‹ D'Homère à nos jours; histoire, écriture, prononciation du grec. --Chapitre 23 sur 65 · NOTIONS GÉNÉRALES · texte numérisé non relu

NOTIONS GÉNÉRALES

L’e est ouvert dans le parisien cher, sèche, fève. Il est fermé dans le parisien boucher, chanter, pied.

L'’o est fermé dans le parisien nôtre, chose, sigot, hôtel. Il est ouvert dans le parisien o7, port, sort.

La qualité ouverte ou fermée d’une voyelle constitue son timbre. Le timbre de ὦ, de l’u, de lou, est, en grec, sans importance grammaticale.

Diphtongues. — Une diphtongue (du grec δί- geyyes « à double son ») est la réunion de deux sons vocaliques en une seule syllabe; ex. &o. dans extraordinaire, lorsque l’« et lo, tout en restant distincts, ne comptent que pour une syllabe. C’est par un abus regrettable qu'on appelle quelquefois diphtongue la notation d’un son simple au moyen de deux lettres ex. : ai dans maire. Le groupe ai de ce mot (lat. maior) ἃ bien été une diphtongue autrefois; mais celle- ΟἹ s’est réduite à une voyelle unique, identique à l’è de’ mère. S'il fallait de toute nécessité un nom aux orthographes de ce genre, celui de digramme leur conviendrait mieux. On ne donnera 161 au mot diphtongue que son sens étymologique.

Consonnes, — [Les consonnes peuvent étre envisagées au point de vue de leur durée, de leur sonorité, de leur articulation.

Durée. On appelle continues les consonnes susceptibles d’être prolongées tant que la respiration ne manque pas : /!, 7, d, m,n, r, 5. ὁ, z. Celles qui au contraire n’ont qu'une durée limitée por-

tent le nom de momentanées : ὦ, εἰ, 5, ki, p, 1".

Coceluaives. ὃ Kalement Sonorité. Supposons qu ’on pfononce une con-

sonne telle que z dans gaz. Si l’on touche en même temps du doigt le larynx, dans la région de la pomme d'Adam, on sentira les vibrations que produit l’air en frôlant les cordes vocales. Si l’on se bouche les oreilles, on entendra une forte résonance. (Qu'on émette au contraire le sifflement caractéristique de 5, on ne percevra ni vibration, ni résonance. On appelle sonores les consonnes accompagnées de vibrations des cordes vocales (Ὁ, d, g, j, l, m, n, r, v, z), etrsourdes toutes les autres (f ἃ, p, 8. ὃ) 5.

Articulation. Trois consonnes sont articulées avec les lèvres : p, ὦ, m. On les appelle labiales.

Deux sont articulées avec la lèvre inférieure et les dents : /, ν. On les appelle labio-dentales.

Toutes les autres sont articulées principalement

4. En transcription phonétique, chaque lettre ἃ sa valeur propre. Il ne faut pas dire éf, mais f comme dans esquif. Toutes les autres consonnes se prononcent, elles aussi, comme si elles étaient finales d’un mot.

2, On dit aussi spirantes au lieu de continues, et explosives au lieu de momentanées. Le nom de mueltes (— momentanées) est aujourd'hui tombé en désuétude.

3. On -dit aussi douces au lieu de sonores, et fortes au lieu de sourdes, parce qu’une sourde demande ordinairement plus de pression qu'une sonore. Mais cette particularilé est accessoire; l'essentiel est la sonorité ou la surdité.

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