TÉRENCE ET VIRGILE
VIRGILE. — ENEIDE.
Parmi les manuscrits de Virgile exécutés avant le vie siècle, ceux édités par le cardinal Mai ', ornés de peintures, renferment de nombreux sigles dactylologiques; nous nous bornons à le constater par l'explication de quelques-uns, en faisant remarquer que ces sigles sont grecs, et rappellent le texte bomérique. Le lecteur initié continuera de lui-même les autres interprétations.
PI. xvm. Apollon, Asw (enchaîner), Oixto; (pitié); Neptune, E/oj (arrêter), AeXXa (tempête). Le dauphin AsXtpiv fournit l'acrologie de Aa[/.oco) (dompter).
Junon et Minerve, Tioj (punir) [les Troyens].
PI. xx. Tajjuaç, Te'Cfb), Aew, Nogteoj, AiîojfM,
hôte, faire naufrage, avoir besoin, arriver. permettre.
Pi. xxi. Neto (aller), Yirvo; (sommeil).
PI. xliv. Interrogée par Énée, la Sibylle répond Ta.pye.tx. (funérailles!).
L'acrologie de Topvsujjia (quod tornando confit, Ramenta,
Ramex) vient ajouter son appui.
Il existe à la Biblioth. nat., sous le n° 1278 S. Germ., un ms. de Virgile, connu sous le nom d'Asper, appartenant au nic siècle; le texte primitif est en sigles graphiques2. L'insuffisance de l'écriture siglique et la rareté du parchemin à diverses époques du moyen âge firent rechercher de préférence ces sortes de manuscrits pour y giaphier en toutes lettres les écrits ascétiques qui constituent la majeure partie des palimpsestes; de là la disparition presque complète des manuscrits en sigles, véritables moniteurs impropres à faire connaître les textes à quiconque l'instruction in choro n'avait pas rendu ces textes familiers.
1 Virgilii Pictura? antiquœ ex codicibus Vaticanis. Romae, i835, in-fol
2 Nouv. Traité de Diplomatique, t. III, p. 53 et 5o5.