CI. des Bienveillants de Vandœuvres
C’est à tort que nous avons dit plus haut que les Cercles,
supprimés en 1782, ne furent rétablis qu’en 1791; ils purent se rouvrir déjà en 1789, mais à des conditions onéreuses et restrictives qui ne furent levées que par l’édit de 1791. — On voit que de ces clubs, bon nombre prenaient simplement leur nom de celui du propriétaire, de l'enseigne ou de toute autre appellation de la maison ou du quartier où ils avaient élu domicile, quelques-uns d’une abbaye militaire, d’autres encore
d’une loge maçonnique, etc.; plus de la moitié furent temporairement supprimés, comme trop tièdes, pendant Ja crise de 1794. Nous donnerons au chapitre suivant une liste de ces sociétés à l’époque de la domination française.
De l’ancien syndic I.-L. Naville à la même, à Préverenges; d’Yverdon, 11 janvier 1795 (à propos de lataxe révolutionnaire).
& . . . . M. Du Cloux, après s'être offert si obligeamment, a reculé quand ila vu la malveillance se réveiller contre moi; il m'a paru clair qu’il craignoit de se compromettre; d’un autre côté, on m’a assuré qu'il-étoit beaucoup trop aristocrate pour réussir. Mon ami, M. Prevost-Dassier, s’est généreusement mis à la brèche pour nous et a entamé les discussions. . . . . Ils ne veulent tenir compte ni de ce qui a été pillé et volé, ni de ce qui a été brisé ou gâté, ni de la mieux value d’effets précieux qu’ils ont vendus à peu près pour rien, . . . . Il paroît au reste que le mécontentement est grand parmi les révolutionnaires; mais nos chers concitoyens n’ont de courage que contre le Gouvernement légitime; ils n’ont d’énergie que pour le crime. Ils n’ont pas obéi à des magistrats qui étoient leurs pères; ils ployent lâchement la tête sous des tyrans qu’ils méprisent, qu’ils détestent. Je prévois qu’ils n’oseront pas remuer jusqu’à ce qu’une intervention étrangère vienne punir les brigands. Dieu veuille que cette catastrophe inévitable ne soit pas le tombeau de la liberté et de l'indépendance de la République! . . . .»
De Frédéric de Freudenreich, de Berne (ensuite officier à l’armée des alliés, préfet de Wimmis, juge-colonel des régiments suisses à Naples, etc.), à son ami J.-A. Galiffe, à Préverenges ; de Berne, 10 avril 1795.
€ Je n'ai que le temps de vous adresser quelques lignes qui