‹ Dahomey et dépendances (volume 2)Chapitre 37 sur 70 · LE KARITÉ OU ARBRE A BEURRE · texte numérisé non relu

LE KARITÉ OU ARBRE A BEURRE

Le karité ou arbre à beurre est très répandu dans la région des Mahis et dans tout le Haut- Dahomey.

Ses fruits très abondants se cueillent vers la mi-juin ; leur pulpe, qui aune saveur douce, se mange, et de Tamande on tire une graisse servant à la préparation des aliments et connue sous le nom de beurre de karité.

Ce beurre se trouve couramment sur tous les marchés en pains de 3 ou 4 kilogs, au prix d'un franc le kilogramme. Ce prix élevé est dîi aux difficultés de préparation de la denrée avec les moyens primitifs dont disposent les indigènes.

Outre son utilité culinaire, le produit du karité est également employé dans la fabrication de savons, de bougies, etc.

Les indigènes en font un commerce important qui pourrait être considérablement développé, pour devenir l'objet d'un avantageux trafic avec la métropole; surtout que les noirs ne recueillent qu'une faible partie des fruits du karité, dont le reste se perd sur place, faute de dél)oucliés ou de moyens pratiques pour se livrer lucrativement à l'exploitation du précieux produit qu'ils renferment.

MIL IILANC ET ROUOK

Le mil blanc et le mil rouge sont cultivés par toute la population indigène. Pour le premier le semis a lieu en avril et la récolte en juin ; pour le second en juin et en novembre ; on ne fait qu'une récolte par an.

Le prix de vente du mil blanc est de 0 fr. 05 le kilogramme et celui du mil rouge de 0 fr. Oi.

Ils servent à l'alimentation et les noirs en tirent une bière légère très rafraîclnssante.

Le mil rouge forme la nourriture presque exclusive des chevaux dans le Haut-Pavs.

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