‹ Dahomé, Niger: Tonareg; récit de voyageChapitre 10 sur 53 · INTRODUCTION X!X · texte numérisé non relu

INTRODUCTION X!X

Dahomé, et de là gagner par terre le cours moyen du fleuve dans la région de Boussa, L'itinéraire devait tenir compte de la ligne provisoire de démarcation des zones d'influences française et anglaise, qui va en suivant le méridien d'Adjarra, jusqu'au neuvième parallèle.

Au nord de ce parallèle, aucune attribution du territoire n'avait encore été faite èi des puissances européennes, de sorte qu'une fois parvenue à l'extrémité nord du couloir formé par les deux méridiens qui bordent le Dahomé, la mission avait liberté de manœuvre pour gagner le fleuve en se tenant le plus près possible du neuvième parallèle.

Tout le long de cet itinéraire, elle devait chercher à nouer des relations avec les chefs des pays traversés, afin d'assurer une ligne continue de territoires soumis à notre autorité depuis la côte jusqu'au point du fleuve où nous arriverions. — Des postes devaient être établis là où ils seraient nécessaires pour consolider ou affirmer notre influence.

Ce nouvel itinéraire rendait très problématique le succès de la mission en tant qu'exploration hydrographique du Niger. Le pays qu'elle devait parcourir pour arriver au fleuve était absolument inexploré. On savait seulement lors de notre départ qu'au nord des Dahoméens existait une confédération importante de noirs appelés les Mahis, et qu'au nord de ceux-ci, les Baribas étaient maîtres du Borgou. Les dernières nouvelles (17 novembre 1894), reçues avant le départ de la mission, annonçaient que les chefs de ce dernier

Ù' INTBODUOnOK

pays refusaient' de livrer pansage au commandantt Decœur, acoompagné^ pourtant d'une escorte impo-» santé. ^ Le pays était réputé dévasté par les guerres* conlînuelles^ que se faisaient o«s- peuplade». On né* poil V ail compter que sur le» vivnMique^ron. emporte* rail, rt au surplus le climat passait pour le plus mal4sain du mondei

Dans ces condition»^ on» ne pouvait guère espénar que, parvenue par le plus grand des bonheurs à tra4vers les sentiers de oes différents pay&, ài plus da^ 600 Idlomètres- deson point de départ, affaiblie dan» ses oi^anes de» direction par la maladie des blancs^, dans sou effectif par les détachements de noirs laissés^ dans dès postfes, privée de la totalité ou de la pliis grandtï partie de ses vivres et de ses moyens maté--riels, la mission fût* encore en état d'entreprendre unenavigation de quelque étendue sur le fleuve. Néanmoins toutes chances heureuses étant» escomptées^ les in stmctions données à son chef lui permettaient « de profiter, s'il se produisait^ d'un^ concoure exoep tionnel de circonstances favorables pour reconnaître le cours dû fleuve» dans le voisinage du point où il i rattfiindmit ». La région dite dès ckutes de Bomsaihsii était en outre signalée comme particulièrement intéressante et non encore étudiée.

En fi n le • ministre estimant — eti très justement. — que les Anglais, opposés à me laisser utiliser le ^bas- Niger pour le remonter-, ne feraiwit pas de difficulté» pntir mêle laisser des^cendre, m'autorisait à employen la partie aval du fleuve pour rapatrier mat mission.

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