‹ D'une rive à l'autre du SaharaChapitre 27 sur 65 · Cases iii(li;{ciies · texte numérisé non relu

Cases iii(li;{ciies

2. Une autruclie el cases des lirailleurs somlannis. 3. Un des arbres anciens (iao et le Niycr.

•4. Le vieux Harca devant les cases ilo (îao. 5. Le poste de Gau ru du village, liao. Ketour du marché clans les |»alii)iers au lioni du Ni^er

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lieutenant Lengloroé qui vint, il y a deux mois, nous joindre à Timiaouin.

3t juillet — Arrivée à Tombouetou.

De Gao à Tombouetou, les populations du fleuve se livrent à la culture et à la pèche.

Leurs instruments ne manquent pas de pittoresque. Pour défoncer le sol, ils utilisent une sorte de houe qui est à la fois pioche et pelle. Le plus souvent la palette terminale est de fer; mais en certains villag'es, les Koirohoro ont encore leur outil emmanché d'une pierre plate polie.

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Poiîr la pèche, les hommes utilisent un filet dont voici le modèle (fig. n" 1).

Les femmes n'emploient le plus souvent que de simples paniers Taits de petites lattes de bois. Kllesse mettent à plusieurs, cernent les poissons dans un cercle fermé et bouchent de leurs nasses toutes les issues ^lig. n"" 2).

8 août. — Départ de Tomboactoa avec le lieutenant Perreaox à bord d*ane vedette à vapear.

11 août. — Arrivée à Mopti. Attente do vapeur « Mage » pour remonter le fleuve vers Koalicoro.

La ville de Mopti est le centre sar le Niger de deai commerces très importants : le commerce des grains et sortoot du ris et le commerce des plumes d'aigrette.

Le riz se cnltive dans toute la région dn lac Debo et, chose A remarquer, il est d'autant meilleur que les champs sont plus voisins du làc. Les meilleurs produits viennent il'Acea. En 1907, l'exportation du ri/ vers la haute vallée du Niger a atteint 1.500 tonnes. Le riz du Dobo est même exporté vers Tombouctou où les « daouna », teriains laissés à sec par l assccbement annuel des lacs, n'ont pas une production suftisante pour l'alimentation des po{)ulatio!is.

La grosse difticulté pour rex[)ortation du riz est le decorticage des grains. Du temps des esclaves, c'étaient ceux-ci qui faisaient ce travail; de nos jours les libérés ne décortiquent plus que juste pour leur consoniuiation personnelle. Il a fallu faire établir une décoi'ti(jueuse à vapeur (usine Simon ; mais les grains de riz diffèrent de taille suivant leurs lieux d origiue, ce qui nécessite des modifications perpétuelles de l'écartement des meules et est une cause de grosses difficultés.

L*aigrette était, il y a quelques années, eitrêroement abondante dans la région de Mopti. La chasse impitoyable qu'on a faite a causé tine disparition presque absolue.

Ëa 1906, 250 kilogs de plumes furent exportés, ce qui fait au minimum 1 50.000 oiseaux tués.

Récemment la chasse a été interdite pour deux ans; mais voici deux constatations curieuses qui ont été faites en ces der^ nières années :

\m .plumes, même des adultes, ont un développement moins coosidérable que jadis. Ou en trouvait autrefois de 60 centimètres de longueur ; en 1907 les plumes de 40 centimètres sont très rares.

D'année en année, les aigrettes progressent vers le nord et en suivant la vallée du Niger. Il y a quelques années, elles étaient

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