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TE ER PRE EE ὁ δ᾽ nu RSR τ ἐαν ἀδιχεισθάιν Coxw, βοηθησαι μοι τὰ δίχαια.
Contre les faux-témoignages de Stéphanos.
Victime de fausses dépositions, traité par Phormion d’une manière outrageante et indigne, je viens, Athéniens, réclamer auprès de vous justice contre les coupables. Je vous prie tous, je vous conjure, je vous supplie, en premier lieu de m'écouter avec bienveillance -— c'est en effet un grand point pour ceux que l’infortune a, comme moi, accablés, d’avoir la possibilité de s’en expliquer et de pouvoir compter sur les bonnes dispositions d’auditeurs tels que vous — et en second lieu, si vous estimez que je me trouve lésé, de m'aider à faire prévaloir mon droit.
Écriture de Constantin Palæocappa (ΕἸα. 23, p. 84).
Cette figure est tirée des Fac-similés de manuscrüts des XV°et XVI: siècles reproduits et photographiés d’après les originaux de la Bibliothèque nationale et publiés par Henri Ouonr, Paris, 1887, in-4°,
Constantin Palæocappa était Crétois. Il vint à Paris vers le milieu du xvr siècle et fut employé à la
Bibliothèque royale de Fontainebleau, sous les ordres de son compatriote Ange Vergèce. Le manuscrit auquel a été emprunté ce fragment porte 16 n° 458 du fonds grec; il a été copié en 1541 et renferme un Dialogue de Zacharie de Mytilène (vis. ap. J.-C.) sur la création du monde (ΜΠ τονε, Patrologie grecque, t. LXXXV, col. 1085).
7 ͵ : 5e Χριστιανός. — Βαβαὶ, ἦν à ἐγώ, 2 LA \ > Ὁ τ ἕατος ἀγχινοίας χαὶ τῆς περιττὴ
’ st * = 2N “ὦ »“ 5 ᾿ -» . CA σοφιᾶας 09 VAL Οἡ πο χρξλτὴρ
« Le Chrétien. — Oh! dis-je à mon tour, quelle perspicacité dans l'exemple, quelle remarquable et merveilleuse sagesse que celle-là! Car ce n'est point par ignorance et (sottise que vous sentez 66 que vous dites…).
Dans le mot χριστιανός, la quatrième lettre est un στῖγμα, ligature du σ et du τ, dont la forme a fini par se confondre avec celle du digamma, ce qui explique l'emploi du signe < pour désigner le nombre 6. Les Grecs modernes, qui se servent des lettres de leur
alphabet, là où nous employons des chiffres romains
(x = 1, β΄ --Ξ II, etc.), continuent à donner à ce ς la valeur de VI, mais peù d’entre eux l’emploient encore pour στ.
La finale o du même mot présente dans une même ligature Τὸ et le σ. On retrouve cette ligature dans nos anciennes éditions. Il en est de même de ov à la ligne 8. Le signe qui suit cet ov est un y traversé par une barre ce qui indique une abréviation.
En comparant ce texte et celui de la page 90, on
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EXPLICATION DES FIGURES 221 LB LU e . Il d LEE 4 CE verra que l'écriture du xvi° siècle est déjà tres voisine
de celle dont se servent les Grecs d'aujourd'hui.
Fac-similé de l'écriture de M. Vénizélos (FiG. 24, p. 90).
Ce fac-similé reproduit les dimensions mêmes de l'original. La phrase écrite par l’illustre Crétois est
“extraite de Thucydide, IT, 40 :
« Seuls, sans calcul intéressé, confiants dans nos sentiments libéraux, nous aidons autrui, sans rien craindre. »
Les τ souscrits de λογισμῷ et de τῷ πιστῷ sont à peine indiqués, par un point placé très au-dessus de la lettre.
Sur ἢ, l'esprit doux et l'accent grave se trouvent réunis, comme il arrive fréquemment dans la cursive grecque moderne.
Le second trait du À du ἐλευθερίας a été relevé, de manière à former en même temps l’esprit doux initial. C’est une particularité individuelle, qu'on observe également dans la signature : ᾿Ελευθ(έριος) Βενιζέλος.
Le ç final du nom est esquissé par le commencement du paraphe.
Stèle d’Aristion (FIG. 25, p. 92).
Œuvre d’Aristoclès, trouvée à Vélanidéza (en
Attique), et improprement appelée parfois Soldat de
Marathon. Elle date vraisemblablement de la fin du vi* siècle. « Aristion est représenté en hoplite. Le basrelief était entièrement peint de couleurs conventionnelles, sur fond rouge (barbe et cheveux en rouge brun, cuirasse en bleu noir, tunique rouge}. Un panache de bronze était adapté derrière la nuque. Œuvre exécutée entre 540 et 520. » (FoucÈres, Grèce, p. 123). — Cliché du D' Merüier.
Temple d'Héra, à Olympie (FIG. 26, p. 103).
Les premières fouilles olympiques ont été entreprises en 1829 par Blouet et Dubois, membres de la Commission attachée à notre expédition de Morée. Les travaux ont été repris par les archéologues allemands et aux frais de l'Allemagne, mais tout ce qui a été découvert est resté en Grèce et se trouve, soit à Athènes, soit sur place, soit à proximité des fouilles, dans un musée construit spécialement. « Les dépenses se sont élevées à près de 800.000 marks (1 million
de francs). Résultats : exhumation d’un ensemble im-
posant d’édifices, 13.000 bronzes, 6.000 monnaies, A0O0 inscriptions, 1.000 objets de terre-cuite, 130 sculptures dont la Nikè de Paeonios et l'Hermès de Praxitèle. » (FoucÈres, Grèce, p. 343).
Après le temple de Jupiter, le plus beau monument d'Olympie est l’Aéraion où Temple d'Héra. 11 fut élevé par les habitants de Scillonte (au sud-est d'Olympie), dès le vn° siècle, et a été l’objet de remaniements successifs qui en rendent l'étude particulièrement intéressante. Il reposait sur un soubassement long de 50 mètres et large de 185,70; la hauteur des colonnes était d'environ 5,20. On ἃ retrouvé
dans le temple une tête d'Héra archaïque, en tuf peint, qui est probablement celle de l'idole qu'on adorait dans le temple. Depuis le jour où a été prise cette photographie, deux des colonnes ont été redressées.
Les fouilles d'Olympie ne peuvent pas, comme celles de Delphes, être embrassées d’un coup d'œil; elles sont en partie cachées par des arbres et de la verdure; c’est patiemment, un guide à la main, que le touriste doit les parcourir, pour en avoir une impression exacte. Aux alentours le paysage est relativement peu accidenté, riant et traversé par le large lit de l'Alphée. — Cliché H. Pernot.
Delphes : La plaine sacrée (FiG. 27, p. 110).
Le site de Delphes au contraire « a le mystère, la grandeur et l’effroi du divin » (Homolle). On s'y rend ordinairement par mer et on débarque, dans l’isthme de Corinthe, à Itéa, petit port aujourd'hui bien connu de tous les Français qui ont été à l’armée de Salonique : c’est là qu'arrivaient nos troupes; elles étaient ensuite dirigées par camions, en longeant le Parnasse, jusqu’à la station de Bralo, où elles rejoignaient la ligne ferrée d’Athènes-Salonique.
La photographie reproduite à la fig. 27 est prise de Delphes. Elle montre la plaine d'oliviers, que traverse le torrent du Pleistos sur la gauche, et dans le fond l’isthme de Corinthe. On distingue au second plan, à droite, le village de Khryso (anc. Krissa). — Cliché A. Petre.
224 EXPLICATRON DES FIGURES
Delphes : le temple d’Apollon pythien.
(Fic. 28, p: 1H).
Le temple restitué dans l’état où il apparaît sur la gravure est celui qui fut construit de 369 à 329, après le tremblement de terre de 373. 11 ἃ 60 mètres sur 24 et a succédé à une série d’autres, dont le plus ancien fut une simple hutte ovale en branchages.
La nature à la fois sauvage et majestueuse du site, ainsi que les vapeurs qui s’exhalaient à certains endroits l'avaient voué très anciennement aux divinités infernales. Ce fut seulement plus tard qu'on y apporta, vraisemblablement de Crète, le culte d'Apollon. |
L'énorme masse rocheuse qui ferme en partie l'horizon est une des Phædriades. Ces deux roches, hautes de 250 à 300 mètres, abruptes, et remarqua- . bles par leurs tons chauds, dominent sauvagement le temple. C’est du haut de celle qu'on aperçoit sur la figure qu'on précipitait les sacrilèges. Au bas, serpente la route qui mène à Arakhova, et, dans une
anfractuosité que l'on devine sur la photographie, «
entre le temple et les Phædriades, se trouve, taillée dans le roc, la Fontaine Castalie, dont les poètes latins ont fait une source inspiratrice. — Cliché A; Petre.
Delphes : La voie sacrée (FiG. 29, p. 119).
L'exploration des ruines de Delphes ἃ été commencée en 1838 par l'architecte français Laurent. Elle ἃ été poursuivie par l'Ecole française d'Athènes
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dès 1860; mais les travaux les plus importants ont été exécutés par cette même École en 1892 et 1893. Un crédit de 750.000 francs voté par le Parlement français a permis d'exproprier et de transporter à plus d'un kilomètre le village de Kastri, qui occupait l'emplacement des fouilles. Les résultats ont été des plus remarquables : « Ils ont révélé de rares chefsd'œuvre de sculpture, près de 5.000 textes épigraphiques et un ensemble de monuments aussi original que varié. » (Foucrres, Grèce, p. 238.) Voir Bourcuer, Les ruines de Delphes (Fontemoing.
1914, gr, in-8°.
[ἃ figure 29 représente la Voie sacrée, de chaque côté de laquelle se dressaient des monuments ou des ex-voto élevés par les diverses cités grecques. L’édifice qu'on aperçoit à droite est le Trésor des Atheéniens, consacré entre 490 et 485 avec le dîime du butin de Marathon. « Au sud, la terrasse débordant en triangle rectangle, formait un socle sur lequel étaient exposés en plein air les trophées de Marathon avec la dédicace : les Athéniens {ont consacré) à Apollon les dépouilles opimes des Mèdes, de la bataille de Marathon. » (Foucires, Grèce, p. 246. — Cliché A. Petre.
L’Acropole "d'Athènes (flic. 30, p. 126).
La vue est prise du sud au nord. À gauche, surmontés d’un échafaudage, les Propylées, qui forment l’entrée de l’Acropole et en avant desquels on aperçoit à droite en montant le petit temple de la Vrctorre aptère, posé sur un rocher. Au centre, le Parthénon, coupé en deux par l'effet du mortier vénitien -qui,
en 1687, fit sauter la poudrière installée par les Turcs dans le monument. Entre les Propylées et le Parthénon, en arrière, l'Érechthéion. Au bas du rocher, le long de la route, constructions en pierres, qui sont les restes de l'Odéon d’Hérode Atticus. Plus à droite, le mur de fond du Portique d Eumène, soutenu par des contreforts en arcades. Entre ceux-ci et le rocher, le site de l’Asclépéion, et, plus à droite encore, au pied du rocher, le Théâtre de Dyonisos.
La ville moderne est en partie cachée par l’Acropole. L’éminence visible à droite du Parthénon est le Lycabette, d’où a été faite la photographie reproduite fig. 31. — Cliché A. Petre.
Panorama d'Athènes (FiG. 31, p. 127).
La vue est prise du nord au sud. Au centre, domi-
nant la ville, l’'Acropole. ἃ gauche, le Palais royal, |
environné en partie par un beau jardin. Devant ce
palais, un terre-plein, de la verdure, et la Place de la É
Constitution. À droite de celle-ci prend la rue du
Stade, dont on aperçoit les façades avec une rangée …
d'arbres. Sur cette rue, un peu en retrait et blanchâtre en partie, la Chambre des Députés.
La route qu’on voit à gauche, en arrière du Palais
et se dirigeant vers la mer, est le Boulevard Syngros, qui conduit à Phalère. A droite de l’Acropole, ligne du chemin de fer Athènes-Phalère-Pirée. Plus à droite encore, le bois d'oliviers, traversé par la Voie sacrée.
Athènes compte aujourd'hui environ 300.000 habitants. — Cliché A. Petre.
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Le temple d Apollon à Bassæ (FIG, 32, p. 139).
Ce temple se trouve à l’ouest de Mégalopolis et au sud-ouest d'Andritsaena (2 heures de marche), dans un ravin du mont Kotilion qui dépendait de la ville de Phigalie. « Il doit sa célébrité à la poésie du paysage arcadien qu'encadre sa solitude, à sa propre beauté et à l'harmonie de ses proportions. C'était le temple le plus admiré du Péloponnèse après celui de Tégée. » (Foucères, Grèce, p. 456.) Le temple fut bâti vers 420 par Ictinos, l'architecte du Parthénon. Les 23 plaques de la τ et quelques fragments de métopes sont au Musée Britannique, à Londres. — Cliché du D' Mercier.
Messène : Porte d'Arcadie (FIG. 33, p. 197).
Appelée aussi Porte de Mégalopolis. Faisait partie de l'immense camp retranché élevé par les Messéniens pour se protéger contre Sparte. « L'un des spécimens les mieux conservés et les plus parfaits, avec la partie adjacente de l'enceinte, de la fortification grecque au 1v° siècle. » (Foucires, Grèce, p. 447.) La photographie a été prise de la cour circulaire. On aperçoit, à gauche, l’autre côté de la porte et, à travers l'ouverture, les montagnes d'Arcadie. — Cliché du D' Mercier.
Lever de soleil dans la baie de Nauplie (FIG. 34, p. 165).
La ville de Nauplie (anciennement Ναυπλία, appelée par les Italiens Napoli di Romania) se trouve à droite. À gauche, la fin du mont Lykone, sur lequel
est l’acropole d’Argos. Dans le fond, Tirynthe. L'’horizon est borné par des montagnes à peine visibles à cette heure matinale; Mycènes s'élève sur les contreforts de l’une d'elles. C’est le fond du golfe mentionné par Homère (/liade, τι, 559-560) :
Of δ᾽ ’Apyos τ᾽ εἶχον, Τίρυνθά τε τειχιόεσσαν,
‘E pare 3 \ rie 0 A πε ἌΣ + 1 puusvny, Aoivny τε, βαθὺν χατὰ χόλπον ἐχούσας.
« Et ceux qui habitaient Argos et Tirynthe fortifiée, Hermionè, et Asinè — qui commandent un golfe profond. »
Les villes d’Arsinè et d’'Hermionè étaient le long de la côte, à l'Est. Dans l’ensemble, le paysage est tel qu'a dû le voir la flotte argienne, lorsqu'elle a mis à la voile pour la guerre de Troie. — Cliché H. Pernot.
Péloponésien (FIG. 35, p. 171).
Costume d'origine albanaise, qui tend peu à peu à disparaître, au détriment du pittoresque. Guêtres d'étoffe. Jupe plissée, appelée /ustanelle (c'est le même mot que le français futaine, provenant de Fostat, nom d’un faubourg du Caire où l’on fabriquait une étoffe spéciale). Gilet et cape. A la ceinture un silah en cuir, originairement destiné aux pistolets … et aux couteaux. Sur la tête, un mouchoir noué qui, 3 dans les occasions solennelles, est remplacé par απὸ fez plat, avec gland touffu tombant sur l’épaule. — Cliché du D' Mercier.
EXPLICATION DES FIGURES 229 Moine crétois (FiG. 36, p. 177).
J'ai pris cette photographie au couvent de Saint- Jean (éparchie de Saint Basile). Les moines crétois ne mettent guère leur froc qu'aux heures des oflices et aux jours de fête. Habituellement, seuls leurs cheveux, relevés en chignon, les distinguent du reste de leurs compatriotes : ils portent le costume national, composé d'un couvre-chef noir, d’une veste, d'une ceinture d'étoffe, de braies s’arrêtant au genou, amples par devant et par derrière, et de bottes de cuir mou.
Paysan épirote (F1G. 37, p. 184).
La figure représente un paysan grec des environs de Jannina, dans ses vêtements de tous les jours. Petite calotte noire; chemise et veste: ceinture d’étoffe; fustanelle: pantalon collant à la jambe; aux pieds, des {sarouks, chaussures plates terminées par un pompon. Le costume est en somme le même que celui de la fig. 35. — Cliché H. Pernot.
Femmes d'Éleusis (FiG. 38, p. 191).
Le village d'Éleusis (à 22 kilomètres d'Athènes) est habité par une population d'origine albanaise, qui parle le grec, mais ἃ aussi conservé l'usage de l’albanais comme patois. Le costume que portent les femmes se retrouve, avec des modifications locales, en Attique, dans la Grèce septentrionale et dans le Péloponèse. — Cliché du D' Mercier.
Sarcophage de Mélésagre (Fic. 39, p. 199).
Musée de Delphes. La partie reproduite ici est la face postérieure. Sur le devant et les côtés on voit des bas-reliefs moins bien conservés, qui représentent la chasse de Méléagre. Ce monument est de l’époque hellénistique. — Cliché A. Petre.
Stèle funéraire (FIG. 40. p. 230).
Musée d'Athènes. Du début du 1v° siècle av. J.-C. La morte assise reçoit les adieux de ses parents — Cliché du D' Mercier.
Fig. 40. — Stèle funéraire du Musée d'Athènes.
INDEX ALPHABÉTIQUE GREC
α ouvert, 118, 192.
α fermé, 118.
a dorien, 46.
à6yé, 150 n. ?,
ἄγχυρα, 153 rem. I.