Cf. lat. reg-si (de rego). reæi
9, Cf. lat. scrib-si (de scribo), scripst.
3° Momentanée + y.
χμ > yu : (de πλέχω) " πέπλεχτμαι πέπλεγμοι x ve (de βρέγω) ᾿βέῤρεχ-μαι βξόρεγμα!
TU 7 Eu (de λείπω) ᾿λέλειπ-μαι λέλειμμαι Bu τὸ pu (de τρίδω) * τέτριδ-μαι τέτριμμαι Qu τὸ pu (de γράφω) * γέγραφ-μαι γέγραμμαι
40 y L consonne.
dc -
Vz + yx : σὺν et χρίνω donne συγχρίνω VYZT ΥΥ ἐν et γράφω — ἐγγράφω VAT γχ évetyéw -- ἐγχέω
VX τὴ [UT σὺν et παθῶ συμπαθῶ νό + μό ἐν et βαίνω ἐμδαίνω νῷ + μῳ ἐν et φυτός ἔμφυτος VS > σσ σὺν et sit συσσιτῶ VE > pu ἐν et μένω ἐμμένω νλ + λλ σὺν et λέγω - συλλέγω ve > pp σὺν et ῥάπτω — συρράπτω
Les quatre groupes de phénomènes qui viennent d’être énumérés appellent chacun quelques observations particulières. Mais il s'en dégage aussiune règle générale : dans tous ces exemples, c’est la seconde consonne qui influe sur la première.
Remarque I. *B£6pcy-tor -» βέόρεχται, *yEypug-Tar -» γέγραπται, etc. Or peut dire qu'il y ἃ assimilation en ce sens que la première consonne perd son aspiration du fait que la seconde n'est pas aspirée.
Remarque II. “ Πλέχ-δην —+ πλέγδην, * πέπλεχ-μαι —+ πέπλεvu, ete. Les exemples de cette règle ont été beaucoup plus 4. On dit alors qu'il y ἃ assimilation régressive. Dans l’assimilation
progressive, beaucoup plus rare que la précédente, c'est la première tonsonne qui influe sur la seconde.
nombreux que n’en témoigne l’orthographe de nos textes. Les inscriptions attiques prouvent qu'à l’époque classique la préposition ëx se changeait régulièrement en ἐγ devant une sonore, sur le modèle πλέκχδην — πλέγδην. Très fréquentes sont les graphies du type ἐγ Δήλου pour ἐκ Δήλου « de Délos », ἔγδοσις pour ἔχδοσις « action de livrer », ἐγλέγειν pour ἐχλέγειν « choi- SIP ».
Il reste des traces de ce phénomène en grec moderne : gr. anc. ἐχδύω (pron. ἐγδύω), gr. mod. γδύνω « je dévêts »; gr.anc. ξυδείριον pron. ἐγδείρω), gr. mod. γδέρνω « j’écorche »; gr.anc.
᾿ ἐχλιστρῶ (pl'on. ἐγλιστρῶ), de ἐκ + ἔλιστρῶ, gr. med, γλιστρῷ « je glisse » 1.
Remarque III. * Ἐπλέχ-θην — ἐπλέχθην, "ἐτρίό-θην — ἐτρί-φῇην, etc. On s’est souvent demandé comment les Grecs pouvaient prononcer deux aspirées de suite : khth, phth: une pareille combinaison est difficile à admettre. Des recherches récentes ont montré qu’en pareil cas, les Grecs désignaient par y et © non pas en effet une aspiration, mais la faiblesse darticulation particulière aux consonnes aspirées (p. 166); le x et le x ainsi notés étaient des consonnes faiblement AOeERS C’est sur ce point seulement qu’il y avait assimilation.
Remarque IV. "Σώματ-σι -» σώμασι, " ἐλπίδ-σι —> ἐλπίσι, etc. On ἃ eu d’abord σώμασσι. ἐλπίσσι, etc., par assimilation de la dentale au 6, puis simplification des deux σ. Ainsi s'expliquent les dat. plur. ποσσί (pour ποδσί) chez Homère, θέμισσι (pour *6eudo1) et χάρισσι (pour *yxpttot) chez Pindare.
Remarque V. L'assimilation du v. Il y ἃ deux cas : v + nmomentanée et v + continue.
Devant une momentanée, Vassimilation n’est que partielle, et même, avec une dentale, le y reste intact : ἐντελής (ἐν.
1. Les phénomènes x — yx et yu — γμ offrent des difficultés. 191] n’est passûür que les types πέπλεγμαι, βέόρεγμαι soient dus à une action phonétique. 2° En grec ancien le groupe χὰ ἃ été, peutêtre suivant les régions, tantôt maintenu, tantôt change en Ὑμ : en gr. mod. ἀμόνι « enclume » repose sur ἄγμων pour ἄχμων, mais ἀχόμη » encore » provient de ἀχμήν, acc.!de ἀχμή. Donc y4 dans un cas, et zx dans l'autre.
Les Rs
pe
τέλος) « accompli », συνδέω (σύν, δέω) » je lie ensemble », ἐνθυμοῦμαι (ἐν. θυμός) « je réfléchis ». Cette assimilation partielle était plus générale que ne l'indique l'orthographe de nos textes. On trouve fréquemment, sur les inscriptions de la meilleure époque : qu (— τὴν) βουλήν, τὴμ. πόλιν, tu ψῆφον, τὴν. φυλήν, Toy (— τὸν) γραμματέα, τὸγ κήρυχα, τὴ ξυμμαχίαν, ἱερῶγ (= ἱερῶν) χρημάτων, etc. avec un y nasal comme dans ἐγγράφω, συγχρίνω. ete. |,
Devant une continue autre que le 6, il y a assimilation totale : ἐμμένω, συλλέγω, etc. et dans ce cas-là encore les inscriptions de la bonne époque marquent une assimilation plus large que les textes : vou (— νῦν) μέν, τὸλ (— τὸν) λόγον, ἐλ (= ἐν) λίμνοις, Top Ῥόδιον, ἐρ Ῥόδῳ, etc. 3.
Devant un 5, le y assimilé a disparu en déterminant l'allonsement de la voyelle précédente, lorsqu'elle était brève. C’est ce qu'on appelle l’allongement compensatoire. Ce phénomène joue un rôle important dans la déclinaison. En voici quelques exemples.
Acc. sing. τὸν ; acc. plur. τὸν-ς. Le ν disparait et il en résulte un Ὁ long fermé noté οὐ (p. 136) : τοὺς.
Gén. sing. £v-6:; nom. sing. £v-c. Le y disparait et il en résulte un e long fermé noté εἰ (p. 121) : εἶς
Ainsi s'explique l’« long de γλώσσᾶς comparé à 1 α bref de πόδας. ACC. Sing. γλῶσσᾶν; acc. plur., par adjonction de -ς :
1. Le grec mod. a maintenu la règle ancienne : συμπαθῶ, simbaño {(p. 453, Rem. 1) « je sympathise », συγχρίνω, singrino « je compare », τὴν πόλιν lim bo'lin « la ville », τὸν χήρυχα ton girika «16 héraut », etc. On observera : 1° que le grec mod. écrit lui aussi τὴν πόλιν, τὸν κήρυκα, etC.: 2° que la répartilion des momentanées et des contipues n’y est plus la même qu’en grec ancien; d’où des divergences, qui d’ailleurs confirment la règle.
2. Le grec mod. a maintenu la règle ancienne. Il existe aujourd’hui encore, dans l'Archipel. des dialectes qui pratiquent cette assimilation avec une parfaile régularité. A Athènes, la consonne double ainsi obtenue s’est simplifiée: (p. 172) : πενθερός (avec Ô continu > πεθθερός — πεθερός « beau-père », To} λόγο(ν) — τὸ λόγο « le discours », etc.
3. Le crétois et l’argien gardaient le v en pareil cas: τὸνς. ἕνς, etc. C'est pourquoi Tyrinthe, ville voisine d’Argos, se nommait Τἴουυνς ou Τίρυνς, et non Τίρυς.
ν DSC -
ὃς μὲ J CA.
188 DE QUELQUES PHÉNOMÈNES PHONÉTIQUES γλῶσσᾶν-ς, puis γλώσσᾶ:. Acc. Sing. noûx; acc. plur., par adjonction de -ς : πόδᾶς.
Mais dans les composés en çuv- le double σ ἃ persisté : συνσιτῶ -» συσσιτῶ « je mange en Commun ». On notera aussi que, dans le groupe ν +.c + consonne, le double σ est devenu simple : συν---σχιάζω -» *oucoxtilw — συτχιάζω « je couvre d'ombre », συνστέλλω -» συστέλλω « je rassemble ».
Avec £, il est hors de doute qu’on ἃ eu, pendant un certain temps, un son double : ὡς. Mais on n’a écrit que ζ : συνζητῶ + συζητῶ « je fais des recherches avec ».
& 2, — Dissimilation.
Exemples de dissimilation en français : résposte (de l’ital. risposta) + riposte; floible (du lat. flebilem) + faible ; ‘pererin (du lat. peregrinum) — pèlerin. I] y a, dans les deux premiers cas, disparition de la consonne, et, dans le troisième, simple changement.
Dissimilation des aspirées. En grec ancien, la dissimilation la plus importante au point de vue grammatical est celle des aspirées. Il suffira de rappeler ce qui a été dit page 162 : à une époque
très ancienne, le verbe θύω ἃ fait au parfait τέθυχα.,
au lieu de "θέθυχα; on trouve de même πέφυχα (de φύω), χέχηνα (de χαίνω), ἐχεχειρία (de "ἐχεχειρία), etc. Il y ἃ eu, comme on voit, disparition de l’aspiration, ou, si l’on veut, changement de l’aspirée en la sourde simple correspondante.
en
Remarque. En principe c'est la première aspiration qui disparait : la dissimilation est régressive. Les exceptions s’expliquent par des raisons particulières. Ainsi le gén. ἔθριχτός
aboutit régulièrement à τριχός : mais le θ persiste dans le nominatif θρίξ « poil », parce que le groupe χα était devenu χα (— ξ) avant que la dissimilation s’exercât. Comparer : τρέφω « je nourris » (pour * θρέφω) et ἔθρεψα; ἐτάφην (aor. 2? pass., pour Ἐέθάφην) et ἐθαψα, θάπτω, « j’ensevelis »; ἔχω « j'ai » (pour * ἔχω) et ἔξω. Ainsi encore * λύθηθι. aor. passif de λύω » je délie » devient λύθητι (et non λύτηθι), parce que les formes ἐλύθην, λυθήσομαι, favorisent le maintien de la syllabe -θη-!
A l’époque classique la dissimilation des aspirées avait cessé d’être en vigueur. Même une tendance inverse apparut, celle de l'assimilation à distance : παρθένος -» φαρθένος, [Περσεφόνη -» Φερσεφόνη ΠΟ :- τὴ 1 explique pourquoi on trouve alors un aor. passif ἐχύθην (au lieu de ἐχύθην). C’est le y de y£w, ἔχυσα « verser », qui, ne rencontrant plus d’obstacle phonétiqne, reprend possession des formes dont 1] avait été évincé.
6 5. — Contraction.
On appelle contraction la fusion de sons vocaliques originairement distincts. Un exemple en est le français extraordinaire, qu'on prononce parfois extrordinaire. La contraction peut se produire, soit entre voyelles, soit entre voyelles et diphtongues. Mais, pour qu'il y ait vraiment contraction, 1] faut que la fusion soit complète. Le
1, En revanche, dans τρίδω, aor. 2 passif ètp{6nv, l’impér. aor. passif reste τρίδηθι. parce qu'il n’y ἃ pas lieu à dissimilation.
2. 1] est probable que cette tendance se manifesta parce que l’arliculation des aspirées était devenue moins forte.
190 ΡῈ QUELQUES PHÉNOMENES PHONÉTIQUES
latin facere a donné chez nous faire, avec deux voyelles d’abord séparées. Puis ces deux voyelles ont formé diphtongue, faire, c'est-à-dire que, tout en restant distinctes, elles se sont prononcées en une seule syllabe. Alors il n’y avait pas encore contraction, mais simple acheminement vers ce phénomène. La contraction suppose une fusion complète; elle a été réalisée, lorsque aire est devenu /èr, en passant par faér. Ἢ
Pratiquement deux cas peuvent se présenter :
1° l’un des sons vocaliques garde son timbre et élimine son voisin : extrordinatre; 2° Îles deux sons s'unissent, en perdant chacun son timbre faire -» fèr. En grec, les changements de = (= éi) ene (p. 144), de « en è fp. 142), de à en «æ (p. 146) ne sont autre chose que des contractions.
Les règles de contraction du dialecte attique, dont seules 1] sera question dans ce paragraphe, ont été données jusqu'ici dans toutes les grammaires de grec ancien comme une série de faits empiriques, que les élèves apprennent rarement et ne retiennent Jamais. Il est possible de systématiser ces règles. Lorsqu'on les aura comprises, l'étude des formes grammaticales s’en trouvera considérablement simplifiée ; il deviendra inutile par exemple d'apprendre par cœur des déclinaisons comme celles de πλόος πλοῦς, ὀστέον ἐ ὶ ainsi que les conjugaisons contractes.
ΠΣ a PRES
Principe général. — En grec, le résultat de toute contraction est une longue. La quantité des
Fig. 38. — Femmes d’Eleusis.
voyelles composantes est indifférente; c'est seulement leur timbre qui importe !.
A l’époque où nous reportent les phénomènes qui vont être examinés, c'est-à-dire antérieurement au vi‘ siècle av. J.-C., peut-être vers le
1. [n’y ἃ pas non plus à tenir compte du caractère régressif ou progressif de la contraction.
vi”, les voyelles attiques se répartissaient ainsi au point de vue du timbre :
Voyelles ouvertes : ὦ, ἡ.
Voyelles fermées : :, cu,
[Es]
ao {
Τα était une voyelle à tendance généralement
ouverte (parisien #adame), mais fermée après p ou :.
Il n'y avait comme voyelles brèves que ο et ε;
toutes les autres étaient longues.
A. — Voyelles semblables.
La contraction de deux voyelles semblables
donne une voyelle de même nature. Le résultat en est un simple allongement, conformément au principe général.
B. — Voyelles dissemblables.
Première règle. — Si les voyelles sont dissem-
blables, elles se placent au point de vue de la contraction dans l’ordre suivant :
cet
. C'est-à-dire o fermé long. On ἃ vu (p. 137) qu’au v®° siècle av. J.-C. Οὐ prit le son de ou.
. C'est-à-dire é fermé long.
. C'est-à-dire o fermé bref - ὁ fermé long.
. La question de ou et de u ne se pose guère pratiquement. En fait,
c'est-à-dire qu'un son ὁ l’emporte sur tous les autres, un 500 & sur 6 et ὦ, un son 6 sur £.
La voyelle ainsi trouvée, il reste à savoir quel sera son timbre, c’est-à-dire si cette voyelle sera ouverte ou fermée.
Deuxième règle. — Si les voyelles sont toutes deux fermées, la longue contractée ne peut être que fermée :
Si l’une au moins des voyelles est ouverte, la longue contractée doit être ouverte. L’>, comme il a été dit plus haut, est une voyelle ouverte.
TLMAOUEY > TIME
Il n'y ἃ que deux cas exceptionnels, qui vont être examinés dans les remarques. Le premier concerne l’:, et le second le groupe εχ.
ou l'emporte sur 0; nous en avons la preuve dans le changement de la vieille diphtongue oov en ou : ᾿βῶυς > βοῦς. Quant à lu, il l’emporte sur 6, si l’on admet qu'il ya eu contraction dans ἰχθύες + “ἐχθῦς.