‹ D'Un Cas de Hernie Diaphragmatique TraumatiqueChapitre 17 sur 25 · SN ALP · texte numérisé non relu

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reil de pression différentielle. À Lyon, M. Sanry s’est engagé dans cette voie, utilisant même l’anesthésie locale, chaque fois qu’elle est possible,

Récemment, M. Marcel BérarD et M. DARGENT dans le but de confirmer les idées de leur maître, M. SANTY, ont entrepris un travail expérimental qui fut rapporté au XIe Congrès International de Chirurgie de Bruxelles. Il résulte de leurs recherches, parmi d’autres conclusions intéressant uniquement la chirurgie pulmonaire, que :

- la mise en hyperpression SEate pour maintenir l’hématose, le parenchyme pulmonaire restant rose et modérément distendu (16 cm. d’eau) entraine une élévation de la pression diastolique pulmbnaire et une légère tachycardie. Il existe également une élévation de la pression artérielle périphérique. Cette mise en hyperpression demande donc un surcroît de travail au muscle cardiaque.

- si l’on cesse l’hyperpression : naturellement, ie poumon se collabe et devient noir. À ce moment, 6n constate une bradycardie relative, une grande diffirentielle entre Fa pression diastolique témoigne de fa disparition de l’obstacle, créé par lhyperpression intra-alvéolaire. |

- différentes agressions ont été tentées dans ces conditions, L’excitation ou la section du nerf phrénique n’amène pas de modifications. L’infiltration anesthésique du ganglion stellaire détermine une importante action immédiate, mais qui ‘n'est pas durable : la tension artérielle baisse, puis remonte cet la tension pulmonaire croit, puis diminue. Ce sout

surtout les tractions sur le pédicule pulmonaire qui amènent les plus importantes modifications sur la tension artérielle alors que la tension pulñonaire reste relativement insensible. Enfin, si l’on a pratiqué une injection intra-veineuse d’atropine, ces effets sont très atténués et surtout notablement retardés dans leur apparition.

Outre les nombreuses conclusions que per-.

mettent dans d’autres domaines ces intéressantes expériences, elles montrent avant tout que Fhyperpression intra-pulmonaire n’est pas sans action sur la petite circulation. Elle peut provoquer pendant l'opération des variations brusques du régime cireu- Jafoire et laisser, après l’intérvention, le poumon relativement noyé, donc particulièrement préparé à être le siège de complications immédiates ou secondaires. Enfin, elle ne favorise, en aucune maniere, la lutte contre la défaillance cardiaque, qui doit, malgré tout rester une des premières préoccupations au cours des graves et longues opérations à plèvre ouverte.

Il faut admettre, néanmoins, que ces critiques ne sont pas absolues, et ne peuvent être transportées sans atténuation du terrain expérimental, à celui de. la chirurgie humaine. Il est important de constater que la grande majorité des chirurgiens thoraciques américains utilise cette méthode sans aucun ennui dans les plus longues et les plus graves interventions intrapleuralès. Les succès de ToREk, d'EGGERSs, et de GARELOCK ont été obtenus à l’aide de cette seule méthode. L'administration d’une anesthésie sous hyper-

pression demande une expérience et un doigté extrêmes, que seuls des médecins anesthésistes spécialisés peuvent détenir. Les brusques modiications de pression, délibérément recherchées au laboratoire doivent être proscrites. Sans doute, avec ces réserves et ces précautions, l’hyperpression demeure une méthode excellente.

b) Le pneumothorax pré-opéraloire :

Il y eut des précurseurs, puisqu’en 1902, DOLLINGER mettait la plèvre en communication avec l’extérieur par un simple drain, la veille de lopération et qu'au Congrès Français de Chirurgie de 1906, WILLEMS proposait l'utilisation du pneumothorax pré-opératoire exactement selon la technique actuelle. Mais cette méthode fut utilisée pour la première fois en 1919, par J. ARCE (de Buenos-Ayres). Opérant un ma- Jade porteur d’un kyste hydatique du poumon chez lequel avait été institué quelques jours auparavant un pneumothorax dans un but de diagnostic, il fut si favorablement impressionné par le silence thoracique ainsi obtenu, à l'ouverture de la plèvre, et l’absence de toute réaction qui s’ensuivit, qu'il érigea ultérieurement cette manière de faire très simple, en méthode systématique pour la chirurgie intrapleurale. En 1924, ARCE décrivit ce procédé à PAcadémie de Médecine de Paris. Mais c’est surtout en Angleterre entre les mains de ROBERTS, ROMANIS, Tupor Epwars et NELSON que cette méthode diffusa rapidement.

Ses bases théoriques sont évidemment moins satis-

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