‹ D'Homère à nos jours; histoire, écriture, prononciation du grec. --Chapitre 4 sur 65 · Les Allemands disent indo-germanique · texte numérisé non relu

Les Allemands disent indo-germanique

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ὙΣ A ORIGINE ET PARENTÉ DU GREC 1° Laxaues ΡῈ 1ἾΝΡΕ. — Elles comprennent

trois divisions chronologiques : le vieil indien ou sanskrit, le moyen indien ou präkrit, l’indien moderne. τὰν

Mais on remarquera qu'il ne s’agit pas d’un parler unique, pris à divers moments de son évolution. Ce ne sont là que des langues apparentées les unes aux autres et attestées à des époques différentes, sans qu'il y ait entre elles une filiation directe.

a) Sanskrit. — Il apparaît sous sa forme la plus ancienne dans les hymnes védiques, dont une partie semble remonter au 11° millénaire avant J.-C.; puis dans une série de textes liturgiques en prose employés par les brähmanes ; plus récemment encore dans des œuvres littéraires

comme les deux épopées qui ont pour titre

Mahäbhärata et Rämäyana. Le sanskrit, védique ou autre, n’est nullement l’ancêtre du grec et du latin, comme on l’entend dire parfois. Il y a entre lui et ces deux langues un rapport analogue à celui du roumain, de l’espagnol et du français par exemple; ce sont les développements divergents d'un même parler et, au point de vue de l’'indo-

Bibliographie. — HoveLAcour, La linguistique, Paris (Reinwald), λ΄ édit., 1887; ouvrage vieilli, mais encore intéressant dans son ensemble. —- HENRY, Précis de grammaire comparée du grec et du latin (Hachette), 6° édit., 1908. — ΜΕπμ τ, Jntroduction à l'étude comparative des langues indo-européennes (Hachette). 4° édit., 1915. — BRUGMANX, Abrégé de grammaire comparée des langues indo-européennes, traduction française (Klincksieck), 1905.

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LES LANGUES INDO-EUROPÉENNES

européen, le sanskrit n’est pas moins altéré que

ses congénères.

ὁ) Langues praäkritiques. — Le sanskrit, tei que nous le connaissons, est une langue religieuse et littéraire, dont on a continué à se servir, alors même qu'on ne le parlait plus, et qui peut être, à ce point de vue, comparé à notre latin d'église. Cependant, dans l’Inde, des idiomes vulgaires s'étaient progressivement développés, et à leur tour ils devinrent des instruments littéraires; ce sont eux qui forment le moyen indien; on les appelle prâkritiques. On en trouve les premières traces sur des inscriptions du 11° siècle avant notre ère. Le mieux connu d’entre eux est le p&lr, qui ἃ servi à la propagande bouddhiste.

c) Indien moderne. — L'indien moderne est représenté par l’hindoustani, le bengali, le sin- £2halais, etc., bref par la majeure partie des lanœues de l’Inde. Cependant l'apport indo-européen n'a pas recouvert la presqu'ile tout entière : 1] existe, surtout au sud, un type de langues appelées dravidiennes ; c'est à ce type que se rattache le tamoul, en usage dans nos établissements de Pondichéry et de Karikal notamment.

20 LANGUES DE L'IRAN. — Trois périodes, comme précédemment :

a) Zend ou avestique. Cette langue est conservée dans le livre sacré des sectateurs de Loroastre, l’Avesta, dont certaines parties

semblent contemporaines des textes védiques les plus archaïques.

δὴ) Vieux perse. — Langue de l’époque de Darius et de Xerxès; on la connaît par les inscriptions de ces rois et de leurs successeurs. Une forme plus récente en est le pehloi, qui apparaît épigraphiquement dès le 11° siècle avant notre ère.

c) Iranien moderne. — 11 est représenté par diverses langues, dont la plus importante est le persan.

Remarque. Des textes récemment découverts en Asie centrale attestent en outre l'existence dans ces parages, avant le x° siècle de notre ère, d’un autre groupe linguistique auquel on ἃ donné le nom de {okharien. Il est distinct de l’indo-iranien et les documents qui s'y rapportent n’ont pas encore été complètement étudiés.

IT. Groupe hellénique. — Ce groupe sera étudié dans le chapitre suivant, consacré au développement de la langue grecque.

ΠῚ. Groupe italique.

1° Larix. — Le plus ancien monument connu en est une fibule (agrafe) qui date du vi 8.

av. J.-C. et porte ces mots : Manios med vhevhaled Numasiot c'est-à-dire Manius me fecit! Numasio « Manius m'a faite pour Numasius ».

Le latin est représenté, à l’époque ancienne, par le parler de Rome, qui peu à peu se pro-

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