‹ Dâemonstrations âevangâeliquesChapitre 23 sur 202 · QUATRIÈME CABACTÈRE, — PREUVES TIRÉES DES PROPHÉTIES · texte numérisé non relu

QUATRIÈME CABACTÈRE, — PREUVES TIRÉES DES PROPHÉTIES

Le quatrième motif de crédibilité de notre foi est tiré des prophéties inscrites d'avance dans les divines Ecritures cl ensuite accomplies et trouvées vraies dans toutes leurs circonstances. Isaïe avait dit : Annunciale quœ Ventura sunt in futiirum, et sciernus quia dit eslis vos{Jsn.. XLI, 23). Et par le même prophète le Seigneur dil en un autre endroit: Quis similis mcil ... quœ futura sunt anniinciet eis {Isa., XLIV, 7) : «Qui est semblable à moi, dit le Seigneur, annoncera, s'il le peut, les choses qui doivent arriver.» Les esprits créés peuvent prévoir, ou pour mieux dire, peuvent conjecturer les eflets qui doivent procéder dune cause naturelle et qui est propre à les produire, comme, par exemple, les fruits que doit porter un arbre, la tempête que doit amener un certain vent; mais il n'y a que DiVu qui puisse prévoir des événements entièrement contigents, parce que sa volonté seule est la cause qui doit produire de tels effets. On trouve dans les anciens auteurs différents oracles que les païens reçurent de leurs idoles. Mais ces oracles étaient tantôt de purs mensonges fabriqués par les prêtres des idoles, tantôt des prédictions vagues et ambiguës, et tantôt des révélations faites par les démons des choses dont ils avaient la connaissance dans le moment même. Les prophéties sont d'une tout aiitre nature: d'abord elles ont précédé les événements de tant de siècles, et puis les faits s'y rapportent si parfaitement qu'on ne peut pas douter que celui qui les a prononcées n'ait clairement prévu ce qui devait arriver.

Toutes les prophéties sont inscrites tant dans l'Ancien que dans le Nouveau Testament. Il s'est trouvé des mahométans qui ont dit qu'elles ont été fabriquées ou falsifiées par les chrétiens. Mais premièrement, puisquelles ont été généralement tenues pour vraies avant Mahomet , et pendant si longtemps,une telle supposition devrait être prouvée. Ensuite je dis que les divines Ecritures ne pouvaient pas être altérées , parce que si elles l'avaient été, leurs différentes parties n'auraient pas pu demeurer si parfaitement correspondantes et s'accorder comme elles font; car, quoiqu'on sache que le corps de la Bible est un assemblage d'ouvrages de plusieurs écrivains sacrés, c'est un ouvrage qui ne peut avoir qu'un seul auteur, et cet auteur c'est Dieu, de sorte qu'il eût élé nécessaire d'eu falsifier toutes les parties, tant dau^

VÉRITÉ DE LA FOI

l'Ancien que dans le Nouveau Testament. Et colle impossibiUlé paraîtra plus grande encore si l'on considère que dès le comnionccmerit de l'Eglise des copies des deux Testaments furent répandues dans tout le monde, et qu'ils furent traduits en un grand nombre de langues : en grec, en latin, en langues chaldaïque, syriaque, arabe, arménienne, éthiopienne , esclavone. De plus, on en faisait continuellement la Ircture en public, quand les chrétiens s'assemblaient pour la célébration (!e leurs saints mystères. Comment aurait-il donc été possible de falsifier tant de copies qui étaient depuis longtemps entre les mains de tout le monde? Outre cela, il n'est pas possible de supposer que la divine providence ait voulu permettre que la vérité fût altérée dans ces livres où Dieu lui-même nous enseigne la manière de l'iionorer et 1 1 route que nous devons suivre pour arriver à notre fin dernière.

De plus, à l'égard de l'Ancien Testament, je demande de quelle religion aurait été celui qui l'aurait falsifié? Ce n'aurait pas été assurément un païen, parce que les païens n'avaient aucune raison de s'embarrasser dun tel ouvrage. Ce n'a pu être non plus un Juif, puisqu'il y a dans ce livre quantité de choses qui sont à la honte des Juifs. 11 s'y trouve d'ailleurs tant de prophéties qui annoncent clairement la venue du Messie, qu'ils nient avec une si grande obstination; on ne peut donc pas croire que les Juifs soient les auteurs d'un livre qu'ils combattent avec tant de force. Voici ce que saint Augustin dit à ce sujet : Si quanâo aliqnis paganus dubitaverit, cum ei dixerimus prophetias de Christo , qiias pulaverit a nobis esse conscriptas , de codicibus Judœorum probamus , quia totum ante prœdictum est. Videte qurmadmodum de iirimicis nostrîs confindimus inimicos {St. Aiig. in Psal. LVIIl ). Ce fut à cause de ces témoignages si indubitables des prophètes qui se trouvent dans les livres des Juifs, que saint Justin, de philosophe païen se fit chrétien, comme lui-même l'attesle dans son Dialogue avecTriphon. Ajoutez à cela que les tribus du peuple juif ayant été dispersées dans toute l'Asie, les saintes Ecritures furent traduites en diverses langues, et ils en avaient autant de copies qu'ils avaient de synagogues , de sorte qu'il leur eût été impossible à euxmêmes de les altérer, quand ils l'auraient voulu faire. Enfin on ne peut pas dire que les Ecritures aient été altérées par les chrétiens, parce que les Juifs, de qui nous les tenons,n'auraient pas manqué de dénoncer au public les additions ou les altérations qui y auraient été faites par les chrétiens, et auraient ainsi renversé les arguments que nous y puisons contre eux pour prouver la venue du Messie ! Bien loin de nier l'authenticité des Ecritures, lesJuifs lasoutiennent de toutes leurs forces. C'est pourquoi, dit très-bien le père Segneri , Dieu n'a pas voulu que les Juifs disparussent entièrement de la terre; il en a conservé un reste pi»ur confirmer l'authenticité de ces Ecritures qui renferment tout à la foi les preuves de la venue du Mesr.

sie et la condamnation de leur obstination à la nier. Les Juifs modcrni^s ne nient donc point que les Ecritures ne soient vraies, seulement ils les interprètent à leur gré dans les passages concernant la venue du Messie, qu'ils appliquent à d'autres personnes: contraires en cela aux anciens rabbins qui avaient précédé Jésus-Christ , qui entendaient dans leur droit sens toutes les prophéties de l'Ancien Testament qui ont rapport au Messie, et tout justement comme nous autres chrétiens les interprétons aujourd'hui. C'est ce que démontrent dom Calmet dans sa dissertation sur le Messie et l'Oevio dans sa Démonstrat. évnngél.

Cela posé, puisqu'on ne peut pas dire, sans mauvaise foi et sans imposture, que les divines Ecritures ont été altérées, passons à l'examen de ces prophéties qui se trouvent dans l'Aneien Testament sur Jésus-Christ et sur son Eglise. Elles paraissent si claires que, comme le rapporte saint Augustin {serm. 67, de Divin.), les païens, en les lisant, ne pouvaient pas se persuader que les chrétiens ne les eussent poink^fabriquées après les événements. Ces prophéties, disaient-ils, n'avaient pas prédit ce qui devait arriver, c'étaient les chrétiens qui avaient écrit ce qui était arrivé après ces é\énemenls. Vidislis ita fieri , et tcinquatn prœdicta sunl, conscriplis [S. Aug., loc. cit.). Or nous avons prouvé ci-dessus l'authenlicité et l'antiquité des saintes Ecritures. La première de ces prophéties concerne le temps de la venue du Messie, que la Genèse place après la chute du sceptre de Juda; voici ses [)aroles : Non nuferclur scep~ trum de Juda, et dux de femore ejus , dunec veniat qui miltendus est ; et ipse erit exapectatio gentium {Gm. XLIX , 10). Le Messie est venu précisément au moment où le règne de Juda venait de finir, puisque Pompée avait d'abord imposé un tribut aux Juifs, -et qu'ensuite le sénat romain avait établi Hérode roi de Judée justement au temps où Jésus-Christ est né. Hérode était un étranger, puisiju'il était Iduméen, comme l'écrit Josèphe, historien juif (/î6. XIV, cap. 27). Après la mort d'Hérode et celle de son fils Archéiaùs , César réduisit la Judée en province romaine; et, quoique les Juifs aient encore retenu pendant quelque temps une certaine autorité, il n'en est pas moins vrai qu'après la mort de Jésus-Christ Vespasien et Titus ont détruit entièrement la ville de Jéru>aiem et anéanti le royaume des Juifs. Daniel a prédit plus particulièrement encore le temps de la venue de notre Rédempteur, et en a expliqué plus spécialement les circonstances, comme on le lit dans la Bible (Dan., IX, 24). Cette prophétie est si claire, qu'au rapport de saint Jérôme, Porphyre osait nier que Daniel l'eût jamais écrite : Cujiis iinpugnntio testimonium veritatis est ; lanta enim dictoruin fides fuit, ut prophcta incredulis hominibns non videntur futura dixissc, sed narrasse pra'leriia [S. llinon., Proœni. in Daniel).

Les prophètes ont prédit aussi que le Messie devait naître d'une vierge : fJcce virgo cnncipiel cl parict filium, et vocabitur nomen,

ejus Emmanuel {Isa. VII, 14). Il ont prédit aussi \e lieu où il dovail naître : Et tu Bethtehem Ephrata , parvnlns es in millibus Juda ; ex le mihi crjredieliir qui sit dominator in Israël, et etjressus ejus ab initio a diebus œternitatis [Micheœ V, 2). C'est bien assurément du Messie qu'il est question, puisque Dieu dit qu'il doit venir depuis l'éternité. Ils ont prédit l'adoration des mages : Regcs Arabum et Saba dona adducent, et adorabunt eum omnes reges {Psalm. LXXI, 20). Ils ont prononcé son précurseur : Vox clamantis in déserta : Parale viam Domini {Isa. XL, 3). Ils ont prédit la passion Irès-crucllc de Jésus- Christ avec toutes ses circonstances. Il devait être trahi par un de ses disciples et son ami {Psal. LIV, H). Il devait être vendu trente deniers : Et appenderunt mercedem meam triginla argeriteos [Zachar. XI, 12). Il devait être flagellé cruellement, ses chairs devaient être déchirées au point qu'il devait paraître comme un lépreux : El nos putavimus eum quasi leprosum. Jpse aulcm vulneratus est propter iniquitates nostras , attritus est propler scelrra noslra {Isa. LUI, k et 5). Il devait avoir les pieds et les mains percés de clous , et devait être tellement tiré eu tous sens sur la croix, que l'on pût compter tous ses os : Foderunt manus meas et pedes tncos ; dinumeraverunt omnia ossa mea{Psal. LXXI, 17). Il devait être placé entre des malfaiteurs : Et eum sceleratis reputalus est {Isa. LUI, 12). Il devait être abreuvé de fiel et de vinaigre : Et dederunt in cscam meam fol, et in siti mea potaverunt meaceto {Psal. LXVI, 22). Les prophètes ont pré^lit que ses vêtements seraient divisés entre ses bourreaux : Biviserunt sibi vestimenta mea , et super vestem meam miserunt sortem {Psalm. XXI, 19). Ils ont dit qu'il serait sacrifié comme une victime pour l'acquittement de nos péchés : Vere languorrs nostros ipse portavit..., et posuit in eo Dominus iniquitates omnium nostrum {Isa. LUI, k et 6). Ils ont prédit qu'après sa mort le peuple juif n'aurait plus de roi, plus de sacrifices, plus d'autels, plus de pontifes , plus de prophètes : Sedebunt filii Israël sine rege, et sine sacrificio, et sine al~ tari, et Ce'phad, et sine Theraphim{Oscœ III, 5). Admirons ici l'aveuglement des .luifs, qui, voyant toutes les prophéties de leurs Ecritures sur la venue du Messie ainsi accomplies de point en point, persistent cependant avec tant d'opiniâlreté à croire qu'il n'est pas venu. Le prophète Aggée avait prédit que la gloire du second temple surpasserait celle du preiiiier, parce que ce second temple serait Jionoré de la présence du Désiré de toutes les nations, c'esl-à-dire de notre Rédempteur : Véniel desideratus cunclis gentibus, et implebo (tomum islam gloria, dicit Dominus exercituiim: magna erit gloria domus istius novissimœ, plus quam primœ, et in loco islo dabo paccm {Aggeœ II, 8). Si donc il devait y avoir un second temple plus glorieux que le premier, et qui serait honoré de la présence du Messie désiré ; le premier temple étant détruit depuis la mort de Jésus-Christ, il est évident que le Messie est déjà venu. Celte destruc-

tion du temple avait été prédite par Daniel, ainsi que la ruine de Jérusalem par l'armée romaine, sous la conduite de Vespasien et de Titus, et même la désolation de tout le peuple hébreu qui s'en est suivie, comme le tout est arrivé. Et civitatem et sanctuarium dissipabit populus eum duce venturo, et finis ejus vastitas, et post finem betli statuta desolalio {Dan. IX, 2, 6). Isaïe a prédit la même chose : Posuisti civitatem in tumulum, iirbem forlem in ruinam, domum alienorum. ut non sit civitas, et in œternum non œdificetur {Isa. XXV, 1). A ces prédictions se rapporte parfaitement celle de Jésus-Christ lui-même, qui, voyant la cité de Jérusalem, se mit à verser des pleurs sur sa destinée ; Videns civitatem, flevit super illam, dicens... : Quia renient dies in te, et circumdabunt inimivi tui vallo, et ad tcrram prosternent le et filios tuos, et non relinqucnt in te lapidem super lapidem {Luc. XIX, 41 et seq.). L'état misérable des Juifs, qui n'ont plus ni temple ni patrie, qui sont en horreur à toutes les nations, partout étrangers et partout maltraités, ne montre que trop aujourd'hui l'accomplissement de cette prédiction. Malgré tout cela, ils ne laissent pas de s'obstiner à croire que le Messie doit encore venir. C'est ici le lieu de distinguer les deux apparitions que doit faire le Christ dans le monde. Il devait venir une fois comme rédempteur, pour souffrir et pour mourir. Cette première apparition a eu lieu comme elle avait été prédite. Il doit venir une seconde fois avec éclat comme juge; cette seconde apparition n'a pas encore eu lieu. Or les Juifs s'obstinent à confondre la première avec la seconde, sans vouloir réfléchir à ce qui est écrit du Christ pauvre, humble et persécuté, tel qu'a été le Rédempteur; ils ne s'attachent qu'à ce qui est écrit du Christ puissant et glorieux, comme le sera Jésus- Christ quand il reparaîtra comme juge.

Les prédictions concernant la nouvelle Eglise, la condamnation des Juifs et l'élection des gentils, sont innombrables. Vos non populus meus, et ego non ero vesler (Oseœ I, 9). Populus quem non cognovi servivit mihi {Psalm. XVII, 43). Convertenlur ad Dominum universi fines terrœ, et adorabunt in conspectu ejus universœ famiiiœ gentium {Psalm. XXI, 28). Adorabunt eum omnes reges terrœ, omnes génies servient ei {Psalm. LXXI, 11). Ecce dedi te in lucem gentium, ut sis salas mea us~ que ad exlrcmum terrœ {Isa. XLIX, 6). Je m'abstiens de rapporter les oracles des sibylles louchant la venue et le règne de Jésus- Christ. Il y en a qui les rejettent, mais saint Augustin ne les rejette pas {lib.YWlde Lib., cap. 23), non plus que Clément d'Alexandrie, saint Justin, Laclance, Arnobe, et avant tous saint Clément romain {lib. V Conslit. apost., cap. 8). Saint Justin dit de plus que les démons, craignant que les gentils ne parvinssent, par le moyen de ces oracles, à la connaissance du vrai Dieu et du Rédempteur Jésus-Christ, trouvèrent moyen de faire brûler les livres où ils étaient écrits, et il fut défendu par les magistrats à ceux qui avaient

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de ces livres de les garder ou de les lire, sous peine de mort.

Les prédictions faites par Jésus-Christ dans le Nouveau Testament au sujet de la résurreclion, de la conversion des gentils et du martyre des apôtres, ont encore été accomplies. On ne peut pas soupçonner que les prédictions ont été écrites après les événements, puisque les Evangiles ont été répandus dans êout le monde dès le commencement de l'Eglise et traduits en diverses langues, et que les événements prédits ne sont arrivés que beaucoup d'années après. El, comme nous l'avons dit ci-dessus au sujet des anciennes Ecritures, il n'était pas possible de falsifier tant d'exemplaires qui se trouvaient dans -toutes les parties de la terre. Il faut conclure de tout cela qu'après avoir vu toutes les prophéties , tant celles de l'Ancien que celles du Nouveau Testament, on a plus d'efforts à faire pour demeurer dans l'incrédulité que pour adopter la foi de Jésus-Christ.

Cet esprit de prophétie s'est bien conservé Iparmi les enfants de l'Eglise de Jésus-Christ, fcomme l'avait prédit Joèl : Et erit in novis- \simis diebus, dicit Dominus, effundam de spi- Iritu meo super omnem carnem, et prophetaïbunt filii vestri et fdiœ vestrœ {Joelis II, 28). BEt les témoignages de beaucoup d'hommes ■prudents et pieux, et aussi des saints cano- 'nisés par l'Eglise, prouvent que cela s'est accompli. Saint Athanase atteste les prédictions de saint Antoine, abbé; saint Basile celles de saint Grégoire leTaumaturge, saint Grégoire le Grand celles de saint Benoît, saint Bernard celles de saint Malachias, saint Bonaventure celles de saint François, saint Raimond celles de sainte Catherine de Sienne. Sainte Brigile, entre autres prédictions qu'elle a faites, a prédit, en l'année 1350, l'asservissement des Grecs, arrivé cent ans après, lorsque Mahomet II s'est rendu maître de Constantinople. Saint Ildegarde, comme l'atteste Thaulère, a prédit, dès le douzième siècle, les révolutions d'Allemagne, qui arrivèrent dans le seizième siècle, occasionnées par l'impie Luther. Je m'abstiens de parler de mille et mille autres prédictions qui sont rapportées dans les vies des saints, et qui sont attestées par des auteurs pieux qui les ont écrites dans les temps mêmes où vivaient encore les personnes qui étaient nommées. Si quelqu'un les nie, il faudra qu'il nie aussi que Carthage a été détruite par Scipion, que Borne était autrefois une république, et qu'il n'ajoute aucune foi aux monuments de l'histoire. Comme il serait insensé de vouloir nier ces faits, écrits par des auteurs païens, il serait encore plus insensé de nier ce qu'ont écrit des saints , comme un saint Athanase, un saint Basile, un saint Augustin, un saint Bernard, dont les novateurs eux-mêmes regardent les témoignages comme véridiques.

II est trop difficile de tromper longtemps les peuples. Les disciples d'Apollonius s'efforcèrent d'appuyer les faux oracles et de fasciner l'esprit du public; le peuple ne vil bientôt dans Apollonius qu'un magicien et un faux prophète. Mahomet et Luther ont eu

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