‹ D'un procédé de localisation simple, rapide et sûr des projectiles de guerreChapitre 4 sur 14 · MAS SAP · texte numérisé non relu

MAS SAP

O0 OP relation dans laquells AA’est connu et égal à 10 centimètres dans les conditions que nous avons choisies ; O0 le décalage de l’image représente donc la distance de deux points homologues des deux images et par conséquent sera facilement mesuré sur la plaque même avec un décimètre, ou un pied à coulisse ; par exemple si nous avons comme projectile une balle de fusil nous choisirons comme points homologues les deux points des images et nous pou=

vons en mesurer aisément la distance ; si nous avons un éclat nous reconnaîtrons facilement deux points homologues grâce aux rugosités; si nous avons un projectile rond telle une balle de sphrapnell nous n’aurons qu'à préciser les centres des images et en prendrela distance. Désignons donc O O’ qui nous est facile à mesurer par a, PO la distance du projectile à la plaque par x,

A P sera donc égal à 50 — x,

puisque dans les conditions énoncées nous avons AP + PO = AO = 50 centimètres, distance de l’anticathode à la plaque.

Nos calculs seront faits bien entendu avec le centimètre comme unité de longueur.

Notre relation précédente devient donc:

10 50 — x ae LtER

dans laquelle nous avons un seul inconnu x et qui

nous est donné en développant cette équation du

premier degré à un inconnu.

10 X — (50 — x) X a I0X =.50X 4 —ax I0OX AXE 00 QU x (10+a—50o X a

ROSE 10 +a

La profondeur, c’est-à-dire la distance du projectile à la plaque, est donc donnée par la formule :

Cette distance x, du projectile à la plaque, étant donnée, il ne nous reste plus qu’à connaître celle du projectile au plan cutané antérieur par où il sera plus possible au chirurgien d'aborder le corps étranger ; c’est celle du projectile à la grille. Comme nous avons eu soin de mesurer auparavant la distance qui séparait la grille de la plaque et qui nous donne donc le diamètre antéro-postérieur de la région qui nous

‘intéresse, nous n’avons qu’à retrancher la valeur de x de cette longueur déjà notée.

Ainsi nous avons aussi bien la distance du projectile au plan antérieur qu’au plan postérieur ; mais c'est surtout la première la plus intéressante, car le blessé devant être placé dans les mêmes conditions pour l'extraction du projectile nous repérons plus facilement le plan antérieur et nous l'abordons plus facilement pour l’opération.

Ceci fait nous replaçons la grille sur les téguments et d’un coup de thermocautère on indique le point par où passe la perpendiculaire au projectile : localisation très facile en comptant les rangées verticale et horizontale du carré dans lequel, sur la plaque, se projette l’image du corps étranger.

Nous savons que l’on peut très bien nous reprocher de ne pas donner une situation exacte d'un corps étranger à repérer, que la première image

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n'est pas rigoureusement due à um rayon normal puisque au début nousne connaissons que la situaapproximative, qüe le projectile n'étant pas à la même distance du tube que la grille, son image par rapport à celle de la grille serait décalée dans une certaine mesure, et alors que l’on pourrait commettre une erreur em disant que le projectile se trouve sur la perpendiculaire menée à la peau au niveau des carrés correspondant à ceux contenant l’image du projectile. Nous répondrons à cela que nous n'avons pas qu’un rayon normal, mais un faisceau parallèle de rayons normaux et que si l’on prend les précautions de faire avec soin la première phase de notre opération, la région qu’occupe le projectile étant connu suffisamment, on peut considérer que la première impression radiographique donne une image normale, chose que nous avons pu vérifier puisque les projectiles que nous avons vu extraire n'ont jamais été décalés de plus de 3 millimètres dans le sens transversal par rapport à la perpendiculaire menée suivant leur projection sur la peau du plan de la grille au point indiqué et que nous marquons au thermocautère comme il est dit plus haut. De plus sur cent interventions, cent projectiles à extraire nous n’avons vu qu’un seul échec où nous n'avons pu avoir le projectile à la première localisation.

Nous arrivons donc ainsi à localiser un corps étranger quelconque très rapidement, avec la plus grande précision opératoire possible, sans avoir

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recours à un instrument compliqué ce qui souvent est une cause d'erreur ; et c’est surtout l'application de cette méthode à la recherche des projectiles de guerre qui en devient intéressante, le blessé ayant tout intérêt d’avoir une localisation rapide de ses corps étrangers et d’en voir pratiquer l'extraction immédiate et cela pour éviter les complications fatales que nous avons vu survenir durant la cam-pagne, telle la gangrène gazeuse.

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Si l’on opère dans les conditions énoncées plus baut, étant donné que les constantes sont :

1° Pour la distance du tube radiographique à la plaque : 5o centimètres ;

2° Pour ie déplacement latéral du tube: 10 centimètres.

Nous pouvons établir un barême des distances du projectile à la plaque quand l’on connaît le déplacement de l’image du projectile sur la plaque. Dans la colonne n° 1 on notera ce déplacement et dans la colonne n° 2 on notera la profondeur. Nous éviterons ainsi le calcul et nous lirops immédiatement le résultat demandé sur le tableau ci-devant :

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