‹ D'Aranda, ou Les grandes passions, comédie-vaudeville en deux actesChapitre 50 sur 58 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

HORTENSE, assis/ : GABRIEL, ouvrant la porte à gauche au deuxième plan, affublé d'un manteau, qu'il drape à l'espagnole.

BàBBIBfc, à pai l.

Ma bonne petite femme n'est plus là ! Mme de Volberg est seule... allons, dans l'intérêt d'un ami , achetons notre ouvrage, et portons les derniers coups... ce que nous autres orateurs , nous appelons la pérorai-

VS1E DE BRUXELLES f>TAD BRUSSE\ Archives -■ Arcïiief

<»& ï>'arànda.

Il traverse dowoment le théâtre, va ouvrir la croisée; puis fait un grand brait, comme s'il avait sauté, pour entrer par la fenêtre.

hortense se retourne, aperçoit Gabriel y pousse un cri et s'écrie en tremblant :

Vous encore!... vous ici, M. d'Aranda!... mais vous èl os donc partout ! {Tremblante.) Que me voulez-vous? Gabriel, à genoux.

Je vous l'ai dit*., je vous l'ai écrit... mourir à vos pied-.

IIORTENSE.

Eh! monsieur...

GAur.iEr., se relevant.

Vous ne me connaissez pas! ce n'est pas du sang qui roule clans mes veines, c'est du bitume, c'est de l'asphalte, et voyant que vous ne me répondiez pas... je suis venu moi-même chercher la réponse...

HORTEISSE.

La réponse... c'est que je voulais d'abord vous renvoyer... votre lettre...

Et, grâce au ciel... vous ne l'avez pas fait !

HORTENSE

Je ne l'ai pas pu !

Gabriel, vivement.

Merci !... merci, d'un tel aveu ! il me suffit !

HORTii.Nsn:, vivement.

Mais, monsieur...

GABRIEL

C'eût été dire à mon cœur de ne plus battre, à ma vie de s'arrêter... car je n'existe... moi, que pur mon amour... cet amour... cet amour dévorantqucvous partagez !

hortense, vivement.

Mais du tout.

GABRIEL

Vous me l'avez dit.

RORTRNSK.

Ce n'est pas vrai...

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