‹ Dahomé, Niger: Tonareg; récit de voyageChapitre 22 sur 53 · Le requin, c'es^à-dire Behanzin · texte numérisé non relu

Le requin, c'es^à-dire Behanzin

406 DAHOMÉ, Sfl^ER^ TGUAKEG

Les femmes et les enfants des villages où nous passions se groupaient au bord du chemin que nous devions suivre et à peine étions-nous aperçus que la chanson éclatait et, comme dans c Frères Jacques sonnant les matines », des groupes successifs de chanteurs ent0n^ naient le début des couplets, au moment où d^autres chantaient les deuxième, taioisième, quatrième vers, et au lieu de la cacophonie à laqueiLe on devait s'attendre, il n'en résultait qu'un eiitcain. «t unfi; chaleur commumcatif^Se.

Comme les gros villages sont très caipprochés tout le long de la: route, nous c€»nmenGk)ns déjà à entendre les chants de l'un d'eux, tandis <pie nous entendions eBreore les refrains qui saliiaient ësans k: village précédent la qjueue de notre liMigue colonne-, et nous ace&pti&ti» — quoique indignes -^ eea hommages dus à nos prédé* eesseurs, mais adressés en somme à la natio^n libératrice.

La santé de tout Le. moiadie: était excellente; Sédira^ et Suleyman, qui avaient eu des accès d£j fièvre très graves^ dès le début, paraissaient guéirisu. Le système d'apfjro»visionnements que j'avais organisé avec Mahmadou, Reïss et les autres courtiers,, fonctionnait aisémient et nous donnait l'abondance à bon marché.

Au lieu de la^disette prédite et prévu^v ^^ lieu de po^u- Laitiens ruinées et chagrines, nxms tombions dans une: pléthore de vivres et aousi avancions au miMeu d'ovations perpétuelles»

En prévision de jjCMfflîs moifis heureux, je profitais d» tant de circonstances favorables et imprévues pour feiredes économies sur les vivres que je: pûrll^is avec moi) et qui, en prolongeant mon séjour dans l'Hinterland du Dahomé, devaient me permettee de donner à ma mission toute l'envergure compatible apvec les instructions que j'avais reçues.

Enfin le 22 janvier, à onze heures, nous arrivions à Tchaourou, où une organisation nouvelle s'imposait.

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