‹ Dahomey et dépendances (volume 2)Chapitre 56 sur 70 · tl · texte numérisé non relu

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INDUSTRIE L'avenir industriel.

L'industrie est encore dans Tenfance au Dahomev ; du reste, les nègres sont trop paresseux pour se livrer à un travail suivi. La plupart se contentent de passer à la chasse ou à la pêche le temps qu'ils ne consacrent pas à chanter, palabrer, danser ou dormir.

Quelques-uns, particulièrement ceux qui ont été élevés par les missionnaires, font des artisans médiocres qui travaillent le fer ou le bois.

Mais il est à remarquer que Tindigène qui a passé par l'école, qui sait un peu écrire et parler un français médiocre, prend une idée exagérée de sa valeur. 11 lui semblerait déchoir S'il se consacrait au travail de la terre ou s'il exerçait une profession manuelle ; il n'a qu'un but, occuper dans l'administration ou dans le commerce un emploi qui lui procurera de bons appointements sans trop de fatigue.

Pour remédier à ce regrettable penchant, il conviendrait de ne donner annuellement une bonne instruction primaire qu'à un nombre très limité d'élèves choisis parmi les plus intelli-

gents, et de pousser résolument les autres dans les professions manuelles, après leur avoir inculqué quelques notions de lecture et d'écriture.

Un indigène assidu qui reçoit les conseils d'un Européen expert, devient en peu de temps un excellent ouvrier; on le voit par les Minas qui sont ébénistes, charpentiers, maçons, tailleurs, etc.

Dans des métiers plus diiliciles comme la mécanique, par exemple, un noir est capable, au bout de deux ans, de régler, de faire marcher et d'entretenir une machine quelconque. Pour pouvoir faire lui-même les réparations, il lui faut plus d'apprentissage, mais il arrive néanmoins rapidement à se mettre au courant d'un grand nombre de travaux. Ce qui plaît en lui, c'est qu'il s'applique énormément à tout ce qu'on lui confie, il cherche toujours à comprendre et à raisonner.

Les ouvriers d'art, charpentiers, maçons, forgerons, etc., sont en nombre insuilisant au Dahomev, et ce serait rendre un grand service à la colonie et aux jeunes indigènes que de leur enseigner des professions qui les mettront à même de faire immédiatement ceuvre utile tout en leur fournissant un nioven certain de gagner leur vie.

L'Administration s'occupe en ce moment, de concert avec le supérieur des Missions catholiques à Lyon, de créer, à brei délai, des écoles professionnelles.

Coût de la main-d'œuvre indigène.

Le rendement d'un ouvrier noir est environ les deux tiei^s du travail d'un ouvrier européen de force moyenne.

Les ouvriers indigènes sont actuellement payés au tarif suivant :

AGRICULTtttE — INDUSTRIE — COMMERCE 443

-, . ( l fr. par jour sur le lilloral.

Terrassiers { , ^ * /.^ , ^ ,. .^^v i i*- . , .

1 de 0 fr. 10 a 0 fr. 50 dans I intérieur.

. l Chef, 5 fr. par jour.

Maçons « .^ . / ^ ^ k^ » # i.

( Ouvriers, de 2 fr. 50 a 4 fr. par jour.

-, . . [ Chef, de 5 fr. à 6 fr. par jour.

Menuisiers ] . i ., r • /r rri

f Ouvriers, de A fr. a 4 fr. 50 par jour.

Forgerons, de 2 à 4 fr. par jour.

En dehors des ouvriers du pays, on peut aussi recruter des Kroumans, noirs originaires de la côte voisine de Krou. Ce sont des travailleurs robustes et intelligents qui, sous la conduite d'un chef, émigrent et louent par contrat régulier leur travail pour la durée d'une année.

Un Krouman coûte en moyenne, nourriture comprise, 1 fr. 30 par jour.

Prix moyen de revient des matériaux sur le littoral.

Chaux parasse la tonne 85.00

Chaux hydraulique de F'raiice — 99.00

Ciment de Grenoble — 126.00

Ciment de Porlland '. . . — 135.00

Briques du pays le mille 26.00

Briques de France — 101.00

Plâtre blanc la tonne 88.00

Bois de chêne le mètre cube 250.00

Sapin du Nord — 150.00

Ferronnerie, peinture, quincaillerie : les prix de France, majorés de 35 à 10 fr. pour 100.

Pour conclure, toutes les industries sont encore k créer au Dahomey, et les ingénieurs qui iraient y établir des usines h

iii LK DAIIOMKY

tapioca, des distilleries de maïs ou d*autres grains, des briquetteries, des tuileries, etc., trouveront largement k utiliser leur talent et ne perdront ni leur temps ni leur argent, à la condition toutefois que les grands capitaux s*intéressent à leur œuvre.

L'argile surtout est très abondante et d'excellente qualité, comme Tont fait reconnaître les analyses auxquelles elle a été soumise; de plus, Tinstallation d'une briquetterie serait peu coûteuse et rendrait de grands services dans ce pays di5pourvu de matériaux de construction.

COMMKUCE

La troque des noirs.

Avant notn' îirrivi't' au Dalioinov, le commerce tHait aussi pou développé chez lo noir ([lie raj^riculture et Tindustrie: sauf rexportation de l'huile et des amandes de palme, le troc (le quelques j)a^nes ^i^rossiers ou de (piehiues bijoux d'or

4i6 LE DAHOMEY

d'Kurope, ainsi échangées, procuraient en moyenne un bénéfice de 130 à 300 «/o.

Dans la suite, les anciens marchands d'esclaves établis à Whydah se virent forcés a tourner leur activité vers le commerce légal, seul possible après l'abolition de l'esclavag'e. Ils se pourvurent d'abord à la maison Régis, dont ils devinrent les clients et les agents commissionnés. Puis ils i^eçurent des navires en consignation et commencèrent la concurrence qui devait éclairer les nègres sur la valeur des marchandises européennes.

Une autre maison française fut fondée ensuite par MM. Jules Lasnier, Daumas, Lartigue et C'*^. Avec la maison Fabre, elles voulurent mettre en échec le commerce de M. Régis; bientôt les trois maisons se disputèrent les faveurs des noirs ; on leur paya plus cher les produits cpi'ils apportaient; on leur livra à des prix inférieurs ceux d'Europe et d'Amérique, et le commerce ne tarda pas à devenir beaucoup moins rémunérateur. Aujourd'hui, les bénéfices sont tombés h 10 ou 13 ^'^ environ.

Au contact des l)lancs, les vieilles coutumes du pays se sont peu à peu modifiées et aujourd'hui, le genre de commerce des échtingcs de marehandises appelé la troijuc, tend de plus en plus il disparaître pour faire place à celui des acliats en espèces, tt*l qu'il se prati(jue en Europe.

Gràee îuix étrangers, le noir a appris à connaître la valeur de l'argent, facile à porter et ayant cours chez tous les blancs. Avec le produit de sa vente, il peut maintenant acheter ce (ju'il désire où bon lui senil)le, sans être forcé, comme auparavant, (le prendre ce qu On lui donnait ou ce qu'il avait trouvé de mieux chez les eommeri^ioits de la côte.

Factoreries.

Pour elFectuer le commerce au Dahomey, il faut des établissements dits factoreries.

Ce sont de vastes constructions comprenant un logement confortable pour les employés, des entrepôts pour emmagasiner les marchandises venant d'Europe, des magasins pour abriter r huile de palme, des séchoirs pour le triage des amandes, un atelier de tonneliers noirs pour le remontage des futailles envoyées d'Europe en botte pour diminuer le prix du fret. A chaque factorerie est annexé, en outre, un magasin de vente au détail, ouvrant sur la rue, sorte de bazar où sont étalées toutes les marchandises de traite venant d'Europe : tissus, liqueurs diverses, quincaillerie, etc.

Les établissements de la plage comportent, en outre, le baracon (bureau de Tagent chargé de rembarquement et du débarquement des marchandises) et un mât de pavillon pour pouvoir correspondre avec les navires en rade.

On peut estimer à 80.000 francs l'installation d'une factorerie établie dans ces conditions, bâtiments et matériel compris.

Les factoreries sont toutes bâties au bord de l'Océan ou des lagunes qui permettent les communications faciles par eau avec la mer.

Mais par suite de l'absence complète de moyens de transport et du défaut de voies de pénétration, les marchandises devaient être portées sur la tête des noirs, et leur expédition, même h de faibles distances, exigeait des frais considérables. Les négociants se trouvaient ainsi dans l'impossibilité d'étendre leurs opérations dans l'intérieur du pays ; aussi les premières maisons de commerce établies sur la cote avaient-elles dû limiter leur action au littoral proprement dit dont elles se

partageaient sans concurrence le monopole de tout le trafic. Le commerce du Dahomey restait localisé sur une bande de terrain parallèle à TOcéan et d'une profondeur variable entre 30 et 50 kilomètres ; aujourd'hui, par suite de la pacification du pays, la connaissance plus précise de ses ressources et la construction du wharf de Kotonou, de nombreux commerçants français et étrangers sont venus s'installer au Dahomey, créant entre les anciens et les nouveaux venus une concurrence fort vive qui eut poiu* conséquence de modifier le système des transactions.

Le gérant de factorerie, sédentaire jusqu'alors, fut bientôt obligé de se déplacer pour parcourir les marchés des villages avoisinant sa factorerie. Mais ne pouvqnt tout à la fois diriger sa maison et traiter directement avec les marchands , il dut avoir recours au traitant noir, intermédiaire obligé entre le producteur et le négociant.

Généralement très intelligent, très au courant de nos pratiques commerciales, le traitant noir habite un village indigène proche de la factorerie, où il se fait ouvrir un compte courant. 11 y vient s'iipprovisionner de nuirchandises (rEurc)|)e qu'il échange ensuite sur les marchés intérieurs contre les produits (lu pays. Quand son stock est suffisant, il fait rouler jus([u à la factorerie, piir des sentiers souvent fi>rt mauvais, les bcnTi([ues d'huile de palme, y fait transporter les amandes et depuis (juchpie temps du cnoutehouc.

A la réception des produits, son coni[)te est balancé; le traitant reçoit en arp^ent la (Hlférence souvent assez forte entre ses ventes et ses achats, et laisse en dépôt à la maison de commerce, à titre de couvertnre, des sommes quelquefois importun tes.

Mais il cirrive parfois que le gérant, poussé par le désir de iaire un gros chiffre d'aifaires, stinmlé par des transactions

importantes, réussies jusqu'alors, se laisse aller à faire au traitant noir (le j^rosses avances, de gros crédits, qu'il lui devient impossil)le de faire rentrer dans la suite, malgré Tappui officieux que lui prête Tadministration locale. Il en résulte alors de grosses pertes, dues à T inexpérience de Tagent ou à sa trop grande confiance.

Les courtiers noirs parcourent donc les marchés ou foires qui se tiennent périodiquement dans les grands centres, et où tous les produits du crû sont concentrés par les gens de Tintérieur qui font rarement plus de dix kilomètres pour écouler leurs marchandises. Ils vont ainsi à la plus prochaine localité et vendent leurs marchandises à d'autres indigènes qui les portent plus loin, pour les revendre à leur tour sur les marchés.

Aussi, c'est un va-et-vient constant sur les routes de porteuses et de marchands, sur les lagunes de pirogues chargées de futailles.

Les courtiers qui opèrent en pirogues portent le nom de tabaros. Ainsi que leurs collègues, ils tiennent la bourse des huiles de palme, font les prix, discutent leurs conditions et passent souvent des marchés pour toute Tannée afin d'éviter les variations de prix susceptibles de se produire d'une récolte à l'autre.

L'habitant de l'intérieur, le paysan se laisse guider par ces commissionnaires noirs qui mènent le mouvement, et il ne donnera jamais son produit à un marchand occasionnel. S'il rencontre un acheteur à mi-chemin du marché il exigera de lui le même prix que dans les villes et, s'il peut vendre ses produits avec plus de bénéfice dans une localité voisine, il n'épargnera pas ses pas pour s'y rendre.

Les maisons françaises jouissent d'un grand crédit auprès du noir qui a foi dans la parole du blanc. Aussi est-il bon avec

Le Dahomey. 2y

lui de ne pas Tinduire en erreur et de tenir ses cng-ag^ments; de cette façon, le sentiment de respect du noir pour le blanc est maintenu.

Certains Européens traitent directement avec les indigènes. Comme en Europe, les transactions sont alors soumises à la loi de Tolfre et de la demande. Mais il est rare que Thuile et les amandes vendues en factoreries soient apportées par les premiers producteurs ; cela n*arrive que pour les gens du voisinage.

Les clients et clientes arrivent alors avec des pots d'huile et des paniers d'amandes de palme qu'ils portent sur la tète et appelés kokos.

On mesure les amandes en les versant dans un baril supporté par une bascule ; ce baril est de la contenance de cent kilos et se divise en demi et en quart de mesure, qui est jxiyée au client soit par un bon, soit avec des marchandises ; quand la mesure n'est pas complètement pleine, on la parfait en prêtant des amandes au client, ((ui sont mesurées avec une toute petite mesure appelée dans le pays couillt\ et Ton ajoute sur son bon : Doit une ou doux couilles.

Les mesures de capacité en usa»^e pour riiuile sont :

L'aklouha, qui vaut environ 70 litres;

Le zen, (jui vaut environ .*J5 litres;

I/ahulako, ou (juart d'aklouba ; 17 litres 5);

Le i^allon, ([ui vaut environ l litres;

Et le iran adcdé ou (lenii-«rallon (2 litres 20).

L'akl()ul)a est un petit I)a([uet en Ijois de la contenance de 17 Lcallons environ.

A leur entrée en factorerie, les pots d'huile sont c/iftujjés pour voir s'ils ne contiennent pas de l'eau ou des matières étrangères plus lourdes que l'huile, telles que le siible ; les pots, une fois visités, sont vidés dans Taklouba jusqu'à ce

qu'elle déborde ; Thuile ainsi mesurée est versée ensuite dans un ponchon (300 litres environ).

Les amandes sont aussi mises en ponchons qui, bien cerclés et rebattus, sont roulés à la plage où ils sont déposés dans les entrepôts. Des journaliers indigènes [gagnadors) sont employés à ce travail ; au retour, ils prennent une charge de marchandises, balles de tissus, caisses de liqueurs, pondions de tafia, etc.

Tous ces procédés commerciaux, encore rudimentaires, se modifieront bientôt par suite de Touverture du chemin de fer de pénétration. Elle permettra d'étendre à tout le pays les transactions commerciales limitées actuellement dans un ni von de 50 kilomètres de la côte.

Elle permettra, en outre, Texploitation complète de tous les produits du sol, dont les 2/3 au maximum peuvent seulement arriver jusqu'aux factoreries du littoral.

Peu à peu aussi, de nouveaux établissements de commerce se fonderont dans les grands centres de l'intérieur, ce qui décuplera les transactions commerciales et assurera aux travailleurs indigènes un avenir satisfaisant.

Pour conseiller et aider les négociants, industriels ou colons établis au Dahomey, il a été institué par un arrêté du 8 février 1893 un Comité du Commerce, de Tlndustrie et de TAgriculture, dans chacun des centres commerciaux de la colonie.

Ces Comités sont présidés par l'administrateur du cercle assisté de négociants français, étrangers et indigènes.

A Paris, l'OQîce Colonial, annexe du Ministère des Colonies installé au Palais-Royal (galerie d'Orléans), procure au public tous les renseignements désirables sur le mouvement colonial de la France et lui fournit toutes les indications

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îi»^ricM»K's, tMUinnoiviaU'S vl iii<luslriclh»s relatives à nos pusse: sions |(iin(:iiiu's.

Un fci'o^lH' J<^* FriiiivîHs on rdiitions ou en ïifTuires «vee l)iiluinu'v :i créé, en ouliv, le «« (lumitê du DahiHnoy n dont l)ut prineipal est iriissuivr le développement du conunen entre la niétnipole et la eolonie.

Le (loniilé a stm sièyc à Paris, des déléj^ués au Dahonic et des sous-coniités teehni(pies en France, dans tous \i centres indusli-iels et eonunereiaux.

( Complétant et sup[)léant les or«j:«ines ofliciels que noi ven(»ns d'énumérer, le Comité est un auxiliaire précieux poi le jj^ouveniement de la c«>lonie, et les services qu'il est apiiel à rendre dans l'avenir seront des plus importants.

Kn résumé, pour réussir dans le connnerce au Dahomey, faut avoir un capital sérieux, un matériel pratique, un person nel rompu aux alTaires et toujours des marchandises e

maLTasin.

Il faul sétaMii' il demeure li\e et attendre les clients daii les i:i(tni'i'iies k\ non dans di's huuticjues. Il faut venir là no !*euK'inrnl j>nur vendre s;t ni;ii\IiJindise, mais ptiur acheti \y.\y \<n«' (1 t'-tluin^i'. l n i-onininyanl ([ui se conti'nterait «1 ^^'ndr^• s;ins julu'li'r ii-.'iliS('i";nl ji j»riiie de quoi couvrir s^' rr;iis Li«''nt''r;iu\.

I.e n«\urK'l;int eumpém dnil juissi sjivoir attirer le iioir de 1 hrouss»' à i:i \illi*, il dnit lehlDuir j)îir ses étalai^-t'S (K* mai eIi;«iHlisi's, 11' IjtMinrr par l:i vjiriélé «les licjuides <pi*il tléint» Hn nr «Inil p:is nculrr ilr\;inl «Ifs eadcaux. Il est mêm d nsui^r ijur Inut ;i( liM t . ( jUt'l «juil snil. nMii^e le vendeur à un |)rtitr («jnnni^sinn rn naluri'. Ain^^i un noir (pii aelièlt* un «lanie-jrjjnnt' de talia doit reci'Von* en plus, à titre j^roeieUN une <»u <ltu\ hnutcilli'S du ni;ireli:tnd.

grandes chances de succès au Dahomey, où il faut posséder un fonds de roulement considérable.

Des commerçants isolés, des industriels avec de faibles ressources, pourraient se réunir et tenter de nouvelles entreprises. Il y a place encore pour beaucoup de maisons de commerce, car le noir est loin de récolter tout ce que produit son merveilleux domaine.

Une personne très compétente qui réside depuis longtemps au Dahome}"^ a soigneusement étudié la question de créations de factoreries dans l'intérieur, et elle évalue ainsi Testimation de la dépense et des bénéfices annuels pour rinstallation d'une factorerie à Allada.

CRÉATION ET MARCHE d'uNE FACTORERIE A ALLADA

Dépenses.

1® Frais de 1" établissement :

Construction d'une factorerie 12.000 fr.

Achat (lu matériel 6.000

Total 18.000

"2^ Personnel et frais généraux :

Personnel I8.6<X) fr.

Frais généraux '2\ .8<X)

Total 40.40O

Observations.

Construction d'une factorerie à Allada l'J.OOO

Achat de matériel, futailles, sacs, etc O.fXX)

Total 18.000

AGRICULTURE — INDUSTRIE — œMMERCE 135

Personnel :

1** Un chef de factorerie, traitement de

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