‹ D'un siecle à l'autreChapitre 199 sur 253 · DORAT-CUBIÈRES. D · texte numérisé non relu

DORAT-CUBIÈRES. D

On sait qu’il prit le nom de Dorat de son maître en poésie Claude-Joseph Dorat. Nous n'avons pas retrouvé son ode à Rousseau. Le « beau discours des Genevois à la Convention Nationale, » à Paris, avait eu lieu à l’occasion du décret de cette assemblée relatif à la translation des cendres de Jean- Jacques Rousseau au Panthéon. Une centaine de Genevois s'étaient présentés à la séance de la Convention, à la suite d’une assemblée tenue chez Reybaz, ministre de Genève à Paris, consacrée à une fondation de bienfaisance au profit des Genevois malheureux (Lettres de Reybaz).

Extrait des Registres du Conseil d'Administration, séance du samedi 7 juin 1794 (fête et monument de Jean-Jacques Rousseau ).

& La commission chargée de l’organisation de la fête du 28 juin prochain, pour la consécration du monument décerné par le Souverain à la mémoire de J.-J. Rousseau, a proposé par lorgane du citoyen (asc, l’esquisse suivante de cette fête : |

La marche s’ouvriroit par un détachement de la force armée; deux jeunes gens de l’âge de dix à quinze ans porteroient tour à tour la devise de la patrie, d’autres les principaux ouvrages de Jean-Jacques.

Douze citoyennes mères conduiroient ou porteroïent les enfants qu’elles auroient allaités. Ces enfants seroient ornés de fleurs en guirlandes ou en couronnes; l’une d’elles porteroiït une enseigne où seroit le portrait de Rousseau avec ces mots: Rousseau nous rappela aux devoirs sacrés de la nature.

Douze jeunes filles couvertes d’un voile blanc, les plus jeunes les premières, les trois dernières de l’âge de seize ou dix-sept ans; elles auroient des couronnes de roses blanches sur la tête, L'une d'elles porteroït une enseigne où seroiït atta-

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