ord, bon quart tribo... o
changeant des nuages avec leurs effets de lumië
si divers, si inattendus... Tout cela je l'ai goût
compris avec les délices d'impression d’un n&
phyte. Maintenant cette belle traversée est fini
retrouverai-je au retour la fraicheur de mes sel sations premières P
Aussi je me sens malgré moi tout imprégnéi ce sentimentalisme bête qui fait qu’on s’attachea choses; pour un peu j'embrasserais les cordags
Nous sommes tous à netre poste. Le Prince no dominant de sa haute taille, le lorgnon porté ha et reconnaissant à mesure les détails de cet align ment de piers, déjà vu à son premier voyage.
Léandri rappelant le souvenir d'Ajaccio et ne 4 sarmant pas, défendant pied à pied la poësie ses paysages corses qu’il ne veut à aucun prix
artent de ci
tafia sont gd
ent de méfi:
clarer inf refeu auq u voyage et incessik paraissant autres en a n pays de La Bret ous les vai Jouvemen raint d'éci Jon. Trois Je bois pen ur le paqui ju vaisseau achines. ( la grande ue français ous attache st jeté sou lancher du ous aperce rangs se ous cherché uiets ; mais
ns les deux sémigrants t reconnu é, ce besoi onales, ils es auxquels
nt leurs ba
clarer inférieurs aux sites américains. M. de Pier- EEE
un R cor efeu auquel le commandant cause des péripéties QE | tenu voyage, enfin l'excellent docteur insaisissable ‘HE )etitiiet incessible comme une rente, paraissant et dis- Ë DA
noi araissant, parlant successivement aux uns et aux rs eutres en anglais et français tout à la joie de revoir ré lin pays depuis si longtemps quitté. BRL CPE tte 7x Bretagne passe à travers tous les ferrys, ñ am ous les vachts, tous les stearners. Elle a arrêté le 14e pladnouvement de son hélice en bonne géante qui ï sseoïraint d'écraser involontairement quelque myrmilir sion. Trois petits remorqueurs, leurs amortissoirs [ 1 tand@@e bois pendants à leurs bordages, piquent droit HA atiquiBur le paquebot, se collent par leur avant au ventre | 4 Lots Su vaisseau et poussent de toute la force de leurs
élophachines. C'est ainsi conduits que nous arrivons
babolB 11 grande rotonde de la Compagnie transatlanti- 54 je tue française et qu'enfin le trait d'union qui doit ‘14 oranBous attacher definitivement au nouveau monde ë miètst jeté sous la forme d'un pont volant. Sur le ; goü@Blancher du pier, à travers la principale ouverture n néfous apercevons des visages inconnus attendant fini@n rangs serrés les arrivants d'Europe. Nul ne es seous cherche dans tout ce monde aux yeux inuiets ; mais des divers groupes qui le composent artent de ci de là, des cris, des interpellations ns les deux langues ; voire même en italien car sémigrants massés sur la bordure du second pont t reconnu quelques amis et avec cette volubié, ce besoin de bruit particulier aux races mérionales, ils hèlent à pleins poumons... Les homes auxquels on a fait une dernière distribution tafñia sont gais, les femmes sont muetts5 et sernt leurs bambins dans leurs bras d'un mouveent de méfiance convulsive et irréfléchie... Pau-
gné ( heat d'age e no é hat aligt ge. |
LS Rx PET
vres gens... éternelle misère du prolétaire dont |
dé. | | a a surpris.
vie n'est qu'un leurre incessant. Puisse le sol amc
iaducs d ricain vous être plus clément que celui de | dinales de vieille Europe. Hélas l'homme est partout le mére, ne | et ceux qui ont remplacé sur ces rives tant esp, nn rées le Sioux incivilisable et l'Apache féroce n'onf ;1 act in guère de meilleurs instincts. Cette terre amérk,.... ut caine est dure au faible, impitoyable au petit &,;,, Nou l'esprit farouche primitif de ses autochtones à (af, nier place à une autre sauvagerie — celle des businede baigr à peu près aussi indifférente à la douleur humaine...
Comme je me livrais à ces réflexions attristanteRS Cet Ma le débarquement commença; l'anarchie la pli... mal complète régna un instant à bord. Chacur char es de ses bagages gagne de son mieux la passerelle roite la fa, Le flot humain descend — le steamer se vide +. hôtel, tandis que ses salons, ses cabines, ses prome,. mots noirs, hier encore si familiers, si fréquentés, pre... logis. nent l'spect triste et mélancolique des logis abagx pous donnés. ons dans u
+ silence et . | Æ smoking La nuit est entièrement tombée quand, avec. le mac
dextérité d'un guide accompli, le Prince diris notre petite caravane vers Hoffmann-House l des hôtels favoris de l'aristocratie New-Yorkais Nous tombonsen plein soir de Sunday et l’immen ville est déserte, pareille à la cité de la Belle bois dormant. Tout est fermé, de rares passan traversent en se hâtant les « corners » des avenue Un vent froid balaye les rues vides, tandis qu'i dessus de nous avec un fracas de tonnerre | « elevated » bondés de voyageurs, remplis d'u foule coquette et endimanchée, passent nous ci sant à chaque fois un étonnement nouveau. C'e
boutonnié S cent pas mme enn el. Quelque n groupe r, lisent e ns mauvais acieuseté Porters » q Agages à m ès qui nous S« rooms
nt: surprise de tous les nouveaux débarqués que ces
AM ducs de fonte suivant les grandes voies longitule inales de New-York laquelle affecte sur les plans, né: forme d'un gril démesurément allongé prêt à ESPuire on ne sait quel esturgeon fantastique.
DO |! est impossible de se faire dans cette soirée mé bscure une idée exacte de la grande ville amériit uine. Nous marchions, nous marchons... soudain A lacs lumières plus vives, une place irrégulière mais Site aste baignée de la clarté laiteuse des lampes à nainel cs. |
ant C'est Madison Square où débouchent, animées
a Plicore malgré l'heure et le jour ces deux artères charge meuses Broadway et la fifth Avenue. Sur notre ere cite la façade, flamboyante sous les feux du gaz, vide in hôtel, se dresse avec, en lettres d'or, ces
pro me
S, pret S aban
eux mots hospitaliers : Hoffmann-House, c'est tre logis.
Nous poussons la haute porte vitrée et nous pénéons dans un hall dont l'animation contraste avec silence et le vide de la rue. Là des gentlemen smoking deviné sous le pardessus à la mode, avec Bus le mac-farlane de drap mat doublé de moire,
dir boutonnière fleurie, le cigare à la bouche font 1se l'US cent pas, causant à voix basse, lentement pr kaist
mme ennuyés dans un désœuvrement inhabi-
menBel. Quelques grooms peu empressés se détachent Belle Min groupe d'employés qui, assis au long du passa ur, lisent et commentent les « papers » du soir. VENUS mauvaise grâce comme aussi sans la moindre acieuseté un gérant majestueux indique aux porters » qui se sont saisis de nos « parcels » agages à main) l'étage et le numéro des chames qui nous sont réservées. Bientôt installés en s« rooms » vastes comme des salons nous jetons
ep ee de pe - = =
un coup d'œil attendri sur les lits immenses. Sur. tout au sortir des couchettes ultra-minuscules du transatlantique la vue de ces esplanades nou cause un \éritable plaisir. Cependant on vient nous apprendre qu'un ami du Prince nous convie
érité et I nune rec Ques.Mais Je pose, à
cette pr
tous à dîner dans la salle à manger de l'Hoffmannk ne En dépit des prédictions laudatives du gentil, térise homme américanophile et périgourdin de La Bre. astaquouë tagne nos malles n'arriveront, paraît-il, que ve:f..t à: onze heures ou minuit. Diable! Mais à Paris nou che qu les aurions déjà près de nous! ipes, ces « Enfin force nous est de nous rendre en costumes eflorts. de voyage dans le Dining-room de cet hôtel tan! oblesse ch vanté. Justement le dimanche soir est le « jour Æisneur, qi des diners galants de l'Hoffmann. Il est de bon to@hiindres m
d'y conduire les « ladies » élégantes qui pour ut empire ne voudraient être vues ailleurs. La vast salle resplendit,ses murs sont tapissés d'une sort de Lincrusta doré du goût le plus affreux. L'ofes __ visit éclate partout. C'est une pépite, un gisement eldoque habit radesque plutôt qu'un hall. Autour des tables, Pikhient involo groupes de quatre ou de six le tout New-York vi départir dd veur et mondain, les hommes en frac, les femmes maitres d en somptueuses toilettes de ville causent, rienlk temps où | mangent et flirtent. On nous sert à la place d'honfkssert ses P neur un repas de bon aloi et qui dénote la prfBichoire à l’ sence de chefs français, le culte des traditiomelque deux gastronomiques de notre cuisine parisienne. To il faille je en dégustant de petites huitres succulentes servi Les jolies c sur ur lit de glace je jette sur les tables voisin@us la lumië le coup d'œil professionnel du journaliste et dur, côte à c reporter. brtiient san
Bien curieuse à observer cette gentry améfailleurs, en caine. Les fils affinés de cette République à laquelllles avaient Franklin servit de parrain pour la simplicité, l'it@ur la plup:
es acteurs !
uant leursi buriaient à
Suririté et le patriarcalisme des mœurs s'épuisaient S dB à une recherche évidente de manières aristocratinou Les. Mais leurs eftorts n’atteignaient qu'à une sorte vien e pose, à ce manque d'aisance, à ces contorsions, nv cette préoccupation génante de la recherche AN ans les gestes et dans les attitudes qui,chez nous, entiliractérisent ceux que nous avons baptisé « les Breastaquouëres ».Voulant forcer leur talent et visie VE lement attentifs à ne porter un verre à leur NOW ouche que selon d'automatiques et étroits prinipes, ces « snobs » n'avaient rien de cette grâce tumans eflorts, de ce laisser-aller apparent et de cette 1 tan@Boblesse charmante toute naturelle, qu'un grandjour Æeigneur, qu un homme de race sait mettre en ses on to@oindres mouvements. La plupart rasés comme ur Ues acteurs un épais chignon de cheveux noirs pla- | Vast@uant leur sinciput le monocle à l'œil, ces « dudes » + sort@buriaient à tout bout de champ à leurs compa- . L'ofnes — visiblement « allumés » sous la tenue pueldoique habituelle à la race anglo-saxonne. Ils poes, pihient involontairement peut être, mais sans jamais brk V8 départir de leur affectation aux yeux indifférents mmeéfkes maîtres d'hôtels et des garçons. Où donc est rien temps où l'Américain le mieux élevé étalait au d'houfessert ses pieds sur la nappe et se nettoyait la a prBichoire à l’aide d’un bowie-knite. Ces mœurs ont ditionelque deux siècles de date et je ne pense pas . To@h'il faille ies regretter. | servi Les jolies croqueuses de bananes qui dinaient pisin@us la lumière adoucie des bougies à petits abatet dur, côte à côte avez ces Brummel new-yorkais brtaient sans grâce d'exquis costumes arrivés, améhilleurs, en droite ligne de la rue de la Paix, quelles avaient un certain charme de santé; bâties auQur la plupart d'assez garçonnière façon, elles
| | than somptuai me parurent aussi expertes en ce jeu féminin dB, la séduction que les « beautys » de nos restaurant (Bride-ro à la mode. Elle s'essayaient à dégeler leurs com. Jamais l'æ mensaux dont la réserve — que j'aurais volontier cruelle qualifiée de constitutionnelle comme dansla change étoffe son de Ferny, était agaçante pour un français. Le incrusté < flirt anglais etaméricain est tout juste l'opposé dé ; | nôtre et ce n'est ni à Londres ni à New-York qu phie, tu v Boufflers eut puse vanter de « pouvoir encor €} nécborile dépit des ans, mériter un soufflet. » C'était don sique ! Le ces dames qui se mettaient en frais, tandis que mine les rougissaient à leurs moindres questions lesgrandég L: dadais hypnotisés près d’elles. Je remarqu lui cas qu'elles n'étaient point fardées et que leur teint ni son habit: faisait qu'y gagner. Mais ce que je constatai ave regard ap regret ce fut la présence dans leurs mignonne d'utiliser F quenottes d'une foule d’incrustations d'or. Toi plicité Le jours cette exhibition du métal tant chéri. L'or, ” en Amérique une baguette de fée qui embellit ini US tantanément tout ce qu'il touche et tandis que che Ériage —
nous, nos mondaines dissimulent d'in." :ble faço Etats-Unis les petits désastres de leur dentition, les plus fra ches yurz-ladies de l'Union montrent avec fiert des incisives cuirassées de feuilles d’or. Quelques unes s'y font sertir de petits brillants. Et je ne sai