‹ D'Iberville ou Le Jean-Bart du Canada [microforme]Chapitre 4 sur 5 · DE CE · texte numérisé non relu

DE CE

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les bons services qui dépendront de lui” Le Roi renvoya d'Iberville au Mississipi, à la fin de l’année 1699, afin qu’il fortifiât son Etablissement, le changeât s’il l'estimait nécessaire et prit de plus amples connaissances du terrain, des manufactures qui s’y pourraient faire, des mines qui s’y pourraient trouver et des côtes de la mer, à l'Est et à lOuost du Mississipi. Ces instructions sont du 22 Septembre 1699. Ce voyage ne fut pas moins heureux que le précédent. A son retour en France en 1700, d'Iberville fut encore chargé par Sa Majesté de repasser en Louisiane. Il partit en Septembre 1701; ses instructions ui avaient été remises le 27 Août 1701.

D'Iberville exécuta dans le voyage tout ce qui lui avait été ordonné t revint en 1702. C'est alors que Sa Majesté l’honora de la commission de Capitaine de vaisseau, dont M. de Pontchartrain lui donna avis par sa lettre du 15 Juillet 1702. Comme d'Iberville avait été attaqué des fièvres, en passant aux Iles, ce fut le Sieur Dugué de Boisbriand qui fut désigné pour porter les secours nécessaires à la Colonie, sous sa

direction et avec ses avis.

PROJET GRANDIOSE D'IBERVILLE CONTRE LA FLOTTE ANGLAISE DE BA VIRGINIE ET CONTRE LA CAROLINE.—IL MEURT AVANT D'AVOIR PU L'ACCOMPLIR.

Cependant, toujours plein de zèle pour la gloire des armes du Roi, d'Iberville méditait une autre entreprise sur la flotte de Virginie, contre toutes les côtes de la Nouvelle-Angleterre, la Caroline inquiétant les Espagnols dans leurs ports de la Floride, et sur la flotte anglaise de Terre-Neuve. Sa Majesté agréa son projet, lui accorda cinq navires et deux flottes ; mais, les affaires de l'Etat ayant obligé le Roi à retenir trois de ces navires pour les employer ailleurs, Sa Majesté ne put porter .xite l'attention qu'Elle eût voulu à cet armement, prêt à prendre la mer. C'est ce qui paraît par la lettre que M. de Pontchartrain écrivit à d'Iberville le 15 Octobre 1703. Malgré ce contretemps, d'Iberville ne se rébuta point. Il forma un autre projet qu'il se proposait d'exécuter avec le Pélican, la Rénommée et uno petite frégate. Ces vaisseaux lui furent accordés ; mais, les affaires de l'Etat ayant encore mis obstacle à leur départ, ce projet resta sans exécution, comme il paraît par une ‘ettre du 23 Janvier 1704. Enfin, M. de Pontchartrain ayant souhaité que M. d’Iberville vint à Paris, il lui envoya son congé à la fin de Juin 1704. D'Iberville s’y rendit; mais 1l tomba si grièvement malade, que son épovse y vint en poste de la Rochelle, avec le Sieur de Sérigny, son frère.

Sa santé s'étant rétablie, d'Iberville s’occupa de nouveau de l'armement qui fut agréé en 1705 et exécuté en 1706. Quoique son dessein eût transpiré dans les Iles et chez les ennemis, il ne laissa pas que de subjuguer une de ces Iles ; il prit aussi plusieurs vaisseaux et nombre de nègres. Se

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