‹ D'Aranda, ou Les grandes passions, comédie-vaudeville en deux actesChapitre 7 sur 58 · ACTE I, SCÈNE Ii · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE Ii

HENRIETTE

C'est absurde ! il a dû causer une frayeur horrible à cette dame.

.maria, avec chaleur.

Oui. mais il pouvait mourir, lui aussi, ou plutôt il serait mort mille fois avant de la laisser dans le péril! il est si brave, si beau ! il y a tant de sincérité dans son exaltation, tant de bonne foi dans ce que tu appelles sa folie, que les hommes ne peuvent se défendre de l'aimer... toutes les femmes se le disputent.

HENRIETTE

Elles sont bien bonnes!

MARIA

Tu as raison... car, cet homme , à qui la passion a fait commettre tant d'extravagances, ne les pardonne pas, ne les excuse pas dans les autres.

HENRIETTE

C'est toujours comme cela... on sent qu'on a besoin d'indulgence, et alors le peu qu'on en a, on le garde pour soi.

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