I. AVENIR DE LA TERRE
mique est duc au frottement de masses rugueuses. Les foyers sismiques les plus profonds représenteraient la limite supérieure de la zone de plasticité, et, par suite, la masse rocheuse rigide n'aurait pas moins de 200 kilomètres de profondeur.
La contraction de la carapace prédo-
tion considérables. A l'époque géologique actuelle la carapace toute cristallisée, exception faite des volcans, ne se contracte plus. .Mais le changement de l'état d'agrégation n'est pas encore terminé.
Selon les circonstances, la transformation cristalline s'opère-t-elle au contraire
Type d'une inscription sismocjraphique .
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Tremblement de Terre aux Indes. 4 Avril 1906. Enregistré à Tokio
4 Avril lg
Enregistré à BirminghaTr.
San Francisco. 18 Avril 1906 .
Messine,. 28 Décembre 1908.
Enregistré à Paris.
Lorsque la terre tremble, un cylindre tournant, adapté au sismographe, enregistre les secousses sous forme d'arcs plus ou moi?is étendus, suivant l'importance du phénomène.
mine pendant que s'opère la cristallisation. Sieberg attribue, dans la formation du relief, un rôle prédominant aux explosions périodiques de cristallisation.
En effet, l'augmentation de volume due à la cristallisation doit avoir eu pour conséquence la production de forces de transla-
avec un changement de pression subit?
Celui-ci se traduira pour nous par une secousse sismique, accompagnée fréquemment de dislocations.
Ainsi, à côté de la théorie tectonique qui invoque le refroidissement et la contraction du globe, il existe une infinité de
OU ALLONS-NOUS
causes concourant à l'ébranlement continu de l'écorce terrestre, et par conséquent aux modifications de la vie à sa surface. D'autre part, j'ai démontré en 1902 que notre globe est sous la dépendance directe
article paru à l'Écho de Paris; la catastrophe de Messine enfin, dans un article du 16 décembre de Y Illustration, c'est-àdire quelques jours seulement avant la crise épouvantable qu'a traversée la Terre
Courbes dressées par M. l'abbé Moreux à l'Observatoire de Bourges. L'activité solaire manifestée par les taches influe sur les variations de la boussole, et les deux courbes coïncident complètement. La courbe des éruptions montre, d'autre part, que l'activité volcanique se calme au'momentjdu maximum de taches solaires. (Les chiffres indiquent les années.)
du Soleil; toutes les variations électriques et magnétiques de l'astre central ont leur répercussion sur la Terre.
C'est cette loi et cet examen qui m'ont permis de prédire le grand tremblement de terre de San-Franciscô parl'oTgane du New-York Herald, ainsi que les phénomènes sismiques de 1908- 1909, dans un
à cette époque. C'est encore cette loi générale qui m'a porté à avertir les Provençaux et tous ceux qui habitent la Côte d'Azur d'avoir à se tenir sur leurs gardes pendant l'hiver qui précéda le tremblement de terre du 11 juin 1909.
« Les manifestations sismiques, écrivais-je un mois après, vont diminuer peu
L AVENIR DE I.A TERRE
à peu, pour laisser place aux éruptions volcaniques qui vont se grouper autour de l'année 1912 », et c'est ce que l'expérience a vérifié.
J'ai démontré en elTet que, depuis 1910, au moment où le Soleil atteint sa plus grande activité, les éruptions sont en décroissance, et inversement. Mlles coïncident donc avec les minima des taches solaires, c'est-à-dire que l'activité des volcans s'accroît à mesure que l'activité solaire diminue, et d'autant plus vite que celle-ci diminue brusquement.
Quant aux tremblements de terre, leur
Ligne de chemin de fer japonais, tordue par untremblement de terre.
fréquence ne se prête guère à la construction d'une courbe. Leurs effets destructeurs ne sont pas en rapport avec les secousses; ils dépendent souvent des régions éprouvées.
Là encore il semble qu'il y a une loi manifeste.
Ils arrivent surtout aux moments où l'activité solaire change de sens, soit qu'elle augmente, soit qu'elle diminue d'une façon générale. Le cadre de cet ouvrage ne me permet pas d'entrer dans des détails trop techniques, mais ce que je puis dire, c'est que notre courbe de l'activité solaire, telle que nous la construisons, n'est qu'une
courbe moyenne ; la courbe réelle est beaucoup plus mouvementée. Elle procède par à-coups successifs. Après l'époque du maximum des taches, par exemple, les soubresauts sont très accentués; puis il y a un repos marqué trois années après ce maximum; enfin, la courbe descend progressivement jusqu'au minimum suivant.
D'après ma théorie, c'est donc à la fin de la troisième année du cycle solaire, et pendant l'année suivante, que les tremblements de terre devraient présenter leur maximum de fréquence et d'intensité; or, c'est pratiquement ce qui existe.
Mais il faut bien s'entendre et être précis; dans cet ordre d'idées, on ne peut prévoir qu'à la condition de suivre pas à pas, et par un examen direct, l'état même du Soleil.
Il nous reste maintenant à expliquer la façon dont le Soleil agit sur l'écorce terrestre, et à dire quel rapport il peut exister entre ces phénomènes et la vie de notre astre central.
Le problème revient à imaginer une cause périodique qui tantôt retiendrait l'écorce terrestre au-dessus du noyaugazeuxouliquide, tantôt, au contraire, la laisserait s'appuyer sur lui.
Toute dilatation de la croûte tendrait à diminuer la pression sur le noyau interne; tout retrait de l'écorce produirait l'effet opposé; les vapeurs dissoutes dans le magma sous-jacent auraient alors tendance à s'échapper, entraînant les laves rendues liquides par une moindre pression aux endroits des grandes fractures, d'où mouvements orogéniques et tendance à la volcanicité. C'est ainsi que les choses se passeraient si nous dilations les pierres de la voûte d'un pont; la dilatation rendrait l'édifice plus solide; le retrait, au contraire, produirait un tassement et un mouvement de descente.
OU ALLONS-NOUS
La chaleur solaire variable ne peut rien expliquer, car nous savons qu'à partir de 16 mètres au-dessous du sol la température est d'une constance remarquable.
Nous pourrions être plus heureux en nous adressant à l'électricité.
Les statistiques montrent que les tremblementsde terre sont plus nombreux en hiver qu'en été. De même, on enregistre plus de secousses la nuit que le jour, et le matin que le soir.
Or, de tous les phénomènes qui concordent le mieux avec la distribution périodique des séismes, j'ai montré que l'électricité atmosphérique tenait le premier rang-
L'électricité servirait donc d'intermédiaire entre le Soleil et les troubles sismiques ; ou, ce qui revient au même, entre le Soleil et les contractions de la Terre.
Aussi paradoxale que puisse paraître cette affirmation, nous allons montrer qu'elle peut scientifiquement se soutenir. Tout le monde connaît une bouteille de Leyde,
Effet d'une secousse sur une colonne,
mais on ignore généralement que si l'on fait varier la charge de la bouteille, son volume varie proportionnellement. En chargeant l'armature extérieure représentée par une feuille d'étain, le volume augmente; l'inverse se produit si on diminue la charge.
Or, sur la Terre, l'atmosphère joue le même rôle que la feuille d'étain extérieure; la croûte terrestre remplace le verre de la bouteille, et l'armature intérieure est fort
bien représentée par le noyau liquide ou gazeux, surtout formé de substances métalliques.
Si donc la charge électrique venue du Soleil augmente dans l'atmosphère, nous aurons dans la croûte une tendance à la dilatation; les pressions latérales seront plus accusées, et toute la croûte tendra à se maintenir d'ellemême au lieu de s'appuyer sur le noyau central. D'où suppression des tremblements de terre.
C'est précisément ce que nous constatons. Les tremblements de terre sont faibles ou n'existent pas en été et dans les après-midi, moments de grande charge électrique.
Inversement, lorsque l'électricité diminue, pendant l'hiver ou même dans la seconde partie des nuits, il y a tendance à la contraction de la part de l'écorce; rien ne retient plus cette couche pesante au-dessus du noyau, d'où phénomènes de tassement et de descente, et, par conséquent, tremblements de terre.
On comprend donc que les gaz enfermés dans la croûte cherchent, à certaines époques, à sortir en vertu de la pression de l'écorce, favorisée par une tendance à la contraction. Leur tension augmentera jusqu'au moment où l'activité solaire passera par un minimum. Ainsi s'expliqueraient les relations que j'ai constatées pour la première fois il y a une dizaine d'années. Quel que soit le sort de la théorie que je
sismique en 1886 aux États-Unis.