‹ D'un phénomène stéthoscopique propre à certaines formes d'hypertrophie simple du cœurChapitre 1 sur 7 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

En étudiant les bruits du cœur chez des malades présentant une augmentation de volume du cœur sans lésions d’orifices, M. Potain a constaté chez un grand nombre d’entre eux l’existence d’un rhythme particulier, analogme à ceux qu’on a désignés sous le nom de bruits de galop. Ses observations, poursuivies pendant plusieurs années, l’ont amené à attribuera ce bruit une valeur séméiologique constante.

On ne trouve, dans aucun des auteurs classiques qui ont écrit sur l’auscultation du cœur, de description qui se rapporte à cette variété de bruit de galop. En France, un fait unique, publié autrefois par M. Charcelay, de Tours, paraît s’en rapprocher par certains points; mais

son observation, très-incomplète, ne permet pas d’en déterminer la nature. Tout récemment un médecin anglais, M. Sibson, a fait connaître un fait analogue qui sera exposé et discuté plus loin.

Tels sont les seuls documents que nous offre la littérature médicale. Ce sera donc surtout d’après les faits que nous avons eu occasion d’observer pendant notre internat chez M. Potain, et auxquels nous joignons un certain nombre d’autres observations recueillies pour la plupart dans le même service, que nous ferons celte étude. Nous chercherons surtout à y reproduire fidèlement les opinions que nous avons souvent entendu exposer sur ce sujet par M. Potain, soit au ht du malade, soit dans les explications particulières qu’il a bien voulu nous donner.

Qu’il nous soit permis de témoigner ici à cet excellent maître toute notre reconnaissance pour ses précieux enseignements et pour la bienveillance qu’il nous a constamment témoignée, pendant le temps que nous avons eu le bonheur de passer dans son service.

Nous avons aussi des remerciements bien sincères à adresser à ceux de nos collègues qui nous ont fourni des observations, en particulier à nos bons amis MM, Malassez et Rendu, dont les recherches et les observations nous ont été d’un grand secours pour entreprendre ce travail.

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