POESIES CHRETIENNES ET MORALES
Arme tous contre lui, s'arme seul contre tous : Mais ce noble et puissant génie Dont la tendresse embrasse l'univers.
Dont la main enchaîna tous les êtres divers, El qui des vrais héros est l'esprit et la vie. C'est lui, c'est cet amour, immense, universel, L'amour du bien commun et de l'oudre éternel,
Qui par ses vives flammes.
Elève, purifie, ennoblit seul nos âmes : Des plus hautes vertus unique et ferme appui, Des plus grands sentiments source pure et féconde, 11 fait penser, agir, en citoyen du monde ; Et sait nous rendre heureux parle bonheur d'autrui. Toi dont le cœur soupire Après de véritables biens, Mortel, me dit mon guide, au sein de cet empire. Après avoir brisé tes funestes liens, J'ai dirigé tes pas ; remplis ta destinée : Que ton âme émanée D'un souffle tout divin.
Tende sans cesse a la j^lus noble fin. Lié par le ciel même à toute la nature. De ton propre intérêt connais bien la mesure ; T'écarter un moment de l'ordre général, C'est, sous l'espoir d'un bien, l'assurer un vrai mah
Mais immoler au monde, à ta patrie, D'un penchant déiéglé b-s dangereux attraits. C'est ouvrir une source éternelle, infinie, De mérites réels, de douceurs et de paix. Ne crois pas cependant qu'un bonheur immuable Puisse ici-bas combler tes vœux.
Tel est du ciel l'arrêt irrévocable :
C'est le Dieu qui t'a fait, qui te doit rendre hcureus. Ainsi parle mon guide, et d'un trait de lumière.
Il frappe à l'instant ma paupière. Monœil s'ouvre, et mon cœur.qu'il venait d'enflammer Ne veut jdus désormais vivre que pour aimer (I). (1) De l'amour de l'ordre et du bien commun.