‹ D'Homère à nos jours; histoire, écriture, prononciation du grec. --Chapitre 56 sur 65 · ÉLISION · texte numérisé non relu

ÉLISION

οἶχον, etc. Ici, comme dans τἀληθές, il n’y ἃ pas eu contraction, puisque les formes contractes seraient χατὠλίγον, χατῷχον.

Grammaticalement l’élision est donc une crase élargie, ce qu’on indique dans l'orthographe en séparant les mots au moyen d’une apostrophe.

On trouvera -dans les grammaires le détail des formes susceptibles d’élision.

Remarque. Lorsque l’union de la forme élidée et du mot suivant est particulièrement étroite au point de vue du sens, on en fait un mot unique, sans aucun signe diacritique xatéyu (χατὰ, ἔχω) « je possède », ἀπέρχομαι (ἀπὸ, Épyoua) « je m'en vais », etc.

Fig. 39, # Sarcophage de Méléagre, à Delphes.

L'Aurige de Delphes (F1G. 1, p. IV).

Ce bronze a été découvert à Delphes, en 1896, par l'École française d'Athènes. Il est conservé au musée de Delphes. C’est un des plus beaux bronzes antiques aujourd’hui connus. Il date du ν΄ siècle avant J.-C. et appartenait à un quadrige en bronze, dont on a retrouvé les débris. Le tout semble avoir constitué une offrande consacrée par Gélon, tyran de Géla (Sicile), en souvenir d’une victoire pythique remportée en 466.

« L'aurige vainqueur (1,80) se tient droit (pen-

- dant que le char défilait au pas), les rènes dans la main droite (le geste du bras gauche devait être semblable); la tête est couronnée d’un bandeau ornementé; les yeux sont en pierre de couleur. L'attitude est encore légèrement archaïque, mais d’une simplicité élégante et noble; l'exécution est parfaite de finesse (remarquer les pieds et les bras) ». — Dans la même salle du Musée, « débris des rênes, du timon, du joug, jambes et queue des chevaux; bras

d’une figure accessoire (jeune homme tenant les chevaux par la bride?), pièce d'une gracilité juvénile exquise. » (Foucires, Grèce, Collection des Guides- Joanne, p. 255). — Cliché H. Pernot.

Grande salle du musée d'Héraclée (Fig. 2, p. 5).

Au centre, la double hache (p. 21). Contre le mur du fond, à droite de la porte, un relief peint grandeur nature, représentant un chef, dont on n'aperçoit sur la photographie que la partie supérieure du corps. L'homme est coiffé de plumes. Les parties blanches (visage, épaule gauche, avant-bras gauche, ainsi que le bâton qu'on voit en entier à travers la vitrine) sont des restaurations, dont on a malheureusement fait un grand abus, tant au musée d'Héraclée qu’au palais même de Knossos. Contre ce personnage, à droite et toujours au mur, fresque provenant de Knossos : dauphins et dorades.

Dans la vitrine de gauche la plus élevée, vases à reliefs provenant de Haghia Triadha. Le premier à droite est le célèbre Vase des Moissonneurs (Dussaup, Les Civilisations préhelléniques, 2° éd., p. 67 et suiv.). Le troisième est un rython (vase à boire) représentant des scènes de lutte et de tauromachie (Dussaup, p. 71). Tous deux sont en stéatite noire.

Immédiatement derrière cette vitrine on aperçoit le Sarcophage d’Haghia Triadha (fin du xrv°s. av.), découvert en 1903 par la mission italienne. fl a une forme rectangulaire (15,37 sur 0",43) et porte des peintures du plus haut intérêt : scène de sacrifice funéraire sur l’une des faces latérales, et, sur l’autre,

offrandes au mort (Dussau», p. 400 et suiv.). On peut voir des reproductions en couleur de ces peintures et d’autres encore provenant de Crète dans les salles d'archéologie de la Sorbonne. — Cliché H. Pernot.

Disque de Phaestos' (Fi. 3 et 4, p. ὃ et 9).

Conservé au musée d'Héraclée. « Ce disque d’argile fine, d'environ 16 centimètres de diamètre, porte sur ses deux faces une inscription qui court en spirale de la périphérie au centre et de droite à gauche. Les mots ou les phrases sont séparés par des traits verticaux et les hiéroglyphes ont été imprimés sur l'argile fraiche au moyen d’une série de poinçons probablement en os. La netteté des signes est remarquable; on en compte 241 dont 45 différents. On reconnait la tête de nègre avec pendants d'oreille, une tête de guerrier avec des plumes sur la tête comme en portent les Poulousati des bas-reliefs égyptiens, un homme en marche, un navire, le poisson debout, divers oiseaux, la rosette, le cercle avec sept points, le pieu, l’équerre, une sorte d'édifice, etc. » (DussauD, pp. 424-425).

Acrobate en ivoire (FIG. 5, Ρ. 15).

Cette figurine a été découverte dans le palais de Knossos et se trouve maintenant au musée d'Héraclée. Elle mesure environ 28 centimètres de long. Le personnage semble exécuter une sorte de saut périlleux, peut-être dans une scène de tauromachie. Les détails sont remarquablement fins; la chevelure est indiquée par des fils de bronze dorés. — Cliché. H. Pernot.

De SANT ST το, ὦ KT UT 204 EXPLICATION DES FIGURES D

Siège dit Trône de Minos (FIG. 6, p. 15).

Ce siège, en gypse, et qui, comme il est aisé de s’en rendre compte sur la figure, suppose un prototype en bois, se trouve au palais de Knossos, dans une salle daliée dont on a restauré les fresques et autour de laquelle sont des bancs, également en gypse. Cette salle fait partie d’un appartement de dimensions modestes, comprenant une antichambre, la pièce principale, une chambre obscure et une suite de chambrettes qui par derrière formaient couloir et aboutissaient à une cuisine. Il est peu vraisemblable qu’on soit en présence d’une Salle du trône. Cependant ce siège fixe entouré de bancs permet de croire que la pièce en question avait une destination oflicielle.

Déesse aux serpents (FIG. 7, p. IS).

Statuette en faïence émaillée, haute de 34 centimètres, découverte à Knossos et aujourd'hui au musée : d'Héraclée. Il s'agit sans doute d’une idole votive. Des serpents enlacent la déesse, et deux d’entre eux dressent la tête entre ses mains. Le costume est d’un modernisme étonnant : jaquette brodée laçant par devant et serrant la taille, décolletage, ceinture à ‘bourrelets, tablier brodé et jupe cloche.

La fig. 8 (p. 19), de même origine et de même nature que la précédente, mais restaurée dans la partie supérieure, offre un costume analogue; la jupe à volants semble marquer un changement de mode.

ΓΕΒ NT τ

Fresque dite de la Parisienne (τὰ. 9, p. 91),

Cette fresque très curieuse, reproduite ici d'après l'ouvrage de M. Dussaud, provient également de Knossos et se trouve au musée d'Héraclée. Il est possible que nous ayons là le portrait d'une contemporaine de Minos. Les cheveux sont noirs et bouclés, le nez arqué et retroussé, les lèvres relevées de rouge; le corsage, largement échancré, est orné dans le dos d’un gros nœud d'’étoffe. L’œil et l'oreille sont traités de façon rudimentaire. L'ensemble est plein de vivacité.

Galerie de Tirynthe (FIG. 11, p. 25).

Les ruines de Tirynthe ont ceci de particulier qu'elles attirent à peine l'attention du passant non prévenu. About les a appelées « un petit tas de grosses pierres ». C’est seulement lorsqu'on se trouve au milieu d'elles qu’on est frappé de leur énormité. « On visite dans un bastion écroulé du rempart S.-E. les célèbres galeries et casemates, qui servaient de trésors ou de magasins d'armes et de provisions (comp. les magasins de Knossos et les casemates des murs de Carthage). — Une galerie longue de 30 mètres, large de 1,90, haute de 4 mètres, cou-

verte par un encorbellement triangulaire d'assises

horizontales (fausse ogive), communique par 6 portes avec ὁ cellules rectangulaires de 3",30 de large sur environ autant de profondeur. Le mur du fond s’est écroulé, et les cellules s'ouvrent aujourd’hui sur le dehors, servant d'abri aux bergers; mais elles étaient enfermées dans la masse du rempart et couvertes aussi en encorbellement ». (Foucires, Grèce, p. 394).

Cette galerie ne représente qu'une toute petite partie de la citadelle de Tirynthe. — Cliché du D' Mercier.

L'acropole d'Argos (ΕἸα. 12, p. 27).

C'est sur le sommet de cette montagne (289 mètres de haut, à environ 5 kilomètres de la mer) que s’élevait l’acropole antique, dont le nom était Larissa. Le cliché, par suite de la pureté de l'atmosphère grecque qui rapproche extraordinairement les objets, et parce qu'il a dû être réduit, ne donne qu’une idée imparfaite des proportions. Les murs qu'on aperçoit au sommet sont ceux d’une citadelle bâtie par les Byzantins et les Francs sur les restes de l’acropole hellénique, puis remaniée par les Vénitiens et les Turcs. À droite et sur une autre éminence non visible sur la photographie, se trouvent les vestiges d'une autre citadelle qu’on appelait Aspés (bouclier). La ville d'Argos se trouvait plus bas et occupait à peu près l'emplacement de la ville moderne. — Cliché À. Petre.

Cimetière royal, à Mycènes (FIG. 13, p. 28).

Vraisemblablement la partie la plus ancienne de cette cité. C’est dans la partie creuse de droite, entourée depuis d’un mur courbe en pierres sèches visible sur la photographie, que Schliemann a fait, en 1876, sa sensationnelle découverte des riches tombeaux justifiant l'épithète de πολύχρυσος « abondante en or » appliquée par Homère à Mycènes. Hors de la citadelle on a trouvé deux autres sépultures plus récentes de quelques siècles, très vastes (la rotonde de la plus grande a 13",60 de haut sur

14%,20 de diamètre), et malheureusement pillées dans

l'antiquité. On appelle l'une, Trésor d’Atrée ou Tombeau d'Agamemnon, l'autre Tombeau de Clytemnestre. — Cliché du D' Mercier.

La Porte des Lions, à Mycènes (FIG. 14, p. 29).

Porte principale de l’acropole mycénienne. Voir la caustique description qu'en ἃ donnée About au chapitre premier de La Grèce contemporaine. L'ouverture a 3 mètres de large sur 3",20 de haut et sur 1*,90 de profondeur. Les dimensions correspondantes du linteau sont de 4,50, 1 mètre, 2 mètres. Le bloc sur lequel sont sculptées les deux lionnes, dont la tête est enlevée et que sépare une colonne, a une hauteur de 3 mètres.

Au commencement du v°siècle av. J.-C., Mycènes n avait plus qu’une importance secondaire; elle fut, comme Tirynthe, détruite par les Argiens, en 468. Pausanias (τι 5. ap.) n’y vit que des ruines. — Cliché H. Pernot.

Stèle de Sigeion (FIG. 16, p. 69).

Une des inscriptions archaïques les plus anciennement connues et les plus célèbres. Autrefois sur l'emplacement de l’ancienne ville de Sigeion (Troade),

aujourd'hui au Musée britannique. Publiée pour la

première fois en 1728, récemment en 1916 (Ancient Greek Inscriptions in the British Museum, IV, n° MIT). La reproduction de la p. 69 est empruntée à CHanNpLer, /nscriptiones antiquae, Oxford, 1774, in-f°; la copie de 1916 montre combien la pierre a souffert depuis lors et perdu de lettres.

Inscription commémorative, de la première partie du νι siècle av. J.-C. Gravée βουστροφηδόν, le texte

d'en haut (A) en caractères ioniques, celui d'en bas (B) en caractères attiques.

ui τοὐρμοχράτεος τοῦ [Προχόννησίου" χρητῆρα δὲ nat ὑποχρητήριον χαὶ ἡθμὸν ες πρῦταγήϊον ἔδωχεν Συχεεῦσιν. ;

Je suis le monument de Phanodicos fils d'Hermocratès de Proconnèsos. Le cratère et son support et la passoire [à vin], c’est lui qui les ἃ donnés aux gens de Sigeion pour le prytanée. »

58 τὰν ἃ , τ Β. — ὈΦανοδίχου εἰμὰ τοῦ ὐρμοχράτους τοῦ Προχο- Le . “Ὁ ᾽ 1 « S »

RE PEN TE ἘΞ ER Ἢ: ALES 3 VE VEÏOY Ξθωχα νῆμα 2ALYEUEÏCL. AY QE TL τσ γὼ DEAE= ù ar ,

αἴγειν us, © Σινειῆς. Ka DJ

« Je suis le monument de Phanodicos fils d'Hermocratès de Proconnèsos. C’est moi qui ai donné aux gens de Sigeion, afin qu'ils se souviennent de moi, cratère, plateau (ἐπίστατον) et passoire pour le prytanée. Si je souffre quelque dommage, veillez sur moi, gens de Sigeion. Je suis l'œuvre d’Aisopos et de ses frères. »

L'inscription A fut sans doute gravée à Proconnèsos, cité ionienne de 1116 du même nom dans la Propontide; l'inscription B, à Sigeion qui était alors sous la domination athénienne. Le monument est destiné à perpétuer le souvenir de Phanodicos et de

ses riches présents.

Cette double inscription offre un intérêt particulier au point de vue dialectal, puisque la première partie

VIT Se 8

est en ionien, et la seconde en attique. Nous nous bornerons à quelques remarques.

Εἰμὶ est noté EMI dans A, EIMI dans B; mais il ne s’agit là que d'une question d'orthographe.

Τοὐρμοκράτεος (A), τοῦ ‘Eouoxpdrouc (B). L'aspiration initiale du nom a disparu en ionien (τοῦ Eouoxpateos, puis par crase τοὐρμοχράτεος), mais s’est maintenue en attique. L'ionien garde intact le groupe eo; l’attique le contracte en ov.

Προχονησίου (B) est une simple graphie pour Προκονγνησίου: la consonne double n'a été marquée que par un seul signe (p. 173).

- Jonien χρητῆρα, attique χρατῆρα ; voir p. 39.

Une différence lexicologique intéressante : les Attiques appelaient ἐπίστατον 1 ὑποχρητήριον des [oniens.

HOMON — ἠθμόν (A), HEOMON — ἧθμόν (B). Dans le premier cas, "Ἢ marque un ἡ. Dans le second, il mdique encore l'aspiration, et c’est l'E qui marque ln; voir pp. 67 et 68.

lonien πρυτανήϊον, attique πρυτανεῖον.

Συχεεῦσιν (A), Σιγευεῦσιν (B). Dans B, il faut sans doute lire Σιγειεῦσιν; le premier v paraît être une faute du graveur, amenée par la présence de εὖ dans la syllabe suivante. On trouve plus loin Σιγειῆς, nominatif pluriel du type βασιλῆς : le premier exemple du type βασιλεῖς est de 378 av. J.-C.

ENIOEISEN semble être une forme fautive pour ETIOIEZEN

ΠΆΙΣΟΠΟΣ (B), pour Αἴσωπος, avec une aspiration irrégulière; voir page 116.

AAEA®OI (B) — ἀδελφοί, est une crase (p. 197, n. 2), pour οἱ ἀδελφοί.

Re | à NS TRES 4 -- — ve - “—

Fragment d'un décret attique (Fix. 17, p. 71).

Partie postérieure d’une stèle en marbre pentélique découverte en 1897 au pied du versant Nord de l'acropole d'Athènes. Publiée dans Ch. Μισμει.. Recueil d'inscriptions grecques, 1900, n° 671. La reproduction est empruntée à Kern, /nscriptiones graecae, Bonn, 1913, pl. 14.

Décret du v°siècle av. J.-C.

T ’ La CA r veus, Νεοχλείδης Eyoauateue, Αγνόδημος ἐπεστᾶτει, Καλλίας εἶπε᾽ τῆι ἱερέαι τῆς Αθηνάας τῆς Νίχης πεν- NS ET er Ne 9) leu τηλοντα 22 HIS χες Ὑξγράμο Ya Ἐν Ἣν ς ΛΔ Ἣν , ! A 072 "Ὁ - ἀποδιδόναι τοὺς χωλαχριίέτας οἵ ἂν χωλαχρετῶσι τοῦ

[1]οσειδεῶ νος μηνὸς τῆι leplelar τῆς ᾿Αθηνδῆθις Th

Nixn|s.….

à ue né Ἂν

Décret du Conseil et du peuple; la tribu Égéide exerçait la prytanie, Néocleidès était secrétaire, « Hagnodèmos était président, Callias ἃ proposé : les | cinquante drachmes stipulées dans la stèle seront remises à la prêtresse d’Athéna Niké par les colacrètes qui seront (chaque année) en fonctions. Le versement aura lieu au mois de Poseidéon.. »

La stèle où sont mentionnées les cinquante drachmes n'est autre que la partie antérieure de la même pierre, « où se lisent encore deux décrets relatifs à l'institution du sacerdoce d’Athéna Niké et à la construction du temple de la déesse. IL était stipulé dans le pre-

1. Les crochets indiquent les lettres qui manquent sur la pierre et qu’on ἃ restituées.

mier de ces deux décrets que la prêtresse recevrait cinquante drachmes, mais il restait à déterminer et l'époque du versement et les fonds sur lesquels elles seraient prises. Tel est l'objet du décret de Callias.

Le temple dont les Athéniens décident la construction est le temple fameux de la Victoire Aptère qui a été relevé en 1835 sur l’Acropole. Les décrets de la face antérieure nous apprennent le nom de l’architecte, l'Athénien Callicratès, qui fut le collaborateur d'Ictinos au Parthénon et construisit l’un des Longs Murs qui reliaient Athènes au Pirée.

Ba EE.

Fragment d'un compte milésien (FIG. 18, p. 74).

Provient des fouilles que la France ἃ entreprises en 1895 et 1896 sur l'emplacement du temple d’Apollon Didyméen (territoire de Milet). Le Musée du Louvre possède d'importants fragments de sculpture et d'architecture provenant également des fouilles françaises faites à Didymes en 1873. On a découvert en 1895 et 1896 de nombreux comptes de la construction du temple, qui forment une série épigraphique très instructive.

Le fragment qui suit fait partie d’un compte dont cinq autres morceaux ont été retrouvés dans les fouilles allemandes de 1907. 1] est complet dans le bas — donc il appartient à la fin du compte —, complet à gauche et.se complète à droite avec des fragments découverts en 1907. Voir Revue de Philologie, 1919, p. 211 et suiv.

Date : première partie du n° siècle av, J.-C.

La photographie de la page 74 a été faite sur le

ον CAP Ra ETS à Ὁ,

EXPLICATION DES FIGURES f \

verso d’un estampage; ce qui explique pourquoi les lettres apparaissent en relief et non en creux.

Ι, inscription, complétée par les autres fragments, se présente ainsi :

EN Re, Ti ἀγωγ]ῆς καὶ ἐναρτήσεως μη[χ]ανῆς δικώλου ἀπὸ τῆς νο[τίου παρα-

στάδος πρὸς τὴν ἄρσιν τῶν [σἸ]φονδύλων xai στάσιν τοῦ zi[ovos τοῦ

μένο: οἱ λευχουργοὶ δραχμὰς 33 909 4ob. ᾿Ανήλωται δὲ εἰς αὐτοὺς

γίαν ai εἰς τὴν στόμωσιν τοῦ [σ]ιδήρου χαὶ ὄξυντρα δραχμαὶ 7075 20» ch, Περίεισιν ἐν τοῖς ἔργο[ι]ς δραχμαὶ 26 834 1eb...

γισταὶ ἀνενήνοχαν ἐπὶ τὸ rennes ον], δραχμὰς 2295 4b. ᾿Αγνήλωτα: δὲ

ὄξυντρα nat τὰ λοιπὰ Oaravri[uar]x δραχμαὶ 2800, λοιπαὶ

« Pour le transport à Bd du mur du Sud et le montage d'une machine à deux pieds à l'effet d'élever les tambours et de poser la troisième colonne à compter du mur du Nord : 200 drachmes.

Total (de la valeur) des travaux des marbriers : 33.909 drachmes, 4 oboles.

On a dépensé pour eux, pour leurs vivres, blé et vêtement, pour le transport des pierres, pour l’aciérage et l’aiguisage du fer : 7075 drachmes, 2 oboles, 3 chalques.

Reste au chapitre des travaux : 26.834 drachmes, 1 obole. »

Nous avons sous les yeux le compte des travaux exécutés par les marbriers (Asuxouoyot). Le montant

s'élève à 33.909 drachmes 4 oboles, d’où l’on déduit les frais de nourriture et d’entretien, soit 7075 drachmes, 2 oboles, 3 chalques. Le reste (26.834 drachmes, 1 obole) est exact; on a seulement arrondi le chiffre des chalques, qui a'été porté de 3 à 8, c’est-à-dire à la valeur d’une obole. Si les frais de nourriture et d'entretien sont déduits du total des dépenses, c’est que ces frais incombent au temple, dont les marbriers sont les esclaves. Les marbriers sont « les esclaves sacrés du dieu ». Toutes les autres dépenses sont à la charge de la cité.

Mèmes opérations dans le compte des carriers (λατόμοι) :

« Travaux des carriers placés sous les ordres d’Apollas, au nombre de 15, y compris 3 valets. 115. ont coupé et taillé 7 tambours de colonne, soit 978 pieds cubes, et un chapiteau ionique, soit 175 pieds 1/8 1/16... »

La suite de cette inscription exigerait un commentaire trop technique. Après le total de la valeur des travaux des carriers vient le total général (1. 18). Ce total général ne peut dépasser 32.7.99] drachmes, 7 chalques.

Remarquer à la fin la notation milésienne de 2000 : un B, au-dessus d’un Π à trois branches (sampi).

Papyrus du Louvre (Fit. 19, p. 79).

Publié par Brunet ΡῈ PresLe dans les Votices et extraits des manuscrits de la Bibliothèque impériale, 1865, tome XVIII, p. 208 et suiv. Date : 157 av. J.-C.

na

βασιλιχοῦ γεωργοῦ τοῦ ἐχ Ilazvauero

< Oo leu

Ηραχλεοπόλίτου. Eïbiogévoc

Ξ 1 4 Si δ᾽ ἔρχεσθαι els τὸ πρὸς Μέμφει μέγα Σαραπιεῖον rat ἐνιαυτόν, ὅπως θυσιάσῶω;

τοῦ δὲ χε Si c) Αθὺρ χη; θυσιάσαντος μοῦ;

χατέλυσα ἐν τῷ ᾿Αγουβιείῳ, τῇ δὲ χθ )υαθαντός δεὶ ra =) ?A Εἴδυ. δεξὶ ἀνάβαντός σου εἰς τὸ ᾿Ανουβιεῖον ἐπὶ

LE tn, ΟΝ EXPLICATION DES FIGURES

ι τ NA ᾿ Υ rs / 20 μὴ χωλύ[ειν με] ἐὰν βούλωμαι ἐπανάγειν

LA \ Ἀ τῷ τς LL .

εἰς τὴν AOUNV, διὰ τὸ χωλὸν ὄντα τοῖς

« À Poseidonios archisomatophylax et stratège, de la part d'Harmaios, fermier royal du village de

Paanamétô, dans le nome Héracléopolite.

Jai l'habitude d'aller tous les ans dans le grand Serapeum de Memphis, pour offrir un sacrifice. Or, la 25° année, au 28 du mois d’Athyr, mon sacrifice achevé, je me logeai dans le sanctuaire d'Anoubis. Le 29, tu montas à l’Anoubéion pour te saisir de brigands. Malgré ma circonspection, au moment où je me proposais de gagner le Serapeum, quelqu'un de tes gens profitant de la confusion, voulut me dérober mon manteau; je m'y opposai; il dégaina et me blessa de son épée à la jambe, en sorte que je suis resté boïteux jusqu’à présent. Je demande donc, puisque, grâce aux dieux et à ta Fortune, j'ai échappé à la mort, d'ordonner à tes gens, si tu le veux bien, de ne pas empêcher un boîteux comme moi et qui ἃ

tant de peine à se procurer le nécessaire, de retourner dans son village, afin que je ne meure pas de faim. [Ainsi je te devrai de m'avoir secouru.

Sois heureux.]|

Le texte est un mémoire (ὑπόμνημα) adressé à un haut fonctionnaire par un fermier royal, Harmaios, c’est-à-dire par un de ces cultivateurs, le plus souvent de condition modeste, qui prenaient à bail, aux termes d’un contrat fixé par le Gouvernement, des parcelles du domaine royal (βασιλικὴ γῇ, βασιλιχὸς γεωργός). Ce domaine comprenait d’ailleurs une grande partie des terres d'Égypte, et, en théorie du moins, le rüi était aussi propriétaire des autres, qui n'étaient que concédées à leurs possesseurs. Harmaios n'était sans doute pas capable de rédiger une telle requête et elle a dû être écrite par un de ces écrivains publics qui tenaient échope dans les villages. Poseidonios, auquel il s'adresse, est honoré de la plus élevée des dignités auliques; il est archisomatophylax (garde du corps en chef). Sa fonction est celle de gouverneur du nome, et c’est ce que veut dire son titre de stratège, qui a perdu, à cette époque et dans cet emploi, à peu près toute signification militaire.

Papyrus de Lille (FIG. 20; p.70)

La planche reproduit deux feuillets d’un cahier d'écolier grec d'Égypte, probablement chrétien, du τιν siècle après J.-C. Ce document, acquis en Égypte par Urbain Bouriant est connu sous le nom de Papyrus Bouriant n°1. Il se compose de 11 feuillets et contient divers exercices élémentaires de lecture et

Μασ νυ νυν tt de: dt de où D sn D db sin

d'écriture tels que ceux qui étaient en usage dans les écoles de Grammatistes. D'abord des listes de mots, surtout de noms propres, disposés par ordre de difliculté : en premier lieu les monosyllabes, puis les dissyllabes, jusqu'aux quadrisyllabes inclusivement; ils sont rangés dans chaque classe par ordre alphabétique, à raison de quatre par lettre. Puis une série de cinq bons mots de Diogène (χρεῖαι), dont le texte est disposé en colonnes, chaque motoccupant une ligne. Ex. ᾿Ιδὼν Ι μυῖαν | ἐπάνω | τῆς Ι τραπέζης | αὐτοῦ | εἶπεν" | καὶ | Διογένης | παρασίτους | τρέφει. « À la vue d'une mouche sur sa table, il dit : Diogène aussi nourrit des parasites. »

Ces anecdotes sont suivies de 24 sentences en trimètres iambiques, dont plusieurs se retrouvent dans les fragments de Ménandre ou lui étaient attri- ἡ buées (γνῶμαι μονόστιχοι). Chacune tient deux lignes : elles sont rangées par ordre alphabétique des premières lettres de chaque vers. Ex. Θάλασσα χαὶ πῦρ xat | γυνὴ τρίτον χαχόν. « Mer, feu et femme, triple mal. »

Enfin venaient onze vers du prologue de la première collection des fables du poète Babrius. Le cahier se termine par la souscription dont il sera question plus bas. |

Dans le texte de notre page 77, qui occupe dans l'original la page 2 du feuillet IV, on lit à la première colonne : [Πάτρο]χλος, [Πρίαμ]ος, [-]rwp, [{Πίν]δαρος, [Ῥ-͵ος, ‘Plouoluhos, [Ῥηξήϊνωρ, [ῥαβ᾽]δοῦχος, [Σθέ]νελος, ΓΣκά]ααν[δΊρος, [Σαρ]πη[δών! ; et à la seconde colonne : Τήλεφος, Τιθωνός, Τυφωεύς, Τελαμών, “Vous, Ὑπέρης, Ὕθαλος, Ὕλλος (pour Ὕελος), Φέρεχλος, Φορμίων, Φήμιος, Φάληρος.

TS PE TOMATE "4 ST PEL γα +

A droite, se trouve le feuillet XI, final. Il contient le vers 12 du prologue de Babrius :

Ce! D) Γ᾽ m7 / si 2 , EQUET εκ ᾿γὴ ᾿ς TAVTA, [LYOEV αἰτουσῆς; Tout naissait de la terre, sans qu’elle demandât rien.

Puis vient la souscription : ΕἸὐτυχῶς τῷ | [Élyovrt χαὶ τῷ | [ἀν]αγινώσκοντι | [μᾶλ]λον δὲ τῷ | [νο]οῦντι, « Bonheur à qui le possède et à qui le lit, plus encore à qui le comprend. »

Les papyrus et les ostraka d'Égypte ont fourni plusieurs documents analogues. Celui-ci a été publié par P. Jouguet et P. Perdrizet, dans les Studien zur Paläographie und Papyruskunde de C. Wessecy, t. VI (1906); puis par E. Z1esarrn, Aus der antiken Schule (Sammlung griechischer Texte auf Papyrus, Holztafeln, Ostraka), Bonn, 1910. Voir aussi E. Zre- BARTH, Aus dem griechischen Schulwesen, 2° édit., Berlin, 1914, p. 127, et P. Beunrez, Qua ratione Graect liberos docuerint, Dissert. Münster, 1911, passim. La restitution pour la souscription proposée par W. Crünert, Studien de Wessely, VI, p. 185 et adoptée par d’autres savants allemands, est impossible matériellement et fantaisiste.

Manuscrit Ÿ de Démosthène (FIG. 22, p. 82).

Ce célèbre manuscrit date du x°siècle et se trouve à la Bibliothèque nationale de Paris. Le texte reproduit p. 82 est le début du Discours de Démosthène contre Stéphanos. En voici la transcription, avec la ponctuation et les accents tels qu'ils se trouvent dans le manuscrit :

EXPLICATION DES FIGURES 219 Kara Στε y'ueudo à ατὰ Στεφάνου ψευδομαρτυριῶν.

LS € Ἂς Ὁ >= δὲς a So D -

, ὑπο Φορμίωνος ὑβριστιχα χαὶ δεινα᾽ δίκην παρα τῶν αἰτιων = ! 1 AREAS a: , e - \ mAH ληψόμενος πὰρ υμῖν᾽ δέομαι δὲ πάντων ὑμῶν χαὶ ἘΠΕῚ 5 ὺ ὺ ὺ

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