‹ D'océan à océan [microforme]Chapitre 6 sur 34 · EC · texte numérisé non relu

EC

Nous rion

tnous voil:

it le rendre, dit-il: n'ayez donc jamais l'air surpris,

it des peine de passer pour des européens indé- x

rottables. Tenez, j'ai beau avoir déjà fait un as- . s'and. long séjour chez eux, les américains ont juré À 1 le m'étonner quand même. Voici en eflet une he re dé

ettre que je viens de recevoir et où m'est faite OPP étrange proposition de rämener en France

$ NUE bte | LA TR Pic # |

ie ds juelques-uns des derniers spécimens de la race

SAUBouge. Le barnum a confiance dans le succès et Ai SMÉurtagera, m'assure-t-il,avec moi les bénéfices de 114 re dE treprise. Je n'exagère rien,voici cette curieuse El Te, issive. * 1 SSD La lettre passe de mains en mains: elle est MOUSE aire, précise, nette, une vraie lettre de comp- EMEble. Proposition y était faite au prince de renou- k S Pl ciér — indirectement il est vrai, — l'entreprise AZORR Buflalo-Bill, Comme nous nous récriions : ont i - Mais ceci n'a rien que d’extrêmement natu-

PETER], fait le prince, et vous en verrez bien d'autres,

fran estil pas vrai, docteur ?

till Le docteur qui a rabattu les oreilles de sa cas-

card tte et qui fume philosophiquement son petit

de isier répond :

es POUE je suis étonné d'une chose, c'est que cet

dustriel ne vous propose pas de présenter vous-

perb ème au public les Sioux, les Flathead ou Îles

& Clack-feets que vous achèteriez. Dans mon en-

PM nce on eût été plus loin «et l’on vous aurait

lequi flert de vous exhiber à leur tête sur un mustang

ingli dompté ». D'autant que nulle part comme en

pciole mérique lenom de Napoléon n'a ie don d'inté- ia:

APéEecsser le public. Allez — on m'a changé mes LE

ten nkee ! FA +

Nous rions, puis je prends le bras du docteur Fe

no

tnous voilà partis pour une petite excursion à

CDR 6m ac

AMEL 0 7e HA 75

l'avant. Penchés sur l'étrave nous regardons l'ear

le solei irrésistiblement fendue filer en une longue el, Le blanche traînée sur les flancs du transatlantiqueRR 4,

Le vent s'est élevé du large, un petit mouton nement se dessine, j'interroge M.de Pierrefeu qu fume sa pipe à quelques pas.

— Eh! — voici de mauvais signes — mon ci pitaine !

— Et pourquoi?

— Les moutons...

— Sont des animaux charmants.

— Oui dans Mme Deshoulières, mais pas su l’océan.…. le mal de mer...

— Ah! encore... mais c'est une obsession, vou: avez la manie du inal de mer comme on a la ma nie de la persécution.

— Pourtant nous remuans.

— Songez à autre chose.

—- Nous tanguons cependant quelque peu.

— Prenez-moi une solide bouffarde, rien de te pour remettre le cœur en place.

Vaincu par ces réponses et décidé à devenir ui mathurin endurci, je sors à mon tour mon Bus sang et Je bourre une pipe qui, bientôt, en effet me paraît délicieuse et tandis que la brise mi fouette le visage je témoigne de mon contente ment à l'ancien lieutenant de vaisseau qui m répond :

— Tout est là, bien manger, bien boire, biel fumer, c'est par ces moyens fort simples que le marins combattent le mal de mer.

— Et ça leur réussit ?

— Toujours.

Un peu tranquillisé, je poursuis ma prome nade. La nuit baisse de plus en plus, un couche

ue pro) 1er, Un mmensit eux de Ic Enfin 1

docteur «

ine lumië ïei elle:

— Casq

asse,.

Un froic

ous retoi dublots d:

jeu de mc u deux m r le piai uit, beauc ible sur le Nombre onticules oussins, 1 ès narines on, cette

; l'eau

le soleil superbe s'éteint graduellement à l'hori on. De gros nuages très-élevés et peu inquiéants dorent leurs contours aux reflets de fournaise ue projette encore l’astre à demi disparu dans la 1er. Un ou deux petits bâtiments perdus sur cette mmensité se hâtent vers la terre, laissant derrière eux de lourds serpents de fumée noire.

Enfin l'obscurité se fait complète; sans que, le locteur et moi, debout côte à côte depuis une eure, ayons échangé une parole,tout entiers à ce agnifique spectacle de la fin du jour. À ce moent des feux viennent piquer le fond noir de ‘espace, des phares s'allument. Voici Cherbourg t plus loin, beaucoup plus loin, en plèine nuit jne lumière vive, inattendue, semble surgir de la “ei elle-même.

— Casquets ! nous apprend un matelot qui passe.

Un froid léger nous gagne et tout doucement ous retonrnons vers le centre du navire où les ublots du salon resplendissent. Pourtant 1l y a eu de monde, à peine quelques yung ladieset n u deux mélomanes qui déchitirent une partition

r le piano du bord. C'est que, par cette bell uit, beaucoup ont préféré rester le plus tard posjble sur le pont.

Nombre d’américains sommeillent là, sous des

onticules de couvertures, la tête calée par des oussins, la bouche ouverte dans un ronflement, ès narines en l'air...toujours dans ce même abanon, cette même faculté de se trouver partout

hez eux... Nous descendimes jusqu'à nos cabines our y chercher des vêtements de renfort etnous

evinmes bientôt nous accouder à notre poste faor. Longtemps nous bavardâmes doucement,

sans fatigue, l'œil fixé sur ce décor toujours gran Hé

diose, toujours sublime dans sa variété, qui est l'océan. Sous nos pieds la masse énorme du steamer vibrait de vitesse. Nous marchions bon train pour profiter de ce temps splendide,rare en mars. Le ciel fourmillait d'étoiles, la brise était tombée, il ne restait qu'un léger souffle de vent suffisant pour distendre derrière nous, en gigantesques lambeaux, les volutes d'épaisse fumée que vo:

missent les cheminées.

La mer n’a pas une ride.

Le train-train ordinaire des traversées n’a rie de particulièrement palpitant et en narrer le dé

tail serait raconter des choses connues de tous.

Le lendemain et le surlendemain nous mar:

châmes à bonne allure, puis survint un gros, tre gros temps et nous eùmes le superbe coup d'œil de la mer démontée, balançant comme un joujoi} la masse formidable du paquebot. Fidèle au prescriptions de M. de Pierrefeu, je montrais un

appétit fervent et fumais comme un loup de me

de profession, du reste, nous supportâmes asse

correctement roulis et tangage, et M.Léandri lui même ne garda la chambre qu'une journée peine, le temps d'acquérir l'habitude. Nous fime la connaissance de quelques passagers parmi les quels le monsieur au monocle. C'était un trè charmant compagnon et beaucoup moins vann paysiquement et moralement qu'il ne voulait k paraitre. Un peu las de la vie parisienne il se allait en des endroits étranges avec cet enthou siasme particulier aux chiens qu’on fouette:jen sais, mais Jai tout lieu de croire que celui-là n fit pas long feu sur la terre américaine. Pourtan

pprime:

ien et q arbœut Nous | ues fran ue et el ourdin :

arlait de outine fr — Mais ourtant ankeesm u'est ce france; ce renons u tes de se ve … d que lesr — Riez, onc vou roite, vo jambre !

est un lu ères. Vou ire chaufñ faire P Attend uton, l’ea robinet à n moins | Dus n’avez ic. Pas d’

s gran

qui est u stean train 1 mars, »>mbée, affisant Lesques que vo:

n’a rie T le dé

tous.

1s maros, tre p d'œil jouJjo ble aux trais ul de me es assel Ldri lui rnée us fime rmi les un trè s vannk ulait ki il sel enthou e:Jen i-la n Pourtan

uand nous traversämes le Canada central nous pprimes à Winnipeg quil s'acclimatait assez ien et qu'ilne parlait pas de regagner le quartier arbœuf.

Nous liâmes également conversation avec quelues français admirateurs fanatiques de l'Amériue et entre autres avec un gentilhomme périourdin dont la verve ne tarissait pas quand il arlait des ridicules européens en général et de la putine française en particulier.

— Mais,monsieur,exubérait-il,quand, d'un mot ourtant anodin, Je bléssais quelque peu son ankeesme fervent, vous ne pouvez savoir ce u'est ce pays? Ah! la France, monsieur, la

france; certes je n’en veux point médire ; mais

renons un citoyen français dans les moindres tes de sa vie privée. Vous vous éveillez, quel Eve

-- don, interrompis-je, est-ce qu'en Améque les réveils ont lieu en fanfare.

— Riez, riez ! mais écoutez !« Percute sed audi». onc vous vous éveillez, votre chambre est roite, votre lit petit, il vous faut un valet de bambre ! De salle de bains, n'en parlons pas, est un luxe inabordable sauf aux fortunes prinères. Voulez-vous de l'eau chaude? Il faut la ire chauffer.

— Diable, tremblai-je, la congéleriez-vous pour faire ?

— Attendez, monsieur le railleur; je tourne un juton, l’eau bouillante arrive, quelquefois même, robinet à eau froide laisse échapper un liquide n moins bouillant — voisinage de conduits —.

bus n'avez qu’à laisser couler, avouez que c'est ic. Pas d'armée de domestiques importuns et

LS D Gé Ep frlie AE ame “à,

RE Ar A red:

Eh

sent : l'homme qui cire les bottes, celui qui raseŒnuit dan

bouchés : des timbres! Vous appuyez et para

celui qui porte les paquets, le groom, le garçoducntlem de restaurant, la chamber-maid, le chapelier, Rquclque que sais-je encore ? de gross

— Change-t-on de chemise automatiquementf@mille do

— Je ne vous répondrai pas. Je vous le dis efunanglai vérité, c'est le dernier mot du confort intelligentlele visti Vous voici tout habillé, prèt À sortir, vous, boféiuutile dé français, un horrible escalier vous tend ses maren cas d

ches assassines... messieurs — Eh quoi! interrogeai-je, à New-York, voleurs bo\ passez par les fenêtres ? le Smith

— Que non! Etl'ascenseur, monsieur. Moiqui voiliche vo: parle, aux Etats-Unis, en huit ans, j'ai descend Un cow:l entout et pour tout,six marches, et encore ,par adftomme ui cident, à Cincinnati... un tremblement deterre qe m'en a avait arrêté l'appareil à un mètre du sol. Une foi pied en dans la rue, ah! c'est là que je vous retrouve, voulqui est an

béez aux omnibus; perplexe, vous tirez despladf -— Et ce pour ne pas allonger des kilomètres à pattes. Li Me de tramways,rares etcomplets,lesomnibus,un mythfans cinq — Et vo

Charmant cet omnibus au nom mythologique, Exoii

Mais ça manque épouvantablement de logique.

— Diab —Chut,clamai-je,ce sont de mes vers.Heureus - Et ter ment le docteur n'a pas entendu,car j'ai un onclene lettre. —- Ahlah! satanisa, imperturbable, le gent Il vous homme périgourdin, vous avez un oncle, dn bureau - oncle français, bien entendu ; eh bien ! je suis Mh!le tem que si demain votre parent vous voyait arriverBBaspillés ! mine basse ei susurrant « J'ai laissé cent louis Œu'on vise |

cercle ! » Il vous ferait... lces comm — Ne parlons pas de ça, brâmai-je, “perdu ! fes, inspect sont des hypothèes douloureuses. l'équipe, &

IMPRESSIONS D'AMÉRIQUE si

Jar ais Eh bien, moi qui vous parle, monsieur, une cas nuit dans le Kansas, avec des fermiers et quelques ar ÇOi gentlemen, mi-éleveurs, mi-financiers même lier... MMauclque peu cow-boys, qui venaient de toucher de grosses sommes; j'ai perdu, en une nuit, vingt mentMnille dollars,cent mille francs; j'avais près de moi dis eMun anglais qui perdit le double.On nous avait volés. ligentlele vistrop clairement.Mais nousétions « coffrés». . boffiuutile de songer à la police, et deux contre seize, s matien cas de révolte, notre compte était bon. Ces messieurs caressaient distraitement le manche de

eurs bowie-knites, et leurs poches se bossuaient le Smith Evesscn. Je m'exécutai, mais mon anqui vod liche voulut s'esquiver,etcse fut lui qu'on exécuta. scendit n cow-boy l'abattit à dix pas de la maison, par aicomme un bighorn, un coup superbe! Tue net! >rre que m'en allai, soulagé de ma fortune, et j'arrivai i pied en piteux état chez un oncle de ma femme, jui est américaine.

Et cet oncle !.…

Me donna quarante mille dollars en me disant : ans cinq ans rapporte m'en soixante mille...

— Et vous avez tenu parole...

r PEL :

Ü Vol

Jne fol re, voi

es plat tes. Le myth

IQUEr Facilement.

rique: Q s , ,

BA — Diable, fis-je ébranlé!

ureusi - Et tenez, tout chez vous se fait par routine,

oncleMhne lettre... pour l'expédier que d'histoires ! : gent Il vous faut un timbre, il vous faut chercher cle, tn bureau de poste, il vous fant perdre du temps. suis SM ! le temps perdu en France ! Que de milliards rriverBaspillés! Et vos trains, quelle misère ! Des billets ouis ju on vise et qu'on revise,des salles d'attente garces commedes arsenaux,des précautions injurieurdu ! (es, inspecteurs,contrôleurs, guichetières, hommes équipe, bagages, bulletins, oh la la ! ina tête!

— Alors dis-je, crédule, en Amérique on se marque passe de tout cela. bit d'ur

— Vous l'avez dit. Aucune inquiétude à avoir tte, co All right partout. All right » avant d’arriver à l'honn votre staiion, vous donnez votre adresse à unBurs de I employé, et en même temps que vous, vos colis Jamais, s'y trouvent rendus comme par enchantement. iduiter

— Et on ne vous les vole jamais.

— Monsieur, fit sévèrement, l’américanophile, sachez qu'aux Etats-Unis, tout volé est un crétin. on n’y vole que les imbéciles !

Issait gu ature, n'C tion ave technici

— Pourtant, me révoltai-je, un imbécile, fut-lLe docte le plus imbécile de la terre a pourtant le droit dénal et de n'être pas dévalisé !.… ble du cc

— Non, monsieur, déclara le gentilhomme Savez-vous ce que c’est que le struggle for life ?.. — Oui, criai-je, c'est la plus épouvantable

Auenté dix s'avouait nt, conv:

théorie dont ait jamais accouché cervelle humainelurs patiei Je suis « Tolstoïste », entendez-vous ! Et je m’eniDes que | tuis épouvanté pour revenir un peu plus cuirassäbns réuni cinq minutes après. ns le pl:

J'écoutai si bien ces panégyriques que, j‘hangions opposition sans doute, les habitudes américaine peu le me semblèrent dix fois plus compliquées et plulnt mieux :

absurdement tyranniques que les nôtres... Je constatai, du reste, que les lettres n'y partaien pas toutes seules et que les billets de chemin di ter étaient visés dix fois plus fréquemment qu sur nos lignes françaises... le reste à l'avenant. Brine du p

En dehors de ces quelques passagers, car l'en Parlezsemble de ce « départ » était terne et les joli croisière femmes y manquaient, ou à peu près, deux motun navire seulement de l'équipage, car je m'en voudrai@itaine ? d'oublier le capitaine Collier. iciers et Le commandant de La Bretagne était umes d'un

S compag tait pas à ie n'atti 4 Quelquefc

on Se marquable type de marin, d'un sang-froid parhit d'ure correction irréprochable. Sorti de la otte, comme presque tous ses collègues, il avait l'honneur de gagner son ruban rouge sous les urs de Paris assiégé.

Jamais, d'ailleurs, il ne parlait de sa brillante

avoir.

iver à à un ;, colis

ent. Mbuduite pendant ces terribles journées. Il n'appaissait guère qu'au diner et, peu bavard de sa philelBture, n'ouvrait la bouche que pour causer navirétin..tion avec le Prince Roland en des termes dont technicité m’épouvantait.

, futile docteur du bord, lui, avait un caractère oriroit dénal et des sorties imprévues qui égavaient la ble du commandant. L'excellent homme avait Lominerenté divers remèdes pour le mal de mer; mais life ?..Bs'avouait franchement, tout en les recommanantableBnt, convaincu de leur inefticacité. Ça fait tou-

maineurs patienter un peu, disait-il.

Dès que le temps le permettait nous nous troupns réunis autour de notre « chief of party » et ns le plaisir des premières impressions nous angions force paradoxes. M. de Pierrefeu était peu le médecin Tant pis et moi le docteur ntmieux : de «à ucs discussions dont s'amusaient compagnons. Quant au docteur, tout ce qui tait pas à la gloire et au profit de l’anthropoie n’attn ait pas longtemps son attention.

Quelquefcis la conversation s'engageait sur la rine du passé comparée à celle du présent.

- Parlez-moi, s'écriait alors M. de Pierrefeu, s croisières d'autrefois. Qu'est-ce aujourd'hui un navire” Une machine. Qui le dirige P Le itaine ? Non! le mécanicien. En cas de guerre iciers et matelots ne sont plus que les rouages imes d'un monstrueux instrument de précision.

Vous ne vivez plus avec la mer, vous ne la com

prenez plus, vous ne la séduisez plus, vous | violez ! Vous filez à des allures invraisemblable: c'est très beau d'aller vite; mais encore une foi]

C'était fcidence dessus « son ap}

qu'est-ce que le courage et l'intelligence d'ufinent ai

commandant, l'excellence d’un équipage ont voir là-dedans ? Un arbre de couche qui se brise une hélice qui se fausse et vous êtes flambé} Ailez donc tenir la mer avec un mouchoir À poche en guise de voiles pour diriger un cor flottant de 8,000 tonneaux. Le mécanicien « roi ! Soit!King Engineer, C'est très bien. Mais; préférerais le roi matelot. Vous aviez des homme fous de leur métier, vous aviez l’amour de | carrière, la poësie du bord..., vous finissiez p vous identifier avec le bâtiment qui vous empo

iseurs j'a donc ép titanesq!

transatlz

Ainsi devant n

tait. Quand on faisait à bord des voiliers certaind

manœuvres, on restait saisi d’admiration, c'éti splendide. Il y avait des commandements lanc à tu-tête par la vibration d'airain des porte-vo et qui étaient très magnifiques ! Je vous les dir encore car de mon temps au Borda on nous forc à les connaître. En un clin d’œil à ces ordn compliqués le navire se transformait, se couvr de voiles ou s’allégeait, ne faisant qu'un avec deux éléments formidables qui sont la mer et vent, sachant échapper aux colères de l'un

profiter des bonnes grâces de l’autre. À prése la navigation se fait mathématiquement, si imprévu, sans fantaisie. Vous êtes des atôm accrochés à un mécanisme.En avant... Go-aheal morte la poésie des antiques voiliers devant prose enfumée des vapeurs. Tenez... avant

quitter le Hâvre vous avez vu sur la gauche cel antique frégate aux sabords de forme suranné

et l'aspec DOUINS vi

egardion

ue le fro:

la tomt oppa com e produis oujours le és passag parmi l’éta

COMTE C'était un bateau de 64 canons qui s'appelait,coïnous lÆ cidence curieuse, La Bretagne. Eh bien, c’est là labl el dessus qu’on commençait il n'y a pas si longtemps e foi son apprentissage et en revoyant ce vieux bâtie düu \ ment ainsi mis à sec et abandonné aux démolis- > ontMseurs j'ai eu un moment de vrai chagrin. Allez e bris donc épouser ces sentiments la devant ce chaudren lambétitinesque qu'est la coque d'un cuirassé ou d'un hoir (Mtransatlantique !

An Corp Ainsi s’exclamait M.de Pierrefeu et il invoquait cien edevant nous avec cette faconde, apanage du vieux Mais midi rhétoricien, l'existence de l'ancienne marine nommivec tous ses côtés romanesques et séduisants. r de D Suivant une invariable habitude ie froid nous siezZ Plavait pris en approchant de Terre-Neuve, pouemPtdrant le pont d’une neige fine et bleutée. En ertain@fmêème temps de petits oiseaux au plumage blanc n, © Ctilse jouaient dans les lames et de temps à autre vots lantletaient avec de petits cris. Depuis quatre jours prte-volnous avions perdu de vue les derniers goëlands, es dirället l'aspect assez amusant de ces minuscules pinis forcdvouins vint aider notre patience. Nous suivions s ord'Meurs ébats d’ailleurs pleins de gentillesse et les couvViäegardions lutter de vitesse avec le monstre qui avec ous emportait et dont l'étrave dans un mugisseer Ctlment continu fenaait d’une vitesse affolée ces e l’un Baux soudain refroidies.

prés Mais un autre compagnon plus gênant encore nt, sue le froid ne tarda pas à paraître. Le brouillard s atom la tombée de la nuit de vendredi nous enveaheadoppa complètement; quoique ce fait très ordinaire evant@=e produise à presque toutes les traversées il est ivant Boujours le signal d'un émoi considérable parmi he celles passagers, d'un redoublement de vigilance urannä@äbarmi l'état-major et l'équipage. Les officiers de

vaisseau ne plaisantent jamais avec ce chaos im-

l'immobiliié

que c pénétrable et énigmatique dans lequel il leur faut Lee t foncer à toute vapeur. Les ordres sont formels. Alo Une journée perdue causerait un tort énorme à la ile : compagnie. Les transatlantiques anglais, améri-L ca, cains, voire même allemand”, exploiteraient aus ste sitôt ce jour de retard et ne manqueraient pas de lation

se donner comme meilleurs marcheurs. Or, si la graves réputation de confortable des bateaux français est d'ores et déjà assise d'une manière indiscutable, leur vitesse quoique très grande est dépassée par celle des steamers Umbria et Campania, de l:

Compagnie Cunard. Les Américains surtout attachent une importance énorme à tout+ verte de temps et parfois préfèrent au luxe, à l'élégance et au confort poussés au dernier point de perfection de nos paquebaots les vastes paniers à salade de la Cunard Line.

Ainsi donc le rideau gris et lugubre, hôte habi. tuel de ces parages humides nous ayant totalemen enveloppés, chacun devint songeur et inquiet. Le rémininiscences d'anciens abordages sé présen taient devant les esprits en images terribles Quant à La Bretagrne, son énorme et métalliqui personne ne daigna pas ralentir d'un nœud l'heure. Haletant, ruisselant, crachant des spira les compactes de fumée noire par ses lourds tuyau elle entra dars l'inconnu traître des brumes.. dix mètres du navire un véritable mur impéné trable se dressait, L’eau sur les flancs du paquii bot, filait, filait avec une rapidité rendue pl sensible encore par brouillard, lequel enveloppait,comme d'un suair notre horizon restreint presque à la distance d£ bastingages. L'avant du steamer ne se devin:

Le app chevau bandon se tut.

phant c.

d'une a:

sur le F uggérai ait sur « l'officier apres avd inditféré etit-fils Dar cont Autour d mot le ca Jans Ja n capita nain de ue des iulaient idicule. 1 nes pleu Mais co ée par u imable, Mathurii

s imr faut mels.

Le à la mériitaus pas de r, si la ais est table, Éée par de la at attaerte de ance €l rfection lade de

e habi:

alemen iet. Lei présen érribles statlique nœud es spiri s tuyal umes. :

impéné u pau due pl rde d n suaif ance di devin:

que confusément de la porte du salon où nous nous tenions en observation.

Alors dans cette obscurité plus impressionnante mille fois que celle dela nuit, un bruit sinistre, effrayant, une sorte de gloussement tragique, triste comme un cri &'agonisant s'éleva. La modulation de cet hululatüs surhumain allait des notes graves aux notes désespéréments suraiguës comme IL: appels que doivent lancer après la bataille les chevaux éventrés, hennissant à la mort dans l'abandon des champs de carnage. Tout le monde se tut. Et moi qui n'étais qu'un terrien, un éléphant comme disent les marins, je me sentis pris d'une angoisse énervante. Je jetai un coup d'œil sur le prince qui, tout aux observations que lui uggérait ce phénomène atmosphérique, inscriait sur son petit carnet quelques indications que l'officier de quart venait de lui communiquer après avoir consulté ses instruments. Le calme et ‘indifférence absolue au danger que respirait le etit-fils du prince Lucien me rassurèrentur eu —

par contagion réflexe — aurait dit un physiologue. Autour de nous les passagers regardaient sans un mot le carré de brouillard grisâtre qui s'encadrait lans la porte entr'ouverte. Quelque:-uns dont n capitaine d'artillerie espagnol tenaient à la hain de mystérieux paquets qui n'étaient autres ue des ceintures de sauvetage et dont ils dissiulaient soigneusement le contenu de c'ainte de idicule. Les femmes étaient très pâles. Quelquesnes pleuraient.

Mais comme toujours la note gaie nous fut donée par un personnage d'ailleurs amusant et fort imable, mais qui positivement était atteint de Mathurinomanie », si j'ose m'exprimer ainsi.

C'était un notaire tunisien qui, pour cette traversée avait fait emplette d'un extraordinaire complet en peau de phoque, d'un suroît digne de figurer aux pêches d'Islande. S'il ne s'était contentc que d'exhiber ce costume hyperboréen tout dégouttant d'eau dans les couloirs et aux yeux des rares ladys que respectait le mal de mer, le mal n'eut pas été grand. Malheureusement de ce casque imperméable, de cet ensemble de bottes d'égoutiers, de gants vert clair (un poëme) et de blouse huilée comme plusieurs salades, sortaient des ph'ases terribles, des observations faites avec l'aplomb d’un vieux capitaine dont toutes les mers ont tanné le cuir et généralement ces déclations se formulaient :

— Nous avons lenord-oît. Fichue affaire.

— On va faire établir un grelin, il devient né-

cessaire d'utiliser le petit foc.

-— Le commandant esttrès très inquiet, nous avons une mer démontée.

— En cas d'accident, vous savez les ceintures de sauvetage c'est de la blague.

— La chaine du gouvernail vient d'être emportée par une lame.

— C'est par un temps comme celui-ci que le Renard s'est perdu corps et biens.

— Ah! fit quelqu'un, si le vent s'élève encore cela peut devenir critique.

— Critique ! vous êtes bon. Dites eftrayant.

— Pourquoi n'essaierions-nous pas de louvoyer.….

— Louvoyer, monsieur, mais c'est à peine si nous gouvernons! |

Un éclat de rire irrespectueux pour ce Nostradamus de sinistre augure éclata à l'étage supérieur

mi média

ériel ave de mal d enaient 1 monsieur jocha Ja \ord-oît,

Cepe es notes perdue, ] e dit ave — La Si it rien en C'était 1 tte sérén éature sc ant sous ieraldine monstr

ux minut art debout Jeau des t lancer da puissant Toute la :

s. Pour m

ver- 0m -

le fi-

tente

t déx des - mal e ce )ottes et de taient y AVEC ss Îles lécla-

mmédiatement accompagné d’autres hilarités. On

Le roulait au-dessus de nos têtes.

Je me penchai dans la cage de l'escalier et aperçus en proie au rire le plus convulsif |. Léandri auquel les paroles de l'officier minisériel avaient rendu Île service de lui faire oublier

Je mal de mer. Ses voisins et ses voisines n'y

enaient plus... Contrarié, se sentant grotesque le nonsieur au suroît cessa soudain ses palinodies, bocha la tête et. disparut non sans murmurer : ord-oit, grand vent... position désespérée.

Cependant le Prince Roland ayant terminé es notes se tourna vers moi comme la modulation perdue, l'épouvantable appei recommençait et il e dit avec un sourire :

— La Sirène... Ce nom mythologique ne vous it rien en ce moment ?

C'était la Sirène, en eflet, qui nous régalait de ette sérénade macabre. La Sirène ! Non pas cette éature séduisante aux grâces onduleuses, baïiant sous la lumière azurée des flots les teintes seraldines de son corps souple et tentant, mais monstre inconnu, un plésiosaure, une fantasue apparition de la faune antédiluvienne épountant les échos de son long hurlement. Hurleent est le mot, c'est bien un cri hurlé jusqu’à tinction de son, que ce bruit étrange produit de ux minutes en deux minutes par le matelot de art debout dans la hune, l’œil fixé sur l’épais leau des brumes, la main sur le robinet chargé lancer dans le larynx de cuivre de la Sirène le puissant de la vapeur.

oute la nuit ce cri résonna. Beaucoup de passers, de pissagères surtout ne se couchèrent s. Pour moi, vers minuit, avant de gagner ma

cabine, j'allai voir le docteur qui, paisiblement s'apprêtait à faire ie meilleur des sommes, Tran

quillement il lisait un numéro du Herald; à côût

de iui M. de Pierrefeu dormait déjà à poing fermés.

- Eh bien docteur, fis-je, nous voilà à la mere d'une collision.

— Oui, répondit mon bon maitre Topinari comme dans les rues de Paris nous sommes à] merci d’une cheminée qui peut d’un instant l’autre nous tomber sur la tête... Allez, mon che et dormez sur vos deux oreilles, ce qui est un figure impropre.

— Moi, fis-je, je ne dormirai pas.

— Alors courez ehercher des cartes et not allons faire un piquet doucement sans réveille mon voisin,

J'obéis et cinq minutes après assis sur le rebor

de la couchette du docteur, j'avais recnuvré mo

empire sur moi-même et j'annonçais :

Quinte majeure, quatorze de dames, trois 4 trois rois, six cartes qui valent 59. Vous ne dite rien ?

La Sirène hurlait toujours mais je ne l’entendi plus. O puissance de la dame de trèfle.

Vers six heures du matin le brouillard se dissip et le capitaine annonça peu après au Prince qu le lendemain dimanche vers 9 heures nous ape cevrions, sans doute, la terre Américaine, c'es à-dire l'extrémité de Long-Island. C'était enco plus de 24 heures de route; mais néanmoins, sembla à tous que le voyage était fini, ce fut ui joie générale et le soir au diner accoutumé À cette dernière journéé et qu'on appelle le din du capitaine le docteur obtint un vif succès en

oitfant d harmant jortes de Qui sont Dans la

Enfin, gi a côte am bles. Sou tait beaux ‘était pas panquer « ong-Islan ue penda Les dive

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ose radic:

> la côte 1!

IMPRESSIONS D'AMÉRIQUE bi

oitfant d'un casque de papier que l'une des plus harmantes passagères venait de trouver dans ces jortes de bonbons nommés, Je crois, cosaques et hui son: de tradition dans cette circonstance. Dans la matinée du dimanche, à l'heure exacte, es urêves jaunâtres de Long-Island vinrent mettre ntin une barre à l'horizon. Cela paraissait au bremier abord se confondre avec les nuages bas, buis, à la longue on en arrivait à distinguer juelque chose d'immobile.

Entin, grâce aux Jumelles, les premiers détails de a cote américaine devinrent nettement percepbles. Sous son costume d'hiver, car ia saison’ tait beaucoup moins avancée qu’en Europe, elle ‘était pas séduisante cette longue ile et paraissait panquer de relief et de coquetterie. C’est que ong-Island n'est à la hauteur de sa réputation ue pendant les mois d'été.

Les diverses plages de l'ile, qu'on apercevait ort bien à présent, avaient l'air, avec leurs casinos t leurs hôtels vides et moris, avec leurs maisons achevées, leurs jetées hâtivement construites, eurs baraquements abandonnés, de quelque pays ue viendrait de désoler une guerre. En réalité, bnt cela n'avait rien que de naturel, l'Américain st l'homme du monde qui chérit le plus le proisoire. [1 s'installe avec plaisir dans les logements s plus primitifs et, sauf du côté de Boston, les illégiatures américaines ont l'air de vrais campeents. Ce sont des villes nées d'hier et qui isparaiîtront demain. D'où l'abandon complet ans lequel on laisse ces plages quand la saison t encore éloignée, d'où également, la métamor-

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ME Bose radicale que subissent tous ces jolis points din R . | + la côte Long-Islandaise aux mois de juillet, ès ens

août et septembre. Une villa américaine se bit en trois semaines et pour une season ; tout : moins elle est d'un confortable étonnant.

Telle quelle cette terre était donc triste ave

bleil de

andant d eut, pou perbe, u ait l'air, un planti promena Le b;ouil ers pilote mer. No baie de N brave ho | avait |] rtive ave.

pantalon

sa végétation et ses bâtisses abandonnées. | passant vis-à-vis d'une des stations les plus fr quentées de ce prolongement de terre américair « Coney Island » les américains du bord na firent voir un éléphant monumental dans lequi avait fonctionné l'année précédente un hôt complet. À la lorgnette cet éléphant, fantais architecturale renouvelée du fameux pachydern de la Bastille illustré par Victor Hugo, était am sant avec sa tour de style indou son attitude bon géant immobile et les fenêtres qui de ci del décoraient les diverses parties de son énort corps; la marmaille du bord poussait des cris

joie. D'ailleurs, la vue des terres yankees avi subitement transformé tous nos américains. ( eut dit que le nouveau continent agissait à distan( sur eux par électrisation. Plus de fauteuils rang comme en un jeu de massacre plus de costum plus ou moins lâchés plus de châles, de tarta de toilettes de voyage. Tout 1 clément anglo-saxi avait repris son aspect gourmé. Les homn gantés, cravatés de noir, corrects comme au sel d'un salon avaient déja — O fumisme ! — revé le frac de soirée et le chapeau haut-de-forme.

plupart étaient, en effet, attendus à diner. Ils préparaient naturellement à cette soirée prév comme des gens üe Versailles qui prennent

train pour aller dîner à Saint-Cloud. Les lad avaient arboré de triomphantes toilettes de visi Leurs cheveux ne pleuraient plus en désordre

leurs visages et tous leurs bijoux brillaient

W-Yorkais.

uis vingt-«<

plus vite.

lattendan:

le pilote, L.

su bleil de leur pays. Il n'était pas jusqu'au comandant de La Bretagne, le capitaine Collier qui eut, pour la circonstance, arboré un manteau perbe, une fourrure de prix. Vu d'en bas il . ait l'air, l'excellent officier, sur sa passerelle, K fr un plantigrade au poil précieux accomplissant EUR Lromenade habituelle des fauves en cage.

po Le brouillard nous avait fait manquer les prepe ers pilotes qui vont comme on le sait très loin D mer. Nous en primes un comme les passes de NS ie de New-York étaient déjà en vue. C'était dern brave homme à l'aspect d'épicier endimanché, 11 “Bi avait l'air de revenir de quelque réunion tude Mrtive avec sa jumelle en bandoulière et ses bas “ pantalon retroussés. Je fus choqué de cet pes ect bourgeois car je m'attendais à voir paraitre

loup de mer, et un loup de mer américain, st-à-dire quelque chose de merveilleux et pour ployer une expression qui reviendra souvent s ma plume, de best in the world.

ar je commençais à prendre la tournure d'esprit ricaine. J'avais été entrepris par plusieurs W-Yorkais, gens aimables au demeurant, et qui uis vingt-quatre heures s'essayaient avec conion à me persuader que rien au monde ne ait l'Amérique du Nord, en général, et l'Etat

es avi ins. Ù distant s rang ostum tartal 1o-Saxt 1omn au Sel

ne New-York, en particulier. Ils me mettaient a Qu à la bouche par des descriptions tellement F n. euses que j'écarquillais les yeux pour aperce- Le plus vite ce pays de Chanaan.

ee "| attendant on dévorait les journaux apportés pe le pilote. Les nouvelles de France annonçaient ie üte du ministère Loubet. Et c'était curieux,

ifflérence où nous laissaient après huit jours

ient nes à epos, de tête à tête solennel et imposant avec

me Es PR oise A An ce PRÉ ET PT

Le

. ee LR ÉES

est peu parfois d malheur lent été

l'Océan, ces petits échos de la politique. À s'em plir ainsi l’âme d'infini pendant les longues heure de la traversée on sort pour ainsi dire de l’hum: nité. On transcendante involontairement et l’one vient à oublier qu'il existe des états, des député des ambitions et des ministères.

es sortes e fond ff

Enfin, la grande côte continentale plus foncé Je stoppe avec des lointaias sombres en repoussoirs appard"*7®uvr et nous cessâmes de n'avoir la terre qu'à tribor@" sante. Des iles basses émergeaient sur la gauche ; îles di" tutrefo sable basses et maussades. Le docteur qui parailint le co sait connaître ces parages autant et mieux prob" des blement que le pilote (car les pilotes américaigi{ U"Ernail c'ent auprès de nos capitaines qu'une réputati vllars de. secondaire) le docteur, dis-je, me désigna Sand@®" d GRIS Houck, ilot jaunätre avec, à cette époque, quelqu ie

— Ahlf

masures désertes et croulantes. Tous ces premie spécimens de la terre américaine n'étaient p attrayants. Néanmoins je ne cessais d'explorer panorama qui grandissait devant nous, ne vouli pas me laisser impressionner par ce début.

J'avais raison de persévérer car bientôt je récompensé de ma constance. Comme une belfP"'S sept fille qui ne laisse apercevoir d'abord qu'une for@f" "er, ce incertaine et voilée la rade immense, merveilledM 4 Lne v de New-York se présente sous d'assez tris éctivemen aspects et l'on ne commence à en soupçon} bord, ce l'étendue admirable et la situation unique Wt1" nomb monde qu'une fois engagé dans ce goulet ét m91-même qui s'appelle les Narrows. Alors on voitse dérot al, courün au Join cet immense espace de mer tranqu Perément séparé des colères de l'Océan, avec tout au f ‘ume résu une ville formidable dont les détail: encore Qt la co( perçus annoncent des proportions inusitées. endait des — Attention à ce passage, nous dit le princ ‘nt le poin

è Vous am Le Prince bine avait norme m çümmes t«

st peu profond et les bancs de sable y jouent

s'em De : à eur "0 de mauvais tours aux transatlantiques. Le um: salheur est que les vaisseaux des lignes françaises ec ient été jadis un peu plus sujets que les autres à out: s0'tes d'accidents. Souvent le steamer pris par P e fond friable de ces passes étroites se voit obligé BB: -topper: ce sont ensuite de longues et coûteuses nes manœuvres pour le sortit de cette position embarson assante. On affirme, mais je veux en douter, iles À u'autrefois les pilotes américains avaient facileann le coup de barre malheureux. D'ailleurs, au pre ays des business, et si ce simple déplacement de Len jouvernail devait leur rapporter de beaux et bons bit oilars des compagnies rivales, la chose n'avait Sand" d'extraordinaire. | D — Mais, fit M. Léandri, c'est odieux...

OS E Ah! fit son altesse, je crains fort que vous ou è vous américanisiez jamais.

Le prince prophétisait d'une façon étonnante,à ine avait-il fini de parler que brusquement norme masse du transatlantique s'arrêta. Nous rçumes tous ce brusque stoppage car, habitués puis sept jours à la trépidation continue du amer, cétte cessation de mouvement nous usa une véritable surprise. La Bretagne venait ectivement de donner dans un banc de sable.

À bord, ce fut une explosion de colère chez un Ktain nombre de passagers français. M. Léandri moi-même, gagnés par le mécontentement géal, courûmes à l'arrière où l'hélice battait dépérément l’eau boueuse. Une véritable mer cume résultait de ses efforts formidables dont qrait la coque toute entière du paquebot. On endait des imprécations ; quelques-uns monent le poing au pilote.

blorer vouli but.

Dt je { ne be e fori eilleu z tris pont ique et et déroil anqui au core {

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__ Ah! le bandit, fit M. Léandri, les dents ser.|

rrefeu |

rées. innoc — Si on le jetait sur le banc... proférai-je. mplimer — de quart, interrogea M. de Pierrefeu ? Woais hà — Non... de sable pour lui apprendre à confile et | naître un peu ses fonds. ates fai — Calmez-vous, messieur, fit le prince Roland cristal dont l'œil n'avait pas quitté la passerelle. Le cap@SNous no taine Collier ne bouge pas, il n’a l’air qu’à demspect, d inquiet, peut-être n'est-ce là qu'un insignifi:ufere enfi détail de manœuvre... après tout et quoique j dure. C’é aie dit, ne concluons pas trop vite à la coquineri@s déclar: du pilote. x formes

achines e uraient a

Et nous eùmes raison de ne pas conclure, cat après cinq longues, cinq mortelles minutes, |

bâtiment ayant donné une bande sensible s douani tribord, reprit soudain sa marche, d’abord lentélautres en très lente, puis régulière ; nous étions sauvéétait cou

nous n'avions plus à craindre un transbordemedtour du c toujours ennuyeux et un retard d’une journée. Es formali

Aussi un soupir s'échappa de toutes les poitffand stea nes. Enfin cette fois,c'était bien fini, bien termigite fois q et le plancher des vaches, ce misérable planch@Bnnai tou que M. de Pierrefeu regardait avec un certaBtte rade d mépris n’était plus loin. Au fond, j'en étais efons fait q chanté, mais n'oubliant pas que c'était lui, @Les Narrd Pierrefeu,qui m'avait loupdemerisé et qui m'av@us le cad appris à narguer la tempête, la bouflarde au He w-Vork : et les mains dans les poches, je crus devoir diféfeuse maja

— C'est attristant de quitter cette bonne Pfrteresse, tagne. u à peu su

— Allons, fit l'ancien officier de marine BBnaient sui vois que vous n'êtes pas trop éléphant. c'est bi@rie de con

Les éléphants, en style de marin, ce sont@n devinai pauvres terriens et dans la fréquentation de MEétait, en «

errefeu j'avais appris à mépriser souverainement t innocent pachyderme. l’empochai donc le mpliment quoiqu'il füt légèrement immérité.

Was hâte de sentir sous mes pieds un sol tranlle et bien élevé et de ne plus voir l'eau des ates faire des angles obtus avec les parois de

oland, r cristal.

e capi@Nous nous rapprochämes d une sorte de fort à 1 demlispect, d’ailleurs, peu redoutable et là La Bre-

rne enfin stoppa, s'arrêta pour une grande ure. C’était le moment de la visite de santé et s déclarations à la douane. De petits vapeurs x formes nouvelles pour moi, out entiers en achines et en ponts couverts à plusieurs étages uraient autour du paquebot. Les uns amenaient douaniers, d’autres l'inspecteur sanitaire, j lentiilutres encore venaient chercher le courrier. sauvé}ctait comme autant de mouches bou:donnant demeditour du colosse. Lorsque, enfin débarrassé de née. Rs formalités aussi longues qu'énervantes, le s poitf and steamer reprit sa route pour ne s'arrêter termidtte fois qu'à son port de débarquement, Je me janchibanai tout entier au spectacle tant attendu de | certaitte rade de New-York dont jusque là nous n’apns fait qu’entrevoir les grandes lignes.

Les Narrows s'effaçaient à l'arrière e: levant pus le cadre s’élargissait subitement. La baie de ew-Vork apparaissait enfin dans toute la faseuse majesté de son étendue. Un semblant de rteresse, le fort Tompkins, je crois, s'eftaçait u à peu sur la gauche tandis qu'à droite s'abnaient sur la rive en amphitéätre peu eleve une

nifisn ue je!

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rie de constructions,d’usines et de fabriques on bn devinait les faubourgs d’une cité colossale. était, en effet, Brooklyn qui la première nous

offrait ce spectacle de sa débordante prospérit4 Le nombre des vaisseaux ancrés ou en manœuvi augmentait. Îls apparaissaient maintenant p:

groupes et même par files sans qu'aucun mou ment se manifestât à leur bord, car c'était | dimanche, jour sacré de repos en Amériq comme en Angleterre. Heureusement,les nouveat arrivés mettaient un peu de vie dans cette escad innombrable et immobile. Les coups de siffk stridents lançaient des appels de tous les côté Les grands voiliers de commerce à trois, quat et cinq mâts étaient entourés d'une série de c4 petits vapeurs déjà entrevus aux allures vives: empressées et dont le balancier, l'antique balai cier de Fulton scandait de ses oscillations la ma che affairée. De gros steamers aux flancs noir comme nous à peine sortis de la lutte avec l'océa arrêtés de-ci de-là suivant les besoins du service paraissaient fatigués, lourds et veules dans ca eaux calmes auprès des fines mâtures et des gré ments légers de leurs voisins à voiles. Plus io sur son îlot, sa torche fièrement élevée dans le airs la statue de Bartholdi se devinait plus qu'el ne se distinguait nettement, perdue dans le proportions gigantesques de cette rade. Et je soh geais qu'elle n'eût pas eu trop de trois cent mètrei

ointait River à d ille natal bligeants uaient les C'est ai nfin le fa erd, lui at ans leque ait pas à implemen njambée auteur.

Vis-à=vis 141iSONS Sa eur hautet ’adonne, € t les imrr ays les « pproxima Jne coupo Jommet d't e monum(

un des gre u Worlde

dc rchitectur cette allégorie de bronze pour produire da, nt del cette immensité l'effet imposant qu'on en attall, LL borc

dait. D'ailleurs, le paquebot passa relativemei loin de l'ancien fort polygonal sur lequel elle e

ur circu

2 isuracieux édifiée. Nous allions droit sur la ville dont line}, fantas tricable fouillis de maisons, de monuments, À ëmps barl

bâtiments de tout ordre et de toute nature coï mençait à devenir visible.

On distinguait les deux chenaux entre lesquel

quiet. C'e lerre qu'oi Europe €

spé rit4 n æ1t1\1 int p4 mou 4 était | nériqi UVEAL escad e siffls s côté quat > de cé vivesé > balar la ma s noir océa service ans cd us iol

ointait New-York, l'Hudson à gauche, l'Ister Liver à droite... trop fiers des beautés de leur ille natale pour ne pas s’en faire les cicérones bligeants et obligés, les Américains nous prodiuaient les explications.

C'est ainsi qu'à droite l’un d'eux me désigna nfin le fameux pont de Brooklyn qui, de loin, erd, lui aussi, rapetissé par le cadre trop vaste ans lequel il apparait. Certes, on ne soupçonneait pas à voir de loin ce suspension bridge jeté implement entre deux rives quelle prodigieuse njambée il exécute et à quelle vertigineuse auteur. ° Vis-à-vis de nous on distinguait de hautes aisons sans grand caractère mais curieuses par eur hauteur même. Après Chicago, New-York ’adonne, elle aussi, aux constructions en hauteur t les immeubles ou, pour parler la langue du ays les « buildings » que j'apercevais devaient pproximativement avoir une douzaine d'étages. Jne coupole d'apparence assez légère pointait au

ans net d'une sorte de tour sans grand style. Dans qu'elle monument se rédige ets'imprime le World,

ans le je sg ètres e. dan atte verme:

elle es l'inex ts, d e co:

un des grands journaux de New-York. La tour u World est fatalement la première manifestation rchitecturale de l'art yankee qu'on aperçoit en enant de la haute meret ce n'est qu'une réclame. ur le bord de l'eau une lourde et rébarbative ur circulaire, véritable cirque massif, bloc isuracieux, sorte de fromage de hollande à la lle fantastique intrigue, comme le vestige d’un èmps barbare, d'un âge plus guerrier et plus quiet. C'était là, en etlet, sous cette rotonde de lerre qu'on enfermait à leur arrivée les émigrants

FSQUER Europe et qu'on leur jetait quelques pauvres

re —

ent des

aliments avant ü les diriger sur les terres quik ne doués inte

devaient défricher. Dans son enfance, le docteur avait assisté à ces scènes navrantes et vu lei"! à faméliques colons entrer et sortir en longues file M 11EnS de ce séjour peu séduisant. Les malheureulf0! t21t goûtaient là les premières amertumes de l'exil Ref'ichem dans un pays dont la plupart ignoraient la langue} abord, dé et où les attiraient les plus flatteuses promesses, Un hd Pour beaucoup d'entre eux la déception com-oute !nte mençait là. D'autres — plus tenaces ou plus cou-peureux q rageux — s’efforçaient de ne point penser à la orceau di patrie où ils ne laissaient que misère et tournaient leurs yeux pleins d’espoir vers les immenses espaces de l’intérieur. Là, neuf fois sur dix, les attendaient des périls, des misères, des ennuis pires encore peut-être que ceux auxquels ik s'étaient dérobés en s’expatriant. Ah: qui le dira ce calvaire de l’émigrant. lumbles, passifs et résignés, combien sont morts à la peine désespéré, ruinés, ayant englouti l'épargne chétive, précieusement apportée dans leur ceinture. Nul ne ke sait! En Europe il a fallu presque un siècle pou que les diverses nations en vinssent à ébaucher

satteigna oute ce sa ue tout l'i Pacifiq ontagnes que l’im llée de

ogrès ! A pur le Mar js cultivate ochures r fois parm.

une ligue protectrice de l'émigration. Et tandi licitation: que sur les rares, très rares individus qui réussisQ!" PU réu saient, on bâtissait force romans, que la légend4lf °"'8rant des « Oncles d'Amérique » s'accréditait chez nous, uvent-ils { des milliers d’italiens, de belges, de paysan fermes.

français, allemands s’acheminaient vers cet Eldo: Qu RE rado où, leur disait-on, les fermes se donnaient pes emigr comme petits gâteaux, et où laterre généreusement veillance, partagée récompensait au centuple les efforts du vage où cultivateur, Ces troupeaux humains tombaient al" Mblabl milieu d'une population hostile, dont le tempéral®"tient le: ment, les mœurs et les lois différaient essentielleM* du nor

nent des leurs. Alors quelques uns, les mieux joués intellectuellement, s’américanisaient, arriaient à vivre, parfois même à s'enrichir, mais ‘immense plèbe des travailleurs s'usaient sur ce ol tant vanté, dans la colossale besogne du éfrichement, devenaient la proie des agioteurs D'abord, des usuriers et des hommes de loi ensuite. Un jour, à pied, sans rien, ils reprenaient la oute interminable des ports de l'Atlantique, eureux quand on leur faisait la charité d'un orceau de pain et lorsque épuisés, tués de fatigue satteignaient le but de [eur pénible course. Sans oute ce sacrifice était nécessaire. C'est à ce prix ue tout l'intérieur des Etats-Unis, de l'Atlantique Pacifique, de Saint-Louis, à Pueblo et aux ontagnes Rocheuses s'est transformé peu à peu que l'immense prairie jadis déserte s’est consllée de cultures florissantes. Loi terrible du ogrès! Aujourd'hui encore le Canada tente pur le Manitoba les mêmes expédients, on attire s cultivateurs européens par d’alléchantes petites ochures répandues à profusion. De même qu'aufois parmi ceux qui répondent à ces engageantes Ilicitations le plus grand nombre repart sans oir pu réussir, Mais les conditions ont changé, émigrants peuvent s’éclairer et tout au moins uvent-ils trouver à vivre en s’engageant dans s fermes.

Qu'on se reporte donc à une époque où toute te émigration avait lieu sans ordre, sans veillance, en un pays encore inculte et demi vage où la loi du plus fort régnait, où c'était isemblablement la uaite des blancs qu’entrepaient les agents d'émigration et on aura une e du nombre de victimes européennes qui

ont engraissé de leur sang le sol de l'Union

urmonte

— Regardez,s'écria l’un de mes voisins,regarde@'un curi voici les « piers ». jgne de t

En eflet, cela valait la peine d'être regardBBroisent 1 cette double haie de « piers » qui font à l'Huisdance, les comme une garde d'honneur. Dans ce pays où Enfin d bois est encore à discrétion malgré les milliStages em de milles de torêts abattues ou brülées,les divers@oints de compagnies de navigation coinmerciale où postal en est d ont édifié une série de môles dont les bases sogui sont a: faites de ces formidables troncs d'arbres qui jalBalcons co couvraient tout le pays. Sur ces pilotis d'u Ces steai solidité encore à toute épreuve se sont bâtis d@blier du hangars d'embarquement, des entrepôts, 48 stridencs docks et des gares. burbe inn

Entre ces « piers » se tapissent de véritabimorqueu petits ports, d'où sortent à tout moment comntravers ce d’une boîte à surprises, et sans que du matin #ec une vi

ant gracié ppels de le ins une co r disparaît rture béa

soir, ce mouvement fantastique se ralentisse, | monde de vapeurs aux noms et aux fornl baroques qui vont animer de leur fourmilleme la nappe glauque de l'Hudson, les ferry-bo:

véritables maisons flottantes, halls mouvant avec, au centre, une trouée réservée aux voitur® féerie et emportent vers leur travail toute une populatrt au mo d'employés, d'ouvriers, tandis que s'élève Mblrent le s'abaisse au-dessus de leur toiture élevée le Mtrecroise lancier primitif. Les ferrys spéciaux aux rite espèce roads, affectent des formes variées; quelques-flout à ]a carrés comme d'immenses radeaux, avec dat ne plus roue unique placée à l'arrière, charrient sur Mi va s’opér plate-forme, une série de convois, wagons à Mine. Je jet tiaux, trains de ballast, trains de matériel, qui t@heure did à l'heure passeront des rails du bateau sur cnme.a dist de quelque grande ligne ferrée; d'autres sait triste e

urmontés d’une petite gare, station minuscule ‘un curieux ettet. Les voiliers’ chargés jusqu'à la jgne de flottaison et paresseusement remorqués, roisent les bateaux de pêche, les yachts de plaiance, les navires de guerre aux pavillons variés. Enfin d'immenses vapeurs à quatre, cinq et six tages emmenèrent les voyageurs vers les divers oints de la côte américaine voisins de New-York. | en est de grands comme des transatlantiques et ui sont avec leurs alignements de fenêtres et de alcons comine de vastes hôtels, très élégants. Ces steamers-palace passent majestueux sous le iblier du pont de Brooklyn envoyant aux échos stridence puissante de leurs sifflets. Quant à la purbe innombrable et papillonnante des petits morqueurs, des mouches de tout genre, ils filent travers ce mouvement etce grouillement intenses vec une vitesse et une légèreté incroyables, évoant gracieusement en multipliant les rauques ppels de leurs sirènes... Puis, par instants, comme ins une coulisse de théitre, on les voit s’enfonr disparaître, avalés en quelque sorte par l’ourture béante des piers. C’est un véritable décor féerie et réellement il faut constater qu'aucun pulatQrt au monde même Londres, même Liverpool sève Mpirent le spectacle d'une pareille activité, .d’un Le le Mtrecroisement aussi multiple d'embarcations de ux raMute espèce.

ques out à la joie de l’arrivée, les passagers semvec pat ne plus se connaître ; la grande dispersion sur li va s’opérer a déjà détruit les amitiés d'une sens à Mine. Je jette un regard sur cescompagnons tout quitWheure disparus, dont la société, agréable en Sur cnme,a distrait l’ennui de la traversée. Dieu qu'il res sait triste et froid en ce moment le pont de La

ion.

arde

gard Ludso d où | nillie iversi posti es 50!

ui Jad , d'u atis di ts, à

sritabl

com atin tisse, 4

form illeme y-boi buvant oitur

Bretagne! comme on s'y sent'étranger iles un aux autres. Cette glande salle à manger hier encor gaie, animée, vivante, a l'air d'une salle d'attent traversée par des voyageurs impatients. La petit cabine où nous avons dormi M. Léandri et moi: tranquilles, notre petit « home » de sept jours e déjà transformé. On a enlevé la literie, relevé le couchettes ; par terre, nos malles bouclées atten dent. Sur le pont tout le personnel du steame

court, va, vient fébrilement. Voilà la petite pla

où le soir des premiers jours je suis venu m'asseol tout à l’avant regardant l’eau chanter et jaillir su les flancs de la proue et rêvant à demi étendu tand que soufflait à mes oreilles la chanson chromatiqu du vent et que sur la dunette les deux matelotsi quart se renvoyaient !a traditionnelle mélopi traînante et quasi orientale : « PF n quart babo. .ord...» Là jer gardais passer au-dessus de ma tête le panoran

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