C. BONNET
Ma Femme qui habite toujours son Lict, et qui est toûjours ceque vous l’avés vû etre, vous fait mille Amitiés. Presentés, je vous prie, les assurances de mon respect et de mon devouement à Mesdames Calandrini. 7 mars. »
Adresse: À Monsieur, Monsieur Claparède-Calandrini, chez lui.
Du baron Langes de Lubieres! à M. Claparède-Calandrini, à Genève, sur le même objet que la lettre précédente, de ....., le 26 mars 1759.
« Je demande, mon cher Monsieur, si vous n’avez point trouvé d’autres lettres que celles que vous m’avez envoyées,
1 Charles de Langes, baron de Lubières, membre du Conseil des CC, était fils du gouverneur de Neuchâtel de même nom, en son vivant grand ami de Noble Claude de Claparède, premier du nom à Genève, conseiller du roi de Prusse, qui lui aurait donné le gouvernement de Neuchâtel s'il n'avait pas eu pour compétiteur le dit baron de Lubières père; ce qui du reste n’altéra en rien leur amitié, puisqu'il fut nommé ensuite conseiller tutélaire des enfants de Lubières. De là sans doute cette liaison entre les enfants des deux familles, resserrée d’ailleurs par des liens de parenté, le gouverneur ayant épousé une demoiselle Calandrini. Charles Langes de Lubières, qui rassemblait avec Charles Bonnet les matériaux d’une biographie de Calandrini, était collaborateur de quelques journaux littéraires ou scientifiques, ami de Bonnet, Cramer, Calandrini et autres savants genevois. — Nous avons indiqué plus haut le sujet de la contestation élevée entre Clairaut et Calandrini, et dont il est encore ici question,
qui sont suffisantes, sur la contestation élevée entre M. Clairaut et M. Calandrini; mais j’imaginois qu’il devoit y avoir encoré d’autres correspondances littéraires que celles qui sont indiquées dans les papiers que vous m’avez communiqués. S'il n’y a rien d’autre, j'ai tout parcouru; j’ai fait mes notes sur tout, que je remettrai à M. Bonnet pour que des personnes plus en état que moi en fassent usage. J’aurois voulu trouver plus de choses sur les mathématiques, ou du moins que l’on pût donner dans un éloge que notre digne M. Calandrini, à jamais regrettable, mérite à tous égards.
Je suis avec une entière estime et bien de l’attachement, Monsieur,
Votre très-humble et très-obéissant serviteur,