SANT RER
Depuis cinq jours les douleurs sont devenues violentes et ont empêché tout sommeil, surtout les deux dernières nuits.
L'examen otoscopique montre une membrane tympanique rouge, injectée. On ne TAmarqRe pas de sacs d’exsudat, ni de ligne de niveau.
La pression sur la FOUe.s de l’apophyse mastoïde est douloureuse.
L’expérience de Weber donne une eine des vibrations du diapason dans l'oreille malade. De ce même côté gauche on constate une diminution notable de l’ouïe.
Après lavage complet du conduit avec une solution de sublimé à 1/1000, on pratique la paracentèse du tympan en arrière et en bas. Il s'écoule un liquide citrin peu abondant, On administre la douche d’air de Politzer qui passe et ne ramène que peu de liquide.
On applique le pansement de Læœwe.
45 juin. — Le malade n’a pas souffert depuis hier. Il a dormi la nuit; la pression au niveau de la pointe de l’apophyse mastoïde ne provoque plus aucune douleur.
Les boulettes d’ouate jusqu’à celle du méat sont imprégnées d’un liquide citrin qui se laisse exprimer par la pression. On éponge le conduit avec l’ouate sublimée et on administre la douche de Politzer qui fait entendre le bruit de perforation. On sèche de nouveau à l’ouate sublimé et on réapplique le pansement.
17 juin. — Le malade n’a pas souffert et a bien dormi. Les douleurs à la pression de l’apophyse ne sont plus revenues.
Les boulettes internes seules sont humides. La membrane a son quadrant postérieur (au niveau de la paracentèse) rouge et épaissi. La douche de Politzer ne donne pas de bruit de perforation. La perforation est guérie.
On remplit le conduit de boulettes d’ouate au sublimé.
19 juin. — Le pansement est absolument sec: la guérison est complète.
Noël. D