‹ D'Un Cas de Hernie Diaphragmatique TraumatiqueChapitre 18 sur 25 · RS NN · texte numérisé non relu

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faisantes que celles de la baronarcose *: en effet, le poumon collabé est privé de sa fonction qui demeure avec les procédés d’hyperpression. Mais si lon se. place au point de vue pratique, qui en définitive est le seul à compter, les avantages du pneumothorax pré-opéraloire sont nombreux.

— Il favorise préalablement l’augmentation de la capacité respiratoire du poumon opposé qui, ainsi préparé d’ävance, résistera mieux aux surcharges opératoires et post-opératoires qui lui seront ,1mposées.

Il permet l’immobilisation et la réduction du volume du poumon sur lequel il agit d’une manière très progressive et surtout en dehors du temps opératoire. Du début à la fin de l'intervention, ce poumon restera pratiquement immobile, alors qu’au cours de la baronarcose, il est parfois nécessaire de le gonfler, ce qui suspend temporairement les manœuvres opératoires.

"Le pneumothorax préalable habitue la séreuse au contact de l’air et supprime ainsi le facteur de choc certain constitué par le contact brusque de Pair avec la séreuse pleurale au moment de l’ouverture de la plèvre.

Tels sont ses avantages certains.

On peut encore supposer que la légère irritation pleurale qu’il détermine (on trouve toujours 50 - 100 cme. de liquide de réaction à Pouverture de la plèvre) exalte ses capacités de lutte contre linfection.

En outre, il augmente ainsi la rigidité du médiastin

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et évite le flottement médiastinal (médiastinal flutter) durant l'intervention et son déplacement durant les suites opératoires.

Enfin, nous ne parlerons pas de ses avantages de simplicité qui ne devraient pas entrer en ligne de comple si cette méthode s’avérait condamnable par ailleurs.

Ses inconvénients, par contre, sont à peu près nuls. Dans certains cas, il peut être inefficace : l'ouverture de la plèvre amène alors quelques troubles respiratoires. Il en est de même si les deux plèvres sont mises en communication, accident possible au cours de la chirurgie du médiastin postérieur. Il suffit alors de mettre immédiatement en action l'appareil à pression différentielle que l’on doit évidemment avoir toujours à sa disposition.

On a pu prétendre qu'il détermine la formation d’adhérences ou de liquide. Celui-ci n’apporte éNE demment aucune gêne, et si ie pneumothorax a été institué à une date suffisamment rapprochée de l’intervention (intervalle maximum de 42 - 15 jours), aucune adhérence ne peut se constituer.

A notre sens, un seul point mérite quelque at-. tention dans l’application de cette méthode : il ne faut pas chercher à atteindre de fortes pressions : leur chiffre n’est pas absolu et dépend de chaque malade. Il faut surveiller le déplacement médiastinal par radioscopie ou radiographie. I est arrivé à M. BALIVET, après un pneumothorax droit, institué sous une trop forte pression, de trouver le médiastin très fortement déplacé vers la gauche, ce qui suscita

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de sérieuses difficultés opératoires. Mais dans ce cas, il s’agit d’une erreur de technique, le pneumothorax n'ayant pas été suffisamment contrôlé.

C’est done à ce dernier procédé que nous avons € recours.

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