‹ D'océan à océan [microforme]Chapitre 11 sur 34 · RE CR LIEN HONTE · texte numérisé non relu

RE CR LIEN HONTE

A Tarim — ee ne mt 2 + —

à peu près aussi incertaine que celle des rois. Les

peuples sont pour nous des frères tant qu'il ne se prolo leur en coûte que des paroles. | reprime:

Philadelphie, dit encore fort justement M. Vos donné re sion, est la vraie capitale historique et nationale mes le des Etats-Unis. On y revit le passé et le passé dal Monume Etats-Unis, je le préfère au présent.Cette ville d'un Nord. In: million deux cent mille âmes n'a pas ce caractère de Paris, provisoire des autres grandes capitales de l’Union] "aissance New-York n'est qu’un passage, Chicago est l trales sign prototype de ces « villes champignons » démesur d'admirab rément gonflées en quelques saisons, Boston qui cette époc se targue de représenter la vieille Angleterre es 4u point d froide et prétentieuse, c’est une cité hybride, « William P fond sans caractère, Saint-Louis est inhabitable € trale doit d’ailleurs avpartient à l'Amérique « neuve », el Pä Villon de fin,pour citer les plus grands centres,la Nouvelle Dans Ia £ Orléans est à demi-latine ; seule, Phiiadelphie ma'à'es — du

notre comr Saïqué du d du New-Y.

autres une indiqué co lantaisistes.

our dans 1

Surprise ch

parait résumer l'Amérique de l'Indépendance, cell des Franklin, des Thomas Jefferson, des Coke,de Madison. et la page que Chateaubriand lui cor sacra reste toujours vraie en dépit d’un accroiss ment formidable. Les quartiers neufs de la cité ,pensylvanienune entourent comme d'une ceintu élégante ces antiques quartiers qui fleurent boni temps des perruques poudrées.Le sonneur allég rique, que toute bonne patriote philadelphiend@"0Pres que met, dans son salon à la place d'honneur, le pet 1€ puis

carillorneur de bronze qui met en branle unecl@f®s demeurs che imaginaire et lance aux échos du DelawareÏF°!es cossud tocsin de la liberté ne parait plus dater de 17°" hôtels On ne s'étonnerait pas de rencontrer par MW‘'e *on vi rues des marchands en culottes courtes, des bof: ruisse]: geois en habit de drap marron, des soldats en 4f*!e$ du cen

togan et des ladies en cornettes. Notre fine '1te s’aper. rète filtrant

se prolongea sans fatigue jusqu’à six heures. Nous reprimes alors le chemin de la gare où nous avait 2 EU rendez-vous M. de Pierrefeu. Nous longeâal mes le City-Hall, le plus beau sans conteste des de monuments modernes que possède l'Amérique du d'u Nord. Inspiré visiblement de notre Hôtel de Ville de Paris, ce bâtiment a une bonne tournure Re-

dé

à | naissance. Il ne manque que des fresques magis- St 1 trales signées Toché pour en taire quelque chose Les d admirable. Elles seules seraient dans le ‘‘style” de qu cette époque brillante et complèteraient l’œuvre re el 20 point de vue artistique.Une statue colossale de Le, a William Penn, alors reléguée dans une cour cen-

trale doit prochainement surmonter le plus haut pavillon de ce bel édifice.

Dans la gare — d'une richesse et d'une élégance rares — du Pensylvania-rail-road, nous trouvâmes notre compagnon en train d'arpenter le sol mosaiqué du grand hall et plongé dans un numéro du New-York-Herald. Nous avions les uns et les autres une heure d'avance sur le départ — mal indiqué comme toujours par des horaires ultra fantaisistes. Nous en profitâmes pour faire un our dans les quartiers neufs et nous y béâmes de surprise charmée devant ces rues coquettes et propres que bordaient de merveilleux petitshôtels. ene puis mieux donner une idée de l’élégance les demeures de West Walnut Street et autres joies cossues qu'en les comparant à nos plus jolis petits hôtels du quartier Monceau.Certes il devait aire bon vivre dans ces homes délicieux,capitonbés, ruisselants de luxe et où, par les grandes aies du centre, des salons d'une richesse étonante s’apercevaient baignés d'une lumière disrète filtrant à travers les stores de soie bouillonnés

ble «l », El

à l'italienne... Nous croisimes à un « corner» net deux jeunes filles dont l'exquise silhouette donnait Ep LE ; - raison au dicton populaire lequel décerne aux; femmes de Philadelphie, de préférence à touies EE, celles de l'Union,la palme de la beauté. Ces deux} à pied, le. yung-ladies arboraient de petits chapeaux melons, des corsages masculins, hermétiquement bou- | d tonnés mais fort bien remplis et sous leur june relevée je m'aperçus qu’elles portaient bottes ver. nies et culottes de drap. De mignons éperons

meur,sa g blement .

école. M:

Eun « lutte:

sonnaient à leur cheville et d'un petit geste Nous p délicieux elles coupaient de temps à autre l'ai cigares co: d’un coup de leur cravache. Elles allaient évi gars je noi demment à quelque cours d'équitation. Je devais en gare de parcourir toutes les villes de l'Union sans jamaï;nutes pu retrouver cette captivante et fugitive impressionl}e dining-c.

et le souvenir des deux mignonnes amazones eERe Lrofu. resté pour moi comme une des plus caractéristiques et des plus charmantes des apparitions féminines de notre voyage.

Cependant l'heure approchait où nous devioni reprendre la route de Washington. Bientôt nou nous installions dans un moëlleux reclining-ca et nous quittions Philadelphie comme la nu épaississait ses ombres.Cette ligne du Pensylvani est la première,sans aucune espèce de comparaison des lignes de l'Union pour le confortable des ca comme pour la rapidité des services. Une heu plus tard, à je ne sais plus quellz jonction, noi montions dans un dining-car de premier ordre 0 nous fimes un joyeux diner arrosé de Ponte Canet. Le docteur ne tarissait pas sur Philadelphi et.sur ses souveairs d'enfance. Il était amusant ass long voi possible dans ses évocations de la vie américaïButôt attraye d'alors et notamment dans f’histoire tout à fiBientôt ch.

dison etno 00m tandis apide les g jordaient 1:

horizon, anchée étr é nouveau ington. No près nous « os chambré Le départ sez claire user un ce bus confier Imann-Ca

IMPRESSIONS D'AMÉRIQUE 11q

"M digne de la plume de Dickens de son voyage de at Buffalo à Philadelphie sans un cent et après qu'on UX D lui eût volé l'argent envoyé par son père. Partie SD cn steam-boat,partie en voiture et beaucoup aussi Ut D 2 picd,le jeune Topinard avait traversé ces distances énormes, se sauvant toujours par sa bonne hu- | meur,sa gentillesse et son tempérament remarquablement « débrouillard ». C'était là une rude

ver-Mécole. Mais je dois ajouter qu'elle avait formé ron un « lutteur >.

este Nous primes le café et nous allumâmes les

l'air

évievais mais ssion es esth iques nines

cigares comme le train, après une course affolée dans le noir opaque de cette nuitsans lune,entrait en gare de Baltimore. La machine souffla trois minutes puis nous repartimes. Nous avions quitté Je dining-car, éclairé jusqu’à l’aveuglement, par ne profuson sans pareille de petites lampes dison et nous fumions dans la tiédeur du Snokingoom tandis que s'inclinaient au passage de notre apide les grands arbres un moment illuminés qui evionBbordaient la voie. Bientôt des clartés parurent à t nouMhorizon, nous passâmes avec fracas dans une ng-Ciiranchée étroite puis — au pas — nous franchîmes a nue nouveau la ceinture de jardins fleuris de Wasvari@ington. Nous sautions enfin à terre et dix minutes raisotprès nous dormions du sommeil des justes dans es caios chambres déjà familières d'Arlington-Hôtel. heut@ Le départ de Washington s’effectua par une , notisez claire matinée ce qui ne laissa pas de nous dre oMuser un certain plaisir. Nous allions, en effet, Pontelbus confier pendant cinq jours et cinq nuits aux delphiiimann-Cars américains et la perspective d’un sant 1Bssi long voyage s’égayant d'un peu de soleil était ricaïutôt attrayante.

à fiBBientôt chacun d'entre nous, mollement étendu

OR nn IE 2e Pa CERTES

dans son reclining-chair, attendait l'instant du forts des départ, lequel s’effectua, comme d'habitude, sans boisés, nc la moindre cérémonie, et à l'heure exacte. Nouwable ma jetâmes un dernier coup d'œil sur les jardins dulSystème d Smithsonian. igueur. F

Le Potomac entre ses rives de sable jaune dis Su Pacifiq parut rapidement, le train prenant une allureBbiens ont rapide. Je dois dire que nous quittâmes WashingtonBBbattage r sans regret. Quand ou sort de New-Yorket qu'onuelles eff n'est pas encore habitué à la vie américaine, Les incend capitale de l’Union cause une impression reposantoréts amé de bonne et paisible vie provinciale; mais à Bt d'enthou

longue, on se lasse de la monotonie de cette ville Je m'’atte trop peu peuplée pour sa taille et la largeur de seleur que j avenues, on finit par trouvertristes ces monumentiMais il fa autour desquels l'herbe pousse, dont les courBavant ami sont désertes et que n’anime aucune garde. C'elBtant reven: une ville officielle dans toute l’acception du motlément end

jisaient aut escription bservatoird lus longte bientôt n à plate. for Les Panor Ylvanienne ème note ues vallon éanmoins P sation pr gés dans Ja Les feuille Die d’un tap air, voletai De ci, de

il n’en reste qu'un souvenir précis mais froid.

Nous filions maintenant dans la direction dl Hafrisburg où nous allions échanger notre recl ning-car contre un sleeping qui devait ne se sépar de nous qu’à Saint-Louis. Une carte à la main Prince suivait la route tout en semant des annoti tions sur le fameux petit carnet dont bien dé pages étaient déjà roircies.

Une température de serre chaude régnait da le wagon : Aussi, fort ami du grand air,me rendis sur la plate-forme d’arrière du car, lequel se tro vait être le dernier. l'y restai deux heures, se rêvant et voyant défiler ‘des deux côtés de la ro une nature charmante que je ne saurais compaf qu'à certains paysages de l’Est dans nos départ ments forestiers. De petites élévations de terr: — peut-être les lointains et très atténués cont

du Sans [ous ; du

dis.

llure gton ju'ot

forts des Alleghanys — m'apparaissaient,joliment

boisés, nous courions à travers une forêt intermi-

hable mais d'aspect nullement sauvage et où le système des coupes raisonnées me parut mis en igueur. Plus avancés en ceci que quelques états

Bu Pacifique et que le Canada, — les Pensylva-

Le, Lil

sante s à ville de se menti cout C'est

jiens ont sans doute compris l'a/antage d’un battage rationnel. Plus tard je ne vis que trop quelles effroyables hétacombes avaient, avec l’aide

es incendies, mutilé stupidement et enlaidi ces

forêts américaines qui causèreut tant d’admirations t d'enthousiasmes poétiques.

Je m'attendais à être bientôt rejoint par le doceur que j'avais laissé dans l’Appleton Guide. ais il faut croire que le passage auquel mon javant ami s'était attaqué manquait d'intérêt, car, tant revenu dans le wagon, je l’aperçus profonément endormi; son livre et quelques newpapers jisaient autour de lui éplorés. En revanche, à la escription que je fis au prince de mon petit jbservatoire, son Altr:se ne voulut point rester lus longtemps dans létouffante chaleur du car,

bientôt nous étions installés l’un et l’autre sur à plate-forme.

Les panoramas successifs de la campagne Penylvanienne se succédaient — toujours dans la ème note : des bois, encore des bois avec quelues vallonnements peu élevés, mais suffisants éanmoins pour borner l'horizon. Aucune manistation printanière n’animait ces bois, encore gés dans la léthargie de l'hiver.

Les feuilles mortes couvraient littéralement la Die d’un tapis jaune et,attirées par le déplacement fair, voletaient en tourbillon devant nous.

De ci, de là, quelques stations qu'on devinait

uniquement destinées aux besoins de la populatioble sur le forestière; de longues files de bois coupé,alignéeorandes 1 avec ordre, et, — s'érigeant comme une sortant, dev d'arc triomphal — le gabarit, l’appareil destinbrogrès. 1

à mesurer la hauteur et la largeur des wagon chargés de manière à leur permettre de pass sans accidents sous les ponts et sous les tunnel

Nous vîimes là une preuve de plus du soin qu’a portent dans la pratique de leurs travaux ces ami ricains que l’on croit encore en France des risque tout impossibles et des imprudents de premi ordre.Au bout de quelques semaines de séjour s la terre américaine les appréhensions qu'ont p faire naître les légendes disparaïssent entièremerf

Heuri d'ar Drné de dé es larges ; ylvanienn ecoués, m ersorts du es boîtes à e l'Ouest « éral !.., P re, imméd

pour faire place à une quiétude absolue. Le see trouva e: vice sur toutes les lignes de l’Union présente tou. de Pierr autant, sinon plus de sécurité qu’en France et lsBous fourni systèmes de signaux et de manœuvres les plie plaisante

tranquillisants y sont mis en vigueur. Sans dout il y arrive des accidents, mais la moyenne, quan on songe à l'immense réseau des voies ferrées dé Etats-Unis, estsensiblement inférieure aux moye nes européennes.

Nous faisions ces diverses constatations tan! que sur la droite du train apparaîssait une larg et imposante rivièse qui n'était autre que la Su quehannah.Nos compagnons nousavaient rejoint sur ce que j'appelais pompeusement la « perspel tive plate-forme ». Partout où cinq français so réunis, la mélancolie ne dure pas longtemps et| tristesse qu'avait fini par faire naître cette long course à travers des bois dépouillés et morn@uet pouri se dissipa rapidement. ants, Enfi

Nous nous rendîmes alors au Smoking-room @r, duquel là nous nous livrâmes à des plaisanteries vari@tre habitat

oyageurs hons sous égnait. Pou Fe du « po ença à ba aditionnel xonne, Île ons à Harr rgeur enja Île et nous reoù nous puis, Le doc les coins (

ble sur le déplora retard où croupissent nos plus prandes voies ferrées que leur monopole cepensortant, devrait obliger à suivre un peu ia loi du stinMbrogrès. Etendus sur les divans du fumoir tout \gont fleuri d'arabesques et d'incrustations orientales, ass orné de délicieux miroirs biseautés tandis que par nel les larges glaces aux doubles verres,la nature Pen- Lu’ap ylvanienne déployait toutes ses grâces, non pas ‘améliecoués, mais mollement bercés sur les triples squeMersorts du Pulmann, nous accablâmes de brocards emieliies boîtes à puces, les cercueils roulants du P-L-M, ur suc l'Ouest et de toutes nos lignes françaises en géont pBéral !.… Puis le docteur ayant sorti son baromèemeire, immédiatement cet instrument de précision e trouva en contradiction formelle avec celui de

ation née

,e set te tou. de Pierrefeu, d'où l’inévitable discussion qui > et ldous fournit à point nommé la somme habituelle

e plaisanteries.. Dans l'intérieur du car où !e: oyageurs yankees somnolaient comme des pyons sous leurs couvertures, un silence parfait Égnait. Pourtant, il y eut un nouvement à l’arriée du « porter », un nègre superbe, qui comença à battre, à l'aide du petit balai de paille aditionnel et inévitable dans toute l'Amérique xonne, les pardessus des voyageurs. Nous arrions à Harrishburg.Un pont métallique d’une belle rgeur enjambant la rivière nous conduisit à lä Île et nous mîimesenfin pied à terre dans une vaste re où nous attendîmes l’arrivée du train de Saintps etuis. Le docteur profita de la halte pour parcoulong les coins et les recoins de cetteimportante stamors et pour interwiewer quelques gentlemen obliants. Enfin le bienheureux Pulmann-Sleepingoom @r, duquel nous allions pendant cinq jours faire varié@tre habitation, arriva traîné par une forte locc-

es plu s doul quan ses dé oyel

s tand e larg la Su ejoin erspel ais S0

124 D'OCÉAN A OCÉAN ville indus u premie ointains s’

motive. La longueur des wagons américains e étonnante: on se demande même comment ils frank chissent sans accident les courbes, pourtant durg

et fréquentes sur toutes les voies de l'Union. Le paysa

On sait que ces wagons sont divisés en un certaMpersions le nombre de boxes à deux personnes — que chacun "4nhes e! possède ainsi vis-à-vis l’une de l'autre une son <Vant le p de petit divan. Au-dessus des têtes court une suirMi °° YEUX. de vastes casiers, véritables bijoux d'ébénisterieduivre.de h qui,rabattus le soir,forment un lit supérieur, tand dise que les deux divans rapprochés par un ingénieulp®""e Crépu système de coulisses forment le lit inférieur. & d'ombr

Ce dernier est de beaucoup le plus agréabiiif Une grand

annah, tan areilles à d ortions d’u:

L'eau reflé gamme ve e la nuit co ela était be Cependant ner. Un wa bus offrit u kvions bien écrable lig

D'abord parce que l’on a, sous les yeux la fenêtr soigneusement doublée de manière à ne laiss passer ni air ni poussière et ensuite parce que lei est, en somme, mieux maintenu, bien calé et du accès facile. Je me suis demandé comment l’ingéniol sité des constructeurs de Pulmann'cars n'avait m trouvé moyen derendre plushabitablela couchet supérieure où rien ne vous cale, où vous êts menacé d’un continuel versage et où les pris d’air du plafond vous envoient des vents coul redoutables. Cependant je n’ai jamais entendu américains formuler la moindre plainte à ce suj et j'ai été fortement étonné qu’une compagi rivale comme la Wagner-Company n'ait pastrou un moyen de rendre les deux « birth » égaleme confortables. Ce serait un rude coup porté à maison Pulmann dont le matériel, estimé à à centaines de millions ne saurait être transfort ou changé rapidement.

Au départ de Harrisburg nous nous réuni au fumoir, qui formait selon l'habitude un pet salon charmant à l'arrière du wagon. Harrisb

Le dîner a net fut gai.

lent d’entre zèle des no rt, je comp

ville industrielle et peu engageante s’effaça vite ou u premier tournant du railroad ; d’ailleurs, les | ointains s’estompaient de roux, la nuit venait.

| Le paysage avait grandi tout à coup ; nous traersions les Alleghanies ou plutôt leurs extrêmes ranches et je ne pus m'empêcher de me récrier evant le paysage splendide qui se déroulait sous os yeux. Tandis que le ciel prenait un ton de uivre,de hautes collines,presque des montagnes, pparaissaient couvertes de bois épais qui, à cette eure crépusculaire, se détachaient avecune net. kté d'ombres chinoises. Au pied de ces coteaux lune grandeur majestueuse se déroulait la Susqueannah, tantôt s’élargissant en baies tranquilles | areilles à des lacs, tantôt se réduisant aux pro- Ra ortions d’un fleuve encaissé et tumultueux. 4 L'eau reflétait en des teintes à la Henner toute RE gamme vespérale des couleurs avant courrières | Et > la nuit comme en un miroir profond et calme. he

ela était beau, réellement beau.

Cependant nos estomacs sonnèrent l'heure du | ner. Un wagon-restaurant placé en tête du train is pus offrit un assez bon repas, comme nous ne k vions bientôt plus en faire sur la prochaine et écrable ligne de Saint-Louis à Pueblo.

s el frank Lure rtait Lcunt sort suit erieel tand nie

éabl enèêtrl laisse e lei etdu gén ait pd che us êts s pris coul ndu e su pag strou aleme rte à é à sfor!

Le dîner arrosé de Saint-Julien et de Pontetnet fut gai.Le docteur — certainement le moins : ient d’entre nous — eut fort affaire de secouer èle des noirs boys chargés du service. Pour ma

ei t, je compris qu’il ne fallait pas demander à rr1s

uni

votre raisonnement, amené à nous considé

ces nègres plus d'efforts que leur très rudimentai

avec un a intelligence n'en comportait et prenant modébleau Hu sur le stoicisme du prince j'attendis tranquitlemen l'époque de Nous finimes, d’ailleurs, par être suffisarnmet}: fatigue : servis et je dirai même que la cuisine me parBarda pas ; soignée. Après quoi nous regagnâmes le fumo@Prince et M où une grande discussion s'éleva sur ce qui na Enfin le d paraissait être le « mauvais côté » des mœurs de fumoir. C des habitudes américaines. u bon doc

— Mais,s’écriait le prince Roland, répondant Blaisanteries une sortie de l'un de nous, vous raisonnez en paf birth juc siens qui veulent retrouver à Harrisburgle boul nthropologi

vard des Capucines. Voulez-vous me dire, je va prie, ce que ferait un maître d'hôtel de la Paix du Café Anglais si, à 8 heures 1/2 du matin, c'es à-dire à l’heure où on fait le « ménage » dura taurant, un gentleman américain s’installait | commandait un breekfast. Sans doute on le ser rait. Mais,après quelles hésitations, quelles allé et venues, quels dérangements pour tout Île p sonnel. Eh bien ce monsieur serait alors, suiv

L'agilité a\ elite ascensic bservations Darwin et npression je atteindre d moncelés auf ndue desa g docteur und ystifier mut rcés par les Sez rudes peon et occas Vers le mili n plafond de ér de mon li érstices des re et nous y

comme des sauvages. — Non, il faut absolume prendre les habitudes du pays que l’on parcouf Il est inutile, n'est-ce pas, de songer à les révol tionner. Estimons-nous donc heureux que ie din soit ici à la même heure à peu de chose près qu France et pour les repas du matin — mettons-nt aux deux séances — breekfast et lunch, si che aux estomacs anglo-saxons.

Ainsi parlait le petit-fils du prince Lucien tante et import que s'élevait au-dessus de nos têtes la fumée Rctrique se tr. tabac français dont nous nousétions approvisionfS la ville à prd à New-Yoïk. Le docteur tout en se tapotiks larges et de temps à autre l'abdomen — car il avait dffit et donnant

avec un appétit de vingt ans, nous régala d'un tableau charmant des primes mœurs yankee — à l'époque dorée et bucolique du settlement. Puis a fatigue vint à la longue. M. de Pierrefeu ne arda pas à gagner sa couchette. Peu après le Prince et M. Léandri en firent autant.

| Enfin le docteur et moi quittâmes les derniers e fumoir. Ce ne fut pas sans faire quelquesniches u bon docteur qui, d’ailleurs, me rendit mes laisanteries avec usure, que je m'allongeai sur abirth juchée au-dessus de celle de l'éminent nthropologiste.

L'agilité avec laquelle je parvins à effectuer ette ascension suggéra au docteur d’intéressantes bservations sur cette descendance du singe chère Darwin et à lui-même. Pour compléter cette mpression je parvins sans quitter mon belvédère atteindre de la main les vêtements qu'il avait monceiés au pied de son lit et cette ascension inatndue de sa garde-robe ne laissa pas que de causer docteur une certaine surprise. Enfin,las de nous ystifier mutuellement, nous nous endormîmes rcés par les mouvements du train : mouvements sez rudes malgré l'excellence des ressorts du agon et occasionnés par de nombreuses courbes. Vers le milieu de la nuit, le docteur frappa à n plafond de bois qui n’était autre que le planer de mon lit. Une vive lumière filtrait par les erstices des aérifères. Je me laissai glisser à re et nous vîimes passer comme en un rêve la tante et importante cité de Colombus. La lumière ée Œctrique se trouvait répandue d’un bout à l’autre ion la ville à profusion, éclairant la perspective de pots larges et longues qui se perdaient dans la it dit et donnant un relief fantastique à d'immenses

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