‹ D'Aranda, ou Les grandes passions, comédie-vaudeville en deux actesChapitre 53 sur 58 · ACTE Il, SCÈNE IX · texte numérisé non relu

ACTE Il, SCÈNE IX

uunTfcNsE, se dégageant de sis bras et toute troublante, passant de l'autre côté du théâtre.

Eh bien !... oui , monsieur... je crois que... (A voix basse.) je vous aime...

volderg, à voie haute.

Vous m'aimez!

■OITSHSS, arec frayeur.

Ah ! mon Dieu!... {Haut.) A votre lour... je vous en

supplie taisez-vous...

volbirg, avec transport.

Eh! que me faut-il de plus ï Ilortense, tu es ma femme...

hortense, à voix basse.

Oui, monsieur.

volberg, de même.

Tu es mon bien... mon trésor...

iiortense, de même.

Oui, monsieur. ..{A part.) Mon Dieu ! comme il parle haut !

volberg.

Rien ne peut plus nous séparer... tu es à moi... et celte main qui m'appartient, que je presse...

HORTENSE

Ah! mou Dieu!... (.4 part.) A la moindre faveur at-il dit...

ENSEMBLE

Air de M . Hormille. (Loi Salique.)

VOLBBBO.

Toi, qui vois mon ivresse !

Peux tu me refuser...

Accorde à ma tendresse Un seul, un seul baiser I

iiortense, à part.

La frayeur, qui m'oppresse, M'oblige à refuser, Redoutons ma faiblesse Si j'accorde un baiser.

(Il rmbrasse Horlense On entend de l'appartement un coup

1«tLE DE BRUXELLES - STAD BRUSSEL Archives - Archief

■MÉfA,

1A DARANDA.

«le pistolet. Hortm e j«*1 f «■ un cri «IVffroi, se jrtte an devant de son mari comme pour le préserver. — Musique en sourdine à l'orchestre.)

hortense, hors d'elle-même.

Blessé !... blessé!...

VOLRERG.

Eh! non vraiment... qu'avez-vous, de grâce?...

HORTENSE

Alors, c'est l'autre... qui lui-même se sera tué!

volberg, s'élançant vers la porte à droite. Qu'est-ce que cela signifie ?

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