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Carte de la planète Mars, d'après M. Lowelle.
sur la circonférence, s'effectuera de votre main droite à votre main gauche s'appelle mouvement direct : il a lieu dans le sens contraire à celui des aiguilles d'une horloge. Le mouvement opposé — celui desaiguilles de votre montre — s'appelle rétrograde.
Tournez maintenant sur vous-même, au centre de votre circonférence, en observant ce sens direct ; vous serez une image fidèle de la Terre dans son mouvement de rotation sur elle-même.
Or, remarque très curieuse et en même temps très importante, si vous voulez saisir dans la suite le mécanisme de la formation des mondes, non seulement la Terre tourne sur elle-même en 24 heures dans le sens direct, mais ce sens est celui dans lequel elle accomplit son tour entier autour du Soleil.
Vous pourriez maintenant parcourir la circonférence elle-même dans le sens contraire à celui des aiguilles d'une montre, vous auriez mieux encore l'image de la Terre accomplissant son mouvement de révolution autour du Soleil.
Ajoutons que toutes les planètes du système solaire tournent autour de l'astre central dans le même sens que la Terre, en d'autres termes, leur mouvement de révolution est de sens direct.
Cette digression nous a reposé de notre grand vovage, interrompu pour un instant. Reprenons-le, quittons la Terre encore une fois, et continuons notre course à travers les espaces.
Encore 56 millions de kilomètres et nous voilà vers la planète Mars, celle que les astronomes étudient si patiemment et dont ils ont dressé des cartes déjà très complètes.
Voyez de loin ses pôles neigeux et glacés, ses continents rougeàtres, ses végétations changeantes. Ce monde mystérieux vou?
attire, sans aucun doute; vous voudriez savoir si, au milieu de ses plaines, de ses marécages, de ses forêts, des habitants circulent comme sur la Terre. Nous étudierons tout cela plus tard, le temps presse pour notre revue rapide. D'ailleurs, Mars, plus lent que la Terre dans sa course, est cependant déjà hors d'atteinte. Avançon encore. Ne faites pas attention : nous traversons en ce moment les orbites ss petites planètes, mondes microscopiques aussi exigus que nos provinces terrestres.
Regardez plutôt devant vous : c'est Jupiter avec ses huit satellites, monde énorme en formation; 1 3oo Terres feraient à peine son volume.
Là-bas, beaucoup plus loin, ce globe brillant entouré d'un anneau, c'est la pla-
nète Saturne, la merveille du système solaire; dix lunes lui font aussi cortège. Enfonçons-nous toujours dans les espaces, franchissons des millions de kilomètres et nous voici aux confins du système planétaire : Uranus et Neptune en marquent les bornes. De la dernière planète, le Soleil nous apparaît comme une. grosse étoile éclairante, mais sa chaleur est trop faible pour entretenir la vie à ces distances effrayantes.
Toutes les planètes que nous venons
ne les peut représenter dans d'exactes proportions, si l'on tient compte en même temps de leurs distances.
Il est cependant possible de construire par l'imagination un plan exact du Système solaire.
Dans une immense plaine installons un globe énorme de i mètre de diamètre environ — 109 centimètres exactement, — prenons maintenant un grain de sable de 4 millimètres de diamètre et plaçons-le à 45 mètres de notre grosse boule, no.us aurons figuré en vraies proportions, dis-
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Jupiter
Saturne
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La Terre comparée aux grosses planètes.
de nommer décrivent autour du Soleil des courbes ressemblant à des cercles. En y regardant de plus près, nous verrions cependant que les orbites ne sontpasprécisément circulaires; en réalité, chaque courbe parcourue par une planète dans son mouvement de translation est une ellipse, sorte d'ovale que tracent les jardiniers en dessinant les pelouses de nos parterres.
C'est Kepler qui, pour la première fois, montra que tous les corps célestes décrivent des orbites elliptiques plus ou moins aplaties.
Dans la figure qui représente ces orbites, nous n'avons pas tenu compte de ce fait, car l'aplatissement serait à peine sensible à une si petite échelle. Il en est de même des grosseurs des planètes : aucun tableau
tance et grosseur, la planète Mercure et le Soleil.
Une bille de 9 millimètres, placée à 85 mètres, représenterait parfaitement Vénus.
Une autre bille qui aurait exactement 1 centimètre de diamètre pourrait être placée à 117 mètres pour figurer la Terre. Pas plus grosse que cela, notre pauvre petite Terre! Si les continents y étaient représentés par quelque habile dessinateur nous y tiendrions une bien maigre place. Mais continuons.
Un petit pois porté à 178 mètres remplirait l'office de la planète Mars.
Une belle orange de 11 centimètres, placée à 610 mètres, représenterait dignement le gros Jupiter.
l'univers et les mondes
Neptune
Uranus
$à*ÏP
Orbites des planètes du Système solaire.
Avec Saturne, une mandarine de 9 centimètres, il faudrait nous éloigner d'avantage et parcourir 1 kilomètre et 1 18 mètres.
Uranus deux fois plus petit que la planète précédente, serait placé à plus de 2 kilo-
mètres sous la forme d'un bel abricot.
Et maintenant, emportez avec vous une pêche de 38 millimètres représentant Neptune ; déposez-la sur le sol, après une course de 3 kilomètres et demi, et votre tâche sera
d'où vexons-nous ?
La planète Saturne avec son anneau.
terminée; vous aurez en miniature une représentation du Système solaire.
Pour rendre plus exactement son état actuel, il vous faudrait mettre tous ces corps en mouvement, faire tourner dans le sens direct, sur des pistes presque circulaires, comme les chevaux dans un manège,
tous ces objets autour de la gross sphère centrale ; et remarquez en passant que leurs mouvements devraient avoir lieu dans un même plan, c'est-à-dire sur la plaine où vous avez installé l'image du système solaire.
Les planètes, à part Mercure qui s'écarte
La grande Comète de 1X4J.