‹ D'un siecle à l'autreChapitre 31 sur 253 · CHAMPEAUX. D · texte numérisé non relu

CHAMPEAUX. D

« Me permettriez-vous de présenter bien des respects à Messieurs Cramer, Jalabert et de la Rive? »

Nous ne transcrivons ces lettres, peu importantes en ellesmêmes, de M. de Champeaux, que pour montrer lerespect dont ces Résidents de France, si fiers et souvent si hautains dans les rapports officiels de la petite République avec sa toute-puissante voisine, savaient cependant faire preuve dans leurs relations privées avec le mérite supérieur, indépendant de toute considération politique; car à cette époque Calandrini n’était

pas encore du Conseil d'Etat.

De M. Camp... à M. Calandrini, professeur de mathématiques à Grenève, de Lyon, 26 octobre 1749.

« Monsieur,

M. Tronchin auroit eu l'honneur de vous écrire avant son départ pour Paris s’il n’avoit attendu de pouvoir vous envoyer une dissertation que M. Souflot a écrite sur le parallèle des ouvrages gothiques et modernes, qui auroit servi de réponse

à la lettre dont vous l’avez honoré le 4 de ce mois. Mais elle

est entre les mains du Secrétaire de l’Académie qui est en campagne. M. Souffot la lui a fait demander, et dès que je l’aurai, j'aurai l’honneur, Monsieur, de vous en envoyer une copie ; ce ne pourra être que vers le 10 du prochain, tems du retour du Secrétaire. M. Soufflot est aussi obligé d’aller faire un voyage à Paris, d’où il sera de retour dans un mois ou six semaines. Dans l’intervalle, si l’on s’est déterminé et que vous jugiez à propos, Monsieur, de me communiquer vos intentions, je m’y conformerai exactement.

J’ay l'honneur d’être très-respectueusement, Monsieur,

Votre très-humble et très-obéissant serviteur

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