FRANÇOIS TRONCHIN. » Î
1 Ce François Tronchin, né en 1704, ensuite conseiller d'Etat, mort à l'âge de 94 ans, était grand amateur de théâtre et auteur lui-même de quelques pièces, qui, réunies à celles d'auteurs plus connus, qu'il imagina de rajeunir, furent publiées en 1779 et 1783, en cinq volumes, sous le titre: Mes récréations dramatiques. Sa tragédie de Marie Stuart fut représentée pour la première fois à Paris le 3 mai 1735, et devant le roi à Fontainebleau, le 4 novembre de la même année. L'auteur abandonna le produit des représentations et de la publication de la pièce à ses principaux acteurs : les demoiselles de Balincourt et de Seine et le sieur du Fresne (Clément et l'abbé de la Porte, Anecdotes dramatiques). Ami zélé et protecteur généreux des beaux-arts, F. Tronchin forma successivement aux Délices deux cabinets de tableaux qui eurent une grande réputation, et dont le premier passa dans la collection de l’impéra-
De Richard Neville Aldworth, M. P., ! alors sous-secrétaire d'Etat en Angleterre, ensuite (1762) ministre plénipotentiaire en France, tige des lords Braybrooke, — à M. François Calandrini, premier syndic de la République de Genève, son beaupère ; de Londres, 15 novembre 1750.
« Mon très-cher et très-honoré Monsieur,
J’étois si occupé lundi passé que j’étois obligé de prier M'e Goudet de vous dire pour moi combien j’étois inquiet au sujet de mon cher frère, et de vous donner tout le petit détail de notre pauvre famille qui fait toujours tant de plaisir à votre digne et affectionné cœur. Grâces à Dieu, nous continuons tous de nous porter aussi bien qu'il est possible. Plaise à Dieu que la première que nous recevrons de vous nous apprenne la même chose de vous tous, mais particulièrement de votre très-cher fils!
Miss Groudet told you in her last that T had something of a publick nature to mention to you. You will easily have guessed that is related to your worthy little Republick, which I shall ever honour and esteem. The point is this : Upon it’s being made known here that de la T. would shortly be sent to B., Orders have been sent to M. V. to assist him in the objects of his mission, thither, and to endeavour at the same time to adjust your differences with his master, by making that
trice Catherine II. Il a publié en 1765 et 1780 des catalogues raisonnés de ces cabinets. (V. aussi Senebier, Mist. litt., et Gaudy-Le Fort, Promenades histor.)
1 Le signataire prit Neville pour nom de famille à la mort de sa tante Elisabeth Griffin, comtesse de Portsmouth (1762). Son fils Richard Aldworth Neville prit le nom de Griffin en succédant à son parent John Griffin, lord Howard de Walden, comme second lord Braybrooke en 1797. C’est la tige des lords Braybrooke, qui ont repris le nom de Neville. Leur ancêtre avait épousé Catherine Neville de Billingbere, issue Ges lords Albergavenny et par eux du célèbre Ralph Neville, comte de Westmoreland, gendre de Jean de Gand, fils du roi Edouard III.