C. — Proverbes
Les proverbes sont assez nombreux dans l'Adr'ar ; en voici . quelques exemples obtenus non sans peine de mon guide Fenna :
Tafouk ou tet ihir idikel Le soleil ne l'eslève pas la paame de ta maio
• Sens : On ne peut pas refuser de voir une grande vérité.
Acharaon oua izldon a dar' ileg' • L« langage doux c'est lui qui fait.
Sens : Cr sont les paroles douces qui produisent le plus d elTet.
Ikelouan, a iziden a dar' tag'g'en Le philtre magiqae» e'est a?ec quelque chose de dooi qn*on le fait. Sens : C'est par la douceur qu'on obtient le plus.
Kou bas i;^'aiinid a our iri Icpillnlouet tii^'-'eml a oui ila Si lu dis ce qui no lui pl.iil \)H'<, cdui qui a du cœur brise l'anneau de nez
Sens : Se révolte comme un méhari qui s emportc et brise son anneau.
874 RBNSBIOMBMENTS MIENTinQVES
§9.— Divan.
A. — CoruiêUaiionSf
Les Ifor*a8 connaissent un eertain nombre de constellations : les Pléiades, la Polaire et quelques antres.
Lorsque parait une étoile filante, les Ifor'as disept que le chef
du pays vers lequel elle est tombée, est mort.
Lorsqu'il y a une éclipse de lime ou de soleil, une jE^raude fiayeur saisit tous les habitants de l'Adp'ar'. On croit a la liu du monde : les morts, dit-on, vont ressusciter et les vivauts mourir. Les bomuH's, les femmes, les enfants, le maiabout même poussent de g-rands eris vu [)i iaTit Allah de pardonner les péchés et surtout de faire réapparaître iastrc voilé. Le tambour résonne sans arrêt.
Quand réapparaît le soleil ou la lune, chacun remercie Dieu et se réjouit.
Les Ifor'as appellent l'cclipse : étranglement. Pour dire que le soleil (ou la lune) s'éclipsent, ils disent qu il a été étranglé : temmir'i tafouk (a été étranglé le soleil).
B, — Poisons.
II ne semble pas que les Ifor'as fassent usage de poisons bien • que Icui pays produise l'euphorbe ou korounka et la jusquiame (afelehleh) ; de ces plautcs ils ne font aucun usasse.
D'ttillenrs il n'y a pas de sorciers ni de sortih'ges parmi les Ifor'as, ce (jui < st une dilTéi cuef^ avec les Kel-.\haggar chez lesquels ces Lreus ahnudeut. Il v en a ehez les Kel-Kssouk, mais le nombre de ceux-ci est extrêmement réduit dans l Adr'ar'.
Quand un Afar is en veut à quelqu un, clierche à se faire aimer ou à obtenir un résultat quelconque par un moyen surnaturel, il se contente de se faire écrire une amulettftà cet effet par nn marabout des Kel-Ëssoulc.