENSE, HENRIETTE, VOLBERG.
hortense, entrant par le fond, n'adressant à Henriette sans voir Volberg, qui est un peu à l'écart. Ah ! le voilà ! Maria doit venir lanlôt chez toi, et j'ai voulu, avant sa visite, te voir et te parler... si tu savais tout ce qui m'est arrivé depuis une heure!... Henriette, lui faisant signe de se taire. Rien de comparable, sans doute, à ce qui l'arrivé en ce moment... une personne que je me suis chargée de te présenter... (Prenant par la main Volberg, qui s'avance timidement derrière elle.) M. de Volberg ! HORTENSE, poussant un cri.
Mon mari!... (Regardant avec émotion et surprise Volberg, qui s'incline devant elle.) 0 ciel '... bien sûr?
VOLBERG.
Oui, madame... par malheur, peut-être... car le trouble où je vous vois...
HORTENSE
Vient de ma surprise, monsieur; je ne vous aurais pas reconnu!...
VOLBERG.
Je n'en puis dire autant... C'est bien vous... telle que vous étiez, telle que je vous ai vue.. .je me trompe ! plus belle encore... mais ces changemens-là...
HENRIETTE
N'empêchent pas de reconnaître.
VOLBERG.
C'est ce que je voulais dire, madame.
HORTENSE. Et moi... monsieur...
HENRIETTE
Qu'est-ce que ces mots-là... Monsieur... Madame... et puis, ce ton et ces airs de cérémonie... une scène de ménage en gants blancs !... (A Hortense.) Apprends d'abord, ma chère Hortense, qu'il l'aime depuis deux iris, qu'il n'a jamais aimé que toi... qu'il ne t'a pas écrit, parce qu'il était prisonnier. Et maintenant que vous vous êtes expliqués et entendus . que vous vous cou-