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CHAPITRE IV

Après quelque hésitation, le Conseil fut d’avis qu'il valait mieux ne pas se rendre à cette invitation (Reg. du C., 11 et 12 juillet 1794).

De J.-G. Prevost à son ami J.-A. Galiffe, à Préverenges ; de Genève, 14 juillet 1794.

€ :. . . . . Le résident fait continuellement des parties (de plaisir). Hier de nuit avec nos Comités sur le lac, où à la seconde décharge un homme s’est estropié; puis à la montagne avec les Marseillois, les Montagnards, etc. À propos de montagne, dès aujourd’hui on ne laisse plus aller d'étrangers en Savoie pour ces parties, auxquelles il faut done dire adieu. Nous devions aller au Môle dans quinze jours, et nous devons y renoncer. On délivre à la maison de ville des cartes pour aller dans les mandements genevois, mais pas plus loin. . . L'on a bien des craintes ici; je ne sais si elles sont fondées; mais c’est un état de choses bien cruel. On dit aussi que tous les étrangers qui habitent la Savoie seront obligés de décamper. . . . On prétend encore que le résident de France sera remplacé par son secrétaire, mais cela se dit depuis si longtemps qu’on ne sait que croire. . . . »

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