L’ECHO DU CABINET DE LECTURE PAROSSIAL
décidant alors à exécuter son dessein, proposé en 1703, sur la flotte de Virginie, sur celle de Terre-Neuve et contre les Colonies anglaises, depuis à Carolline jusqu'à Bacton, il se rendit à la Havane. IL venait d’y arriver lorsqu'il fut etteint des fièvres et emporté le S Juillet 1706.
Tels sont les services que rendit le Sieur d'Iberville. On voit que, pendant vingt ans de savie, il n’a pas été un an sans faire quelques actions nouvelles, également périlleuses et glorieuses aux armes du Roi. En temps de paix, il s’est sacrifié à la découverte et à l'établissement de la Louisiane, qui est un des plus beaux et plns riches pays du monde. Tant qu'il a vécu, il a soutenu cette garnison et Colonie naissante, non-seulement par ses services et ses conseils, mais par de grosses sommes de son bien qu’il'a avancées sans intérêt, le Trésor n'étant pas en état de les fournir. Les Sommes provenant du dernier armement qui lui coûta la vie, et causa à ses enfants la plus grande perte qu'ils pussent faire, réduisirent de beaucoup la fortune de la Dame Bethune, sa veuve, et de ses quatre enfants mineurs. Par contre d’Iberville légua à sa famille quelque chose de préférable à tous les trésors du monde: la réputation d’un homme de bien et celle du plus grand homme de mer qu’ait possédé la Nouvelle France.
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