‹ D'une guerre à l'autreChapitre 47 sur 56 · L ASSAUT FINAL · texte numérisé non relu

L ASSAUT FINAL

'•entiers : 1 enl reprendre ici, à noire lour, demeurerait sans utilité. Point n'est d'ailleurs besoin des détails pour affirmer en toute conscience que la Triple Entente se montrait toujours soucieuse de -auvegarder la paix et que la France, en particulier, demeurai! strictement lidèle à la ligne deconduite que nous l'avons vu simro. Dès la remise de l'ultimatum son ambassadeur à Londres ut en effet une média tien entre l'Autriche et la Serbie; •niant d'où venait le périt véritable, il jugeait que la proposition devrait être formulée par l'Allemagne, et, afin de persuader plus aisément celle-ci, il demandait à l'Angleterre de s'entendre avec elle: c'était attester hautement le dessein de ne rien négliger pour conjurer la crise ou au pis aller pour la localiser.

La suggestion de la France eut naturellement aussi peu de sucée- que les démarches de la Russie qui, appuyée bien entendu par Paris, cherchait à gagner du temps pour permettre des négociations générales. Encore que la Serbie, sacrifiant toute fierté à la cause de la paix, eût accepté, dans le délai voulu, les clause> essentielles de l'ultimatum, l'Autriche ne se tenait pour satisfaite. Sa légation quittait Belgrade ; le lendemain 2() elle proclamait sa mobilisation générale, et, le 2<S, elle déclarait la guerre.

Il était à peu près impossible que la Russie ne prit point part au conflit austro serbe. Mais la France n'y serait fatalement entraînée que si l'Allemagne intervenait elle aussi. Guillaume II pouvait, à son gré, limiter la lutte ou la rendre -générale. Son dessein était sans doute arrêté déjà car il n'hésita point. Il commença sans délai de se substituer à l'Autriche qui, comme épouvantée de son audace, manifestait des dispositions plus conciliantes, et de Berlin partirent à ladresse de Pélersbourg des observations menaçantes, complétées bientôt par une fourberie qui conduisit la Kussie à mobiliser. Celte mobilisation fournit ensuite le prétexte à une accentuation de la querelle. Dans celte querelle, et de par les termes jnémes de son alliance, la France se trouvait déjà indirecte-

oiS LA RUPTURF

nient en cause. Elle ne tarda pas à l'être directement. Le 3i juillet l'ambassadeur d'Allemagne à Paris demanda, non sans arrogance, quelle altitude la République adopterait en présence d'un conflit germano-russe. M. Viviani ayant déclaré que son gouvernement s'inspirerait des seuls intérêts du pays, la réponse fut jugée insuffisante. C'était cependant la pins modérée possible. Mais Berlin était décidé à provoquer coûte que coûte la rupture, car nous savons maintenant que dans le cas où la France, répudiant ses engagements, aurait promis la neutralité, on aurait exigé d'elle, pour la pousser à bout, la remise en gage de ses forteresses de l'Est. A partir de cette journée du 3 1 les événements se précipitèrent donc encore. Le lendemain, Ier août, l'Allemagne ayant proclamé sa mobilisation générale en même temps qu'elle déclarait la guerre à la Russie, le gouvernement français dut mobiliser lui aussi, bien qu'il se déclarât sincèrement toujours prêt* à clierclier un accommodement. Mais il eut fallu désormais un miracle pour en trouver un : en effet, bien que la déclaration de guerre dût être remise au Quai d'Orsay seulement trois jours plus tard, le [\ août, les opérations militaires avaient d'ores et déjà commencé.

On connaît leur début. Dès que la situation parut irrémédiablement tendue, la Belgique, placée entre deux des belligérants, avait demandé simultanément, à Paris et à Berlin, si sa neutralité serait respectée. La réponse de Paris fut affirmative, celle de Berlin ambiguë. De fait, dès le 2 août, tandis que le grand duebé de Luxembourg était brutalement envabi, le gouvernement belge se voyait sommer de livrer passage aux armées allemandes, et, devant son refus, il était traité en ennemi. Cet outrage aux droits des gens entraîna d'ailleurs immédiatement une grande conséquence. Bien que le Président delà République se fût adressé déjà au roi d'Angleterre pour solliciter son concours, lr gouvernement britannique n'avait point encore voulu prendre parti. Mis en présence de la violation de la neutralité belge dont il était garant, il n'bésita plus. Le 3 août

LASSaUT FINAL 3*9

les flottes anglaises entraient en contact avec les faibles forces navales françaises de la Manche, appliquant les dispositifs de ■coopération éventuelle qui avaient commencé d'être étudiés au lendemain deMa crise d'Algésiras. Le /i, enfin, la guerre était déclarée à l'Allemagne et le corps expéditionnaire britannique *^e préparait à passer sur le continent. Dans le même temps, enfin, deux autres grandes puissances précisaient aussi leur attitude. Malgré les manœuvres de l'Allemagne l'Italie rappelait que les traités d'alliance par elle signés, ne la liaient point dans le cas d'une agression des empires germaniques, et, le 2 août, elle se déclarait neutre. L'Espagne en agissait pareillement, et, bien que les influences allemandes fussent puissantes dans la péninsule, son roi s'efforçait de rendre sa neutralité bienveillante pour la France, en acceptant de défendre ses intérêts particuliers en Allemagne comme en Autriche.

Mais ce n'était pas encore tout. Pour résumer la situation en ce moment décisif, il ne suffit pas de mentionner les positions prises sur l'échiquier international : il faut également rappeler au moins les faits remarquables ou les manifestations significatives qui se produisaient dans notre pays et qui, les uns comme les autres, pouvaient également faire bien augurer de l'issue de la lutte. Les menaces des anarchistes et des socialistes avancés se révélaient vaines, comme aussi les prédictions des pessimistes professionnels. La mobilisation et la concentration s'accomplissaient sans un à coup, et il apparaissait que la France entrerait dans la lutte avec la plénitude des moyens qu'elle avait préparés, en complète possession, en outre, de ses ressources morales. Car, brusquement, un grand changement s'était fait. Les scandales qui, la veille encore, surexcitaientlesesprits, semblaient maintenant' choses très anciennes et désuètes. La résolution réfléchie de ne plus penser qu'au salut de la Patrie et la confiance dans ses destins prenaient la place des agitations stériles. Les partis politiques eux-mêmes désarmaient. Les Chambres, brusquement convoquées, acclamaient le 4 août le message présidentiel, votaient d'enthousiasme les projets qui leur étaient

soumis et se laissaient proroger sans protester. L'union sacrée était scellée. Mais celle union se réalisait si aisément seulement parce que les précédentes menaces étrangères avaient, l'une après l'autre, fait graduellement comprendre la nécessité de serrer les rangs pour tenir tête au péril. De môme si les corps d'armée qui couvraient la frontière mettaient en ligne des effectifs presque suffisants, c'était grâce au vole de la loi de trois ans, élaborée au lendemain de la grande alerte orientale. Dans l'ordre matériel et dans l'ordre moral, la France recueillait donc le bénéfice des efforts qu'elle avait périodiquement faits depuis dix ans pour se ressaisir ou se renforcer, et ■qui, à maintes reprises, avaient pu sembler vains. Enfin les neutralités qui protégeaient certaines frontières et les alliances qui apportaient des secours n'étaient pas non plus des accidents fortuits. L'alliance avec l'Angleterre et la Russie avait été assignée à notre diplomatie pour un de ses objectifs essentiels plus de trente ans auparavant, tandis que les premières manœuvres destinées à s'assurer les sympathies de l'Italie et de l'Espagne remontaient à plus de quinze ans. L'Espagne et l'Italie neutres, l'Angleterre et la Russie entrant dans la lutte à nos côtés, c'était la réalisation exacte de toutes nos combinaisons, c'était aussi, pour la France, la meilleure situation concevable, et, partant, la justification de la politique extérieure qu'avaient suivie ses gouvernants.

Ces remarques (jui précisent la position cle la Fiance au débuE du conflit résument aussi la dernière des périodes que nous venons de parcourir. Elles fournissent déjà, par cela même, une manière de conclusion, car elles soulignent les traits caractéristiques des années qui venaient de s'écouler depuis 1900, où nous avions marqué la précédente coupure. Nousavonsvu, comme par le passé, des tentatives se produire encore pour amener un rapprochement entre l'Allemagne et la France, en 1909 à coup sur, peut-être en 1907 et 1911. Elles n'avaient pas eu plus de succès que les autres essais antérieurs. Non point par une hostilité systématique de la France ou un désir de revanche dont on ne trouvait plus trace dans la masse du pays, aussi foncièrement pacifique que son gouvernement. Mais l'Allemagne opposait un insurmontable obstacle à toute entente sincère. De plus en plus assoiffée d'hégémonie, elle cherchait à ruiner l'équilibre rétabli en Europe et, pour y parvenir, entendait dominer la France. Par la persuasion ou par la terreur, peu lui importait, pourvu que le but fût atteint. Avec ses avances insidieuses alternèrent donc des attaques brutaies on l'Autriche tenait sa partie. Ces attaques contraignirent d'abord la France à consolider, jmh à resserer l'alliance et les ententes qu'elle avait précédemment nouées. Mais leur violence croissante démontra bientôt l'insuffisance des se^rles garanties dàplomati^oçs. Oowtre îmre force tanjoxrrs ïnenaçawte, il fallait

se mettre en mesure de dresser éventuellement la force. À mesure que cette nécessité se révélait plus complète, un changement s'opérait dans les esprits et ceréveildes énergies morales assurait à son tour la restauration des moyens matériels. Ainsi disparaissait le désaccord constaté en n)o5 entre la politique suivie au dehors et les dispositions du dedans. Du même coup, la période qui s'achevait prenait toute son importance et elle acquiert sa physionomie propre. Continuant exactement les périodes précédentes en ce qui touche les relations avec les autres pays, ■elle introduit un élément nouveau dans l'œuvre de sauvegarde nationale dès longtemps entreprise et elle couronne ainsi cette histoire extérieure de la Troisième République que nous avions entrepris de résumer.

Car nous arrivons réellement au terme d'une histoire. Le mois d'août iqi4 ne voit pas simplement se clore une de ces périodes que nous avons successivement déterminées et dont chacune ne marquait qu'une étape dans une évolution générale. C'est cette évolution qui s'achève maintenant ; un cycle est parcouru et, au moins pour la politique extérieure de la France, une [époque prend fin. Les négociations qui se poursuivront pendant la guerre et qu'on ne saurait songer à raconter encore, auront beau se relier parfois à celles dont nous avons parlé, les circonstances leur imprimeront un caractère tout différent et elles viseront des objets auxquels nul ne songeait la veille. Le traité de paix, enfin, approfondira la coupure. Et non point tant parce qu'il soumettra peut-être les rapports entre nations à des principes nouveaux. Mais la France, victorieuse bien qu'appauvrie, ne sentira plus peser sur elle le souvenir cuisant de la défaite ; elle se trouvera, en outre, en face <l'une Europe transformée par l'éclosion d'Etats qui naissent ou renaissent sur les ruines des vieux empires. Tout étant changé, la politique devra changer aussi. Pour manœuvrer au milieu de jeunes ambitions frémissantes en sauvegardant nos destinées, pour exploiter notre triomphe et pour panser nos plaies, nos dirigeants de demain auront à échafauder des com-

lunaisons sans analogies avec celles que nous avons rencontrées.

Ceci n'est pas pour dire cependant que l'histoire dont on a trouvé ci-dessus le récit doive être considérée comme chose morte, simplement bonne désormais à divertir les curieux qui se passionnent pour les querelles de la Ligue'ou les odyssées des pharaons. Les hommes demeurant des hommes, l'étude des fautes ou des succès anciens évite des fautes nouvelles, et d'autant que les plus grands bouleversements n'empêchent jamais un pays de rester solidaire de son passé. L'histoire d'hier continuera donc de fournir des exemples pour la conduite des affaires de demain. Et si elle ne devait pas inspirer les hommes d'Etat, elle donnerait au moins d'indispensables leçons aux simples citoyens. Ceux-ci s'occuperont sans doute davantage des affaires étrangères, la mode inclinant vers une diplomatie qui abandonnerait les mystères traditionnels pour s'étaler dans le grandjour des assemblées. S'il en va de la sorte, que d'accusations n'entendrons-nous pas, quels reproches véhéments, car il sera perpétuellement facile de taxer les dirigeants d'impérilie et d'incohérence. Mais, avant d'y songer, les critiques de bonne foi feront bien de se remémorer le temps dont j'achève l'exposé ainsi qu'une parole d'Albert Vandal : « L'étude du passé, disait-il volontiers, rend indulgent pour le temps où l'on vit, car elle révèle, dans les épo'ques que nous jugeons glorieuses, les faiblessses dont nous nous indignons ». Au moment où il s'exprimait ainsi, la politique extérieure française s'attirait les plus graves reproches. Ceux qui ont dépassé maintenant le milieu de leur vie s'en souviennent : dans l'effondrement perpétuel des ministères, aucune direction suivie n'apparaissait ; les hasards capricieux semblaient tout conduire et chacun comparaît alors avec tristesse le tohu-bohu qu il croyait constater avec les temps abolis où il estimait qu'une diplomatie pondérée cheminait sur des routes bien tracées, vers des buts clairement définis.

Comme je le disais en commençant, c'est pour vérifier ces

DUNE GUERRE A l'aUTRB 23

reproches que fut entrepris le travail d'où finit par sortir le présent volume. Il consista d'abord à colliger des faits certains pour les classer conformément à la chronologie ; les dates principales furent ensuite déterminées qui, dans la suite continue, marquaient, soit des pauses, soit des évolutions ; afin de ratta cher enfin les événements par un lien de causalité, force fut de risquer parfois des hypothèses : je me suis appliqué à marquer leur caractère incertain comme à ne pas en émettre de plus osées que celles couramment admises en histoire. En effet, pour rendre possible et probante la comparaison entre les temps tout proches et les temps plus lointains, il ne s'agissait, en somme, que d'examiner les premiers à faide des procédés en usage pour l'étude des seconds. C'est là, simplement, ce que j'ai tenté. Au lecteur d'apprécier le résultat. Lui seul est qualifié pour juger si les méthodes consacrées ont été correctement employées, pour décider surtout si leur application débrouille le chaos contemporain et autorise à mettre la politique étrangère de notre époque en balance avec celle d'autres époques moins fréquemment décriées.

Pour ma part, je m'avoue porté à le croire. A l'heure du danger suprême la France trouva des secours précieux et ce n'est pas le hasard qu'il en faut bénir : j'espère, du moins, l'avoir montré. Il me semble aussi que, telle que nous lavons résumée, l'histoire extérieure de la Troisième République rédes desseins bien arrêtés que des chefs peu nombreux poursuivent obstinément, un enchaînement des péripéties qui Loupent d'elles-mêmes pour former des périodes dont chacune a sa physionomie propre : bref, on y retrouve, je crois, à côté de succès certains, tous ces traits qu'on estime trop volontiers n'avoir caractérisé que les diplomaties d'autrefois. Pareille remarque peut évidemment provoquer une réserve. Qui voudrait philosopher, serait tenté d'objecter que la suite logique n'est pas dans les faits, mais dans l'esprit du narrateur, et que le mode de présentation auquel celui-ci recourt introduira de la cohésion là où il ne s'en trouvait point. L'observation ne

parait évidemment pas sans portée. Mais elle soulèverait des problèmes ardus de méthode générale et mettrait en cause la légitimité même de l'histoire. Il y aurait donc quelque outrecuidance à la discuter en terminant un modeste Essai. Remarquons d'ailleurs qu'elle ne saurait infirmer la conclusion à laquelle nous arrivons. Si elle est fondée, l'objection porte pour tous les temps. Pourvu que nous ayons bien suivi, dans l'étude du nôtre, les règles que nous appliquons au xvme siècle ou à la Restauration, la comparaison demeure légitime. Nous nous retrouvons autorisés à dire que les relations extérieures de la Troisième République ne furent pas moins bien conduites que celles de maints autres gouvernements. Le fait est pour nous donner confiance dans l'avenir, pour nous détourner aussi de certaines critiques hâtives, car nous ignorons si nos successeurs ne découvriront point dans les actes de nos gouvernants un ordre que nous demeurons incapables d'apercevoir.

Mais, porter un jugement aussi favorable, n'implique pas la négation des fautes commises. Celles-ci furent lourdes parfois. Elles devront être méditées et je crois encore que l'exposé strictement historique que nous avons entrepris a pu contribuer à en souligner quelques-unes que les opposants contemporains ne songèrent pas toujours à dénoncer. Si, au sortir de la première Année terrible, la France demeura huit ans cantonnée dans un effacement stérile, c'est surtout parce que ses dirigeants avaient cessé de croire en elle. Plus tard, après que de nouveaux venus pleins d'ardeur eurent prouvé sa vitalité en la dotant d'un empire immense , après que l'alliance russe eut rompu son isolement et l'entente anglaise rétabli l'équilibre, elle dut, à plusieurs reprises, s'incliner sous des menaces étrangères : il en alla de la sorte de iqo5 à la fin de 191 1, parce qu'elle se négligeait au-dedans. Ainsi se révèlent, comme conclusion dernière, deux vérités. Elles sont banales, mais on les oublie volontiers et il faudra pourtant nous en souvenir demain si nous voulons confirmer notre victoire et sortir avec honneur des tribulations qui nous

attendent. L'action d'un pays au dehors ne saurait être fructueuse si elle ne s'appuie pas sur l'union du dedans, si les citoyens ne s'entendent pas pour former bloc contre l'étranger en entassant toutes les ressources nécessaires ; mais ces ressources et cette union, même mises au service de la diplomatie la plus habile, ne suffisent encore pas. Car les facteurs moraux dominent les matériels et rien n'est possible à qui n'a pas une foi.

Décembre 1912. — Juillet 1919.

La présente note ne vise pas à donner une bibliographie complète du sujet ; elle me mentionne même pas tous les ouvrages consultés. Elle indiquera simplement, pour les diverses parties du travail, ceux qui ont été plus spécialement utilisés et dans lesquels des détails complémentaires pourront être trouvés. Quand un ouvrage devra être cité plusieurs fois, le litre ne sera transcrit qu'à la première mention et Von se bornera ensuite au nom de l'auteur. La date entre parenthèses qui suit le titre de chaque ouvrage est celle de sa publication.

Pour l'ensemble de l'ouvrage :

1. Documents officiels. Les Livres Jaunes successivement publiés par le gouvernement français, y [compris ceux parus depuis la guerre, sur Les Origines du conflit (iQi4),.sur l' Alliance franco-russe (1918) et sur les rapports avec l'Italie (19191 postérieur à l'impression du présent volume et n'ayant pu être utilisé). De Clercq, Recueil des Traités de la France, tome X (1872) et tomes suivants. Les traités coloniaux sont en outre dans : Dubois et Terrier, Un siècle d'expansion coloniale (1902), puis dans les Bulletins du Comité de l'Afrique française et du Comité de l'Asie française. Les documents relatifs à l'Extrême-Orient dans : Cordier, Histoire des relations de la CJdne avec les puissances occidentales (1901-1902).

2. Annuaires. André Daniel, Vannée politique (1873 à 1905, un volume annuel). The annual register (un volume annuel). Les Chroniques de la Revue des Deux-Mondes.

3. Ouvrages. Debidour, Histoire diplomatique de l'Europe 1815- 1916 (1881-1917, deux parties en quatre volumes, chaque chapitre accompagné d'une bibliographie)- Arnauné, Le commerce extérieur et les tarifs de douane (1911).

Première Période 1871-1879

Chapitres I et II. — Tour l'ensemble : IIanotaux. Histoire de la France Contemporaine (s. d.) et les sources citées par lui. Hippeai , Histoire diplomatique de la Troisième République 1810-89 (1889). Freycinet, S nivenirs (19 12- 191 3).

Bertrand, Les origines de la Troisième République 1871-1876 (191 1), Doniol, M. Thiers, le Comte de Saint-Vallier, le Général de Manteuffel, la libération du territoire (1897). Gavard, Un diplomate à Londres 1S7 1-1877 (1895). J. Reinacii, Gambetta et Bismarck

Revue de Paris, i5 août 191 7). — Pour l'Orient et l'Egypte : cTAvril, Négociations relatives au traité de Berlin 1875-1886 (1886). Freycinet, La question d1 Egypte (1900). Lesage. L'achat des actions du Canal de Sue: (1906). — Pour les affaires coloniales : Dubois et Terrier. Terrier et Mourey. L'œuvre de la Troisième République en Afrique Occidentale, L'expansion française et la formation territoriale (1910). Cordier, Silvestre, La politique française dans l' Indo-Chine

Annales de l'Ecole des Sciences Politiques 1890 et années suivantes .

Deuxième Période 1879-1892)

Chapitres I, II, III. — Freycinet (Souvenirs] , Rambaud, Jules Ferry 1903 . Reixach, Le Ministère Gambeita (1884). Lémonon. L'Europe et la politique britannique 1882-1909 (1910). Albin, L'Allemagne et la France en Europe, 188Ô-190U (1913). Pinon, France et Allemagne 1870-1913 (191.3), Laloy, La. diplomatie de Guillaume II 1917). Un diplomate (Billot). L'affaire du Tonkir, 1882-1885 s. d. pour la politique de M. Duclerc). Daudet, 7/isloire diplomatique de V Alliance franco-russe 1793-1893 (1894).- Rillot, La France et l'Italie, Histoire des années troubles, 1881-1899 ' iç)ob). — Pour l'Orient et l'Egypte : d'AvRiL. Choublier, La question d'Orient depuis le traité de Berlin (1897). Freycinet [Question d'Egypte). — Pour les affaires coloniales : Indo-Chine : Cordier. Silvestre. Billot et quelques indications inédites fournies par M. Le Myre de Villers. Afrique : P. H. A. (d'EsTouRNELLEs de Constant . La politique française en Tunisie, 1S5U-1891 (1891). Terrier; et Mourey. Neuville et Bréard, Les voyages de Savorgnan de Brazza, J875-1882 (1884 • Darcy, La conquête de l'Afrique, Allemagne^

Angleterre, Congo, Portugal (1900). Darcv, France et Angleterre, cent années de rivalité coloniale (tome I, l'Afrique (1904), tome II, l'Affaire de Madagascar (1908;. Pierantom, Le traité de Berlin de 1885 et l'Etat indépendant du*Congo (1901). WautÉrs, L'Etal indépendant du Congo (1899). Descamps, L'Afrique Nouvelle, essai sur... la formation... et le gouvernement de VElnt indépendant du Congo (1903). Quelques renseignements particuliers de sources française et belge.

Troisième Période (1892-190D)

Pour l'ensemble : Albin. Laloy. Lemonon. Pinon.

Chapitre I. — Freycinet [Souvenirs). Billot (France et Italie) Augier et Maryaud, La politique douanière de la France (191 1). — Pour l'Afrique : Freyci.net (Question d'Egypte). Darcy. Dubois et Terrier, Terrier et Molrey. Hanotaux, Faclioda (1909), de Caix, Fachoda (1899). André-Lebon, La politique de la France en Afrique 1896-189B (1901). H. Wauters, Souvenirs de Fashoda (1910, extrait du Mouvement géographique). Renseignements particuliers belges. — Pour l'Asie : Cordier. Gérard, Ma mission en Chine 1893-1897 (1918). Indications de M. Le Myre de Villers.

CiiAPirRE II, — Reynald, La diplomatie française, l'œuvre de. M. Delcassé (191 5). Mevil, De la paix de Francfort à la Conférence d'Algésiras (1905). Tardieu, La Conférence d'Algésiras (1907). Prince de Bulony, La politique allemande (traduction Herbette 1 91 /^). Barclay, L'Entente Cordiale (s. d.). De Lanessan, Histoire de 1 Entente cordiale (191 6). — Pour l'Asie : mêmes sources que pour le chapitre précédent et Bulletin du Comité de l'Asie Française.

Quatrième Période (1 905-1914).

Pour l'ensemble : La vie politique dans les deux mondes, tome I, octobre 1906 — septembre 1907 (1908) puis un volume annuel. Chroniques de la Revue politique et parlementaire.

Chapitre I. — Lémonon. Pinon. Tardieu (Conférence d'Algésiras) Bulletin du Comité de l'Afrique Française.

Chapitre II. — Tardieu (Conférence d'Algésiras). Lémonon. Prince de Bulow. Gauyain. L'Europe au jour le jour, tome I, 1908-1909,

tome II 1909-191 1, tome III, 1911 (1917-1918). Tardieu, Le mystère d'Agadir (191 1). Mehmeix , Chroniques de Van 19 11 (1912). Caillaux, Ma politique étrangère, Agadir (1919) Long, Rapport fait au nom de la Commission de la Chambre des Députés chargée d'examiner le projet de loi portant approbation de la Convention du 11 novembre 191 1 (doc. pari. Chambre 191 1). P. Baudin, Rapport

fait ar nom de la Commission du Sénat ^doc. pari. Sénat 1912).

Bulletin du Comité de l'Afrique Française (191 1 et 1912).

Chapitre III. — Mileerand, Pour la défense nationale, une année au Ministère de la Guerre 19T2-1913 (1913). Gauvain, VEurope au jour le jour, tomes IV, Y et A 1 (1918). Roches, Manuel des origines de la guerre (1919). Reiisacii, Histoire de douze jours (25 juillet- ■ 1 août 19\'i). Origine* diplomatiques de la guerre (191 7).

TABLE ANALYTIOUE

Préface v

Page 1