AMANDES DE PALME
L*eau vidée, il reste au fond de la pirogue ou du bassin, la pulpe que Ton sèche au soleil et que Ton transforme en petits tampons dont on se sert pour allumer le feu, car ce résidu contient encore malgré tout des principes oléagineux.
Ces pulpes, soumises à une action chimique en Europe, rendent encore de 30 à 35®/© d'huile de palme.
Les noyaux qui, pendant la fabrication de Thuile ont été retirés de la cuve, sont alors exposés pendant plusieurs jours aux rayons du soleil pour sécher, car ils contiennent une amande dure, immangeable, de forme elliptique, qui s'extrait difficilement. Les noyaux une fois secs, les amandes sont décortiquées à la main et portées k la factorerie. Par trituration on en extrait en Europe une huile abondante et incolore destinée à la fabrication des bougies et des savons.
Les débris des noix et les coques des amandes servent à engraisser les porcs qui pullulent dans les villages et qui en sont très friands.
Le tourteau provenant de la trituration des amandes sert également en Europe à la nourriture des bestiaux et principalement des pores.
Malgré leur dureté les indigènes mangent les amandes, mais on y taille surtout des bijoux du pays et des ceintures que portent les femmes.
Le commerce des amandes est aussi important que celui de rhuile de palme et elles se rencontrent sur les mêmes marchés.
Les amandes de palme sont expédiées à Marseille, Liverpool et Hambourg, soit en vrac dans les cales des navires, soit en sacs de 70 à 75 kilos.
est devenu indispensable, surtout depuis que les procédés appliqués pour son blanchiment ont permis d'en augmenter considérablement Tusage.
L'industrie de la teinture en laines consomme aussi de fortes quantités de savon de palme brut, (juoique le prix de ce savon soit un peu plus élevé que celui c!es savons de suif et d*huile ; cette préférence tient à ce que les laines teintes qui peuvent ou doivent être rincées dans un léger bain de savon conservent plus de brillant et plus de souplesse ; ce résultat est dû à la présence de Tacide palmitique dans les acides gras du savon; c'est aussi une des causes pour lesquelles l'emploi du savon de palme devient intéressant dans la fabrication des savons de toilette. L'acide palmitique étant plus brillant et moins cassant que l'acide stéarique, il est évident que les savons contenant de l'huile de palme sont plus homogènes et plus brillants que les savons ne contenant que des acides stéariques et oléiques.
LE kolatii:k i:t la kola
C'est un arbre de 10 à 20 mètres de hauteur, qu'on trouve dans tout le Dahomey et dont le fruit devient l'objet d'un commerce assez développé.
11 y a quelques années, on exportait de très grandes quantités de kola du Dahomey au Brésil. Les communications directes par voiliers ayant cessé, cet important débouché est devenu nul.
L'arbre à kola commence généralement à produire au bout de 6 à 7 ans, et se trouve en plein rapport à 10 ans.
La kola se récolte vers septembre et octobre; chaque récolte donne environ 40 à i(î kilogrammes de graines.
La kola du Dahomey est facilement reconnaissable à ce que
chaque fruit se divise en quatre et cinq parties. Les plus gros fruits sont d*une couleur rose, tandis que les petits sont rouge vif; exceptionnellement, on trouve quelques fruits blancs.
Les noix pèsent de 10 à 2«5 grammes. On les place dans un panier rempli de feuilles qui les conservent fraîches pendant 25 à 30 jours; elles peuvent ainsi arriver en France, en très bon état de conservation.
La kola se vend selon Tabondance ou la rareté du produit sur le marché ; actuellement elle coûte de 2 fr. 50 à 3 francs le kilogramme.
La noix de kola est employée à divers usages, principalement à des usages pharmaceutiques. C'est un tonique excellent qui passe pour être également antidysentérique.
La noix a la réputation d'un aphrodisiaque ; elle est excessivement désagréable au goût, néanmoins les indigènes la mâchent parce qu'ils prétendent que la plus mauvaise eau est ensuite buvable, et qu'elle parait même bonne.
L'échange de la kola entre indigènes est un gage d'amitié.
Par sa résistance, le bois de Tarbre à kola est apprécié pour la construction ; de plus, son odeur éloigne les insectes.
Les autres productions du Dahomey sont, après le palmier à huile et le kolatier,