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CHAPITRE IV

ment dans cette occasion ceux qui espèrent ou désirent (c’est la même chose) une contre-révolution.

Salut et respect aux citoyens Magistrats des Comités réunis.

Leurs concitoyens et dévoués frères, Les membres du Club fraternel révolutionnaire, GASC, président, J. WITEL, secrétaire, J.-H. EBRAY, 44. »

Les magistrats décidèrent le lendemain de répondre à cette requête, € qu’ils se considéraient comme incompétents pour statuer sur une proposition portant sur la destruction des registres confiés à leur garde. » De fait, l'opération, souvent redemandée par les clubs, qui menacèrent même une fois de venir s’emparer de force de ces documents, fut renvoyée de mois en mois jusqu'à la fête de l’Escalade de 1794. On avait eu le temps alors de confectionner un registre unique, contenant les noms de tous les citoyens Genevois, anciens et nouveaux, et dont chacun pouvait obtenir l'extrait qui le concernait. Ce registre est déposé maintenant à la chancellerie cantonale, M. l’archiviste Grivel travaille encore à ce jour au rétablissement du Rôle détruit en 1794, et qui exige de lon-

gues et minutieuses recherches.

Les membres du Club fraternel des révolutionnaires genevois (le Grand club), aux citoyens Magistrats du Comité de sûreté, le 18 septembre 1793, l’an IT de l’Egalité.

€ Citoyens Magistrats,

Les membres du Club fraternel des révolutionnaires genevois, ayant appris que le ministre Mestrezat s'étoit permis, le

jour du Jeûne dans son sermon, des propos liberticides,

demandent qu'il soit mis sur le champ en état d’arrestation

et ses papiers mis sous les scellés, afin qu’il soit procédé

contre lui de la manière qui paroîtra la plus convenable aux

autorités constituées.

Salut et respect aux citoyens Magistrats.

Leurs dévoués citoyens et frères, Les membres du Club des révolutionnaires genevois,

GASC, président, WITEL, secrétaire, »

Les délégués elubistes qui apportèrent cette adresse à la maison de ville demandèrent, en outre, € que sans délai quelconque on s’occupât de leur réquisition. » — Les informations prises par les magistrats prouvèrent que le pasteur Mestrezat n'avait en aucune facon mérité le blâme du Club fraternel, dont probablement aucun membre n’avait même assisté à son sermon. Üependant on jugea à propos de le censurer et de lui recommander la prudence; et comme le même jour on reçut de nouvelles plaintes du même genre contre les pasteurs en général, ceux-ci furent « invités à se renfermer dans les sages limites d’une instruction morale et chrétienne. » Un autre Mestrezat, Charles-Alexandre, différant d'opinion avec sa famille, était alors membre du Grand club, dont plusieurs pièces sont signées par lui comme président. Il alla ensuite s'établir en Amérique.

De Mme Naville-Rilliet à Mme Galiffe-Naville, sa belle-sœur, à Préverenges ; de Céligny, vendredi matin, 11 octobre 1798.

€ Je n’ai qu'un instant, ma bonne sœur, pour te dire que les Lyonnoiïis ont fait la nuit du 6 au 7 une heureuse sortie; on dit qu’ils ont tué trois mille patriotes et fait entrer dans leur ville bœufs, moutons et blés. L’heureuse sortie est sûre,

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