‹ D'un siecle à l'autreChapitre 30 sur 253 · CHAMPEAUX. D · texte numérisé non relu

CHAMPEAUX. D

Du même au même, de Genève, 31 décembre 1749.

& Monsieur,

Je suis bien fâché de n’avoir pas eu l'honneur de vous rencontrer hier lorsque j’ai été pour avoir l’honneur de prendre congé de vous. Voulez-vous bien que je le prenne par lettre et que je vous assure qu’on ne peut vous être plus dévoué ni vous respecter plus que je ne le fais et que je le ferai toujours. Voulez-vous bien que j'ajoute aux grandes obligations que je vous ai par rapport à mon fils celle d'accélérer son cours le plus qu'il sera possible, sans rien retrancher de ce que vous jugerez nécessaire.

Comme vous avez souhaité voir le discours que j’ai lu avanthier au Conseil, je vous l’avois porté hier, et il vous le porte aujourd'hui ; et aussi, comme je ne crois pas pouvoir le communiquer sans permission de la Cour, trouvez bon que je vous supplie de permettre qu’il le rapporte.

Je serai toujours très-empressé de vous témoigner la reconnaissance que je vous dois, et de trouver les occasions de vous marquer le respect avec lequel j’ai l'honneur d’être, Monsieur, etc. etc. »

Du même au même; de Paris, ce 14 janvier 1750. « Monsieur,

Je suis pénétré des marques de bonté et d’amitié que vous me faites l’honneur de me marquer dans la lettre que vous m'avez fait celui de m'écrire, Ce que je puis dire en réponse à tant de politesses, c’est que j’en suis infiniment touché et que toute mon ambition seroit de les mériter. Il est vrai, Monsieur, que je m'intéresse bien tendrement à l’avantage de la

République, et que je ferai toute ma vie vanité d’avoir vécu

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en liaison particulière, et d’avoir lieu de me flatter de l’amitié

du nombre infini de gens de mérite qu’on rencontre chez vous.

Il est vrai aussi que dans ce nombre, qui m’a si souvent étonné,

je vous ai toujours bien distingué, et que j’ai désiré bien par-

ticulièrement être honoré de vos bontés. Je vous supplie, Monsieur, de juger par celles que vous m'avez marquées et par

celles que vous avez bien voulu avoir pour mon fils, dont lui

et moi sentons également le prix, du respectueux dévouement

avec lequel je serai toujours, Monsieur,

Votre très-humble et très-obéissant serviteur

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