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CHAPITRE X

MAXIMES DE LA FOI QO'iL FAUT SANS CESSE AVOIR DEVANT LES VEUX.

Souvenez-vous de vos fins dernières, et vous ne pécherez jamais (EccL, Vil, kO).

La sagesse de ce monde est folie devant Dieu (I Cor., L 18).

Que sert-il à l'homme de gagner l'univers, s'il vient à perdre son âme {Matth., XVI, 26).

Non , les souffrances du temps qui fuit ne sont pas en rapport avec la gloire future qui brillera en nous {Rom., VIII, 18).

Les tribulations légères et momentanées de la vie préparent en nous un poids immense de gloire (H Cor., IV, 17).

Le royaume des cieux souffre violence, et les âmes fortes seulement l'emportent d'assaut (i»/a<//t., XI, 12).

Celui qui voudra mettre son existence eu sûrelé, la perdra {Matth., XVI, 25).

1 Que celui qui veut me suivre, se renonce soi-même [Matth., XVI, 24).

VÉRITÉ DE La foi.

Cîux qui apparlicnncnt au Chrisl ont cruciûé leur chair, avec ses vices et ses concupiscences {Galat., VII, 29}.

Qui aime son père ou sa mère plus que mo' , n'est pas digne de moi [Mallh., X,37).

Si j'étais encore agréable aux hommes, je ne serais point le serviteur de Dieu (6ralat.. 1. 19).

Pardonnez, cl on vous pardonnera {Luc, VI, 57).

Celui-là sera sauvé qui persévérera jusqu'à la fin [Malth., X, 22).

On n'est pas propre au royaume de Dieu , si on regarde derrière soi après avoir mis la main à la charrue {Luc, IX, 62).

Toutes les choses delà terre finissent, le plaisir ainsi que la peine ; l'éternité ne finit jamais.

De ces maximes de l'Evangile on tire les maximes de pratique qui suivent.

Perdez tout plutôt que de perdre Dieu.

Le péché est le seul et véritable mal.

Tout ce que Dieu veut est bon.

Celui qui aurait le monde entier sans Dieu, n'aurait rien ; celui qui a Dieu seul sans autre chose au monde , a tout.

L'amour-propre est le plus grand de nos ennemis.

A la clarté qui brille à la mort , toutes les splendeurs de la terre disparaissent.

Dieu seul peut contenter le cœur de l'homme , tous les biens de ce monde ne peuvent pas le faire.

Le monde est un fourbe qui promet et ne lient point ses promesses, Dieu seul est fidèle.

Dieu seul nous aime d'un amour pur et désintéressé ; les hommes ne nous aiment que pour leur intérêt.

Pour se sauver il faut suivre les maximes de l'Évangile , non celles du monde.

Celui qui ne se conforme point à la vie de Jésus-Christ ne peut se sauver.

Ce n'est pas celui qui commence à faire le bien qui se sauve , mais seulement celui qui persévère jusqu'à la mort.

Celui qui prie obtient tout.

L'oraison moniale et le péché mortel ne peuvent habiter ensemble.

De tous les exercices de piété , celui qui déplaît le plus au démon c'est l'oraison mentale [St. Philippe de Néri).

Qui néglige l'oraison n'a pas besoin du démon pour le porter en enfer, il y va de luimême {Sainte Thérèse).

Quelque perdu que soit un homme , s'il persévère dans l'oraison , Dieu le conduira au port du salut {La même sainte).

Nous ne valons réellement que ce que nous valons devant Dieu {St. François d'Assise).

Un seul moment qui nous est accordé vaut autant que Dieu {St. Bernardin de Sienne).

Jamais un véritable obéissant ne s'est perdu {St. François de Sales).

Celui qui obéit à son confesseur se met en état de n'avoir point à rendre compte à Dieu de ce qu'il fait (5^. Philippe de Néri).

Celui qui ne travaille point à sauver son Ame est un fou {Le même saint).

Dans la guerre contre la chair, les vainqueurs sont les [)oltrons qui fuient les occasions {Le même saint).

C'est dans la patience qu'est la perfection du chrétien {St. Jacques).

Celle terre est un lieu de mérite , et par conséquent un lieu de souffrance.

Qui se résout à souffrir pour Dieu ne souffre plus {Sainte Thérèse).

Qui embrasse la croix ne la sent point; celui-là seul la sent qui la traîne par force {La même sainte).

La croix est le navire qui nous conduit au port.

Les travaux auxquels on s'applique pour Dieu , sont les pierres qui brillent le plus dans les couronnes des bienheureux.

Celui qui se confie en Dieu peut tout.

Qui aime Dieu trouve du plaisir même dans les peines.

Chacun doit vivre dans ce monde comme dans un désert, et comme s'il n'y avait que Dieu et lui.

Qui aime les biens de la terre ne deviendra jamais saint {St. Philippe de Néri).

Qui aime les richesses, devient leur esclave ; qui les méprise devient maître de tout; car qui ne désire rien a tout.

Qui ne veut que ce que Dieu veut est toujours content, parce qu'il a toujours ce qu'il veut.

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